Joseph Jacquemoud
homme politique savoyard
From Wikipedia, the free encyclopedia
Joseph Jacquemoud (en italien Giuseppe Jacquemoud), né le et mort le à Chambéry, est un professeur de droit et homme politique savoyard du royaume de Sardaigne. Il est fait baron par le roi Charles-Albert de Sardaigne en 1834.
Biographie
Origines
Joseph Jacquemoud naît le à Chambery[1]. Il est le fils aîné de Pierre Jacquemoud (1764-1836), avocat à Chambéry, et de Marie Domenget[2],[3].
Son frère, Louis Jacquemoud, né et mort à Chambéry, est un avocat et auditeur des guerres[1]. Il est élu député pour le collège de Saint-Pierre d'Albigny (1853-1854)[1]. Sa sœur, Céline Jacquemoud (1807-....), épouse, en 1833, à Chambéry, Louis-François Dupasquier (1803-1865), frère de Charles Dupasquier (1804-1880).
Carrière juridique
Après des études littéraires puis juridiques, il enseigne le droit dans sa ville natale à partir de 1822 comme professeur suppléant, puis comme titulaire (1824)[2].
Substitut-avocat-fiscal général du Sénat de Savoie à partir de 1828, il en devient membre le [3],[2]. Il est nommé conseiller d'État le [3].
Il est président de la Chambre d'Agriculture et du commerce de Chambéry (1840-1860), ainsi que membre d'une dizaine de sociétés savantes. Il est élu à l'Académie des sciences, belles-lettres et arts de Savoie, avec pour titre académique Effectif (titulaire)[5].
Carrière politique
La Constitution de 1848 ouvre de nouvelles perspectives politiques. Il est élu député conservateur de la Savoie au parlement du royaume de Sardaigne à Turin, pour le collège de Pont-de-Beauvoisin, lors de la Ire législature du royaume de Sardaigne[3]. Il est réélu lors des trois législatures suivantes[3].
Il appartient au groupe des députés savoyards conservateurs[6]. Lors des débats sur les congrégations religieuses, il les défend[6].
Son élection, lors de la seconde législature, est annulée le pour incompatibilité de fonctions[3]. Il est remplacé par Ferdinand Palluel.
Il est réélu lors de la IVe législature du royaume de Sardaigne en , mais est nommé l'année suivante, le , sénateur du royaume de Sardaigne[3].
Lors des débats sur l'Annexion de la Savoie, il fait partie de ceux qui déplorent l'abandon du duché par la maison de Savoie, à la tribune du Parlement de Turin. Il gardera sa nationalité piémontaise à la suite de la réunion à la France, par fidélité dynastique[7].
Il est également conseiller communal, ainsi que syndic d'Albertville[3]. Il a aussi été conseiller communal de Chambéry[3].
Décorations
Le baron Jacquemoud obtient les distinctions suivantes[1],[3] :
Chevalier de l'ordre des Saints-Maurice-et-Lazare (1845)
Commandeur de l'ordre des Saints-Maurice-et-Lazare (1853)
Grand officier de l'ordre des Saints-Maurice-et-Lazare (1861)
Commandeur de l'ordre de Saint-Grégoire-le-Grand (1847)- Commandeur de nombre l'Ordre de Charles III d'Espagne (1852)
Officier de la Légion d'honneur (1854)
Grand officier de l'ordre de Léopold (1858)