Wikiwand AI

Joseph Kèkè

avocat et homme politique béninois From Wikipedia, the free encyclopedia

Joseph Kèkè, né le à Avrankou au Dahomey (actuel Bénin) et mort le dans la même ville, est un avocat et homme politique béninois.

ÉlectionLégislative
PrésidentNicéphore Soglo
Législature1re
PrésidentJustin Ahomadegbé
(7 mai 1972 - 26 octobre 1972)
Hubert Maga
(7 mai 1970 - 7 mai 1972)
Faits en bref Fonctions, Député ...
Joseph Kèkè
Fonctions
Député
–
(3 ans, 11 mois et 30 jours)
Élection Législative
Président Nicéphore Soglo
Législature 1re
Ministre de l’Économie et du Plan
[1] –
(2 ans, 5 mois et 19 jours)
Président Justin Ahomadegbé
(7 mai 1972 - 26 octobre 1972)
Hubert Maga
(7 mai 1970 - 7 mai 1972)
Prédécesseur Paul-Émile de Souza
Successeur Mathieu Kérékou
Garde des Sceaux[n 1], ministre de la Justice et la Législation
[2] – [3]
(2 ans, 11 mois et 26 jours)
Président Hubert Maga
Prédécesseur Émile Poisson
Successeur Hubert Maga
Député
– [4]
(6 ans, 8 mois et 20 jours)
Élection Législative
Réélection 11 décembre 1960[5]
Président Hubert Maga[n 2]
( - )
Vice-président Sourou Migan Apithy[n 3]
( - )
Premier ministre Hubert Maga
( - )
Biographie
Nom de naissance Joseph Adjignon Kèkè
Date de naissance
Lieu de naissance Avrankou, Dahomey (actuel Bénin)
Date de décès (à 89 ans)
Lieu de décès Avrankou
Sépulture Avrankou[6]
Nationalité Béninoise
Parti politique PRD
PDU[5]
RND[6]
Profession Avocat
Distinctions Voir distinctions
Fermer

Biographie

Joseph Kèkè est officiellement né le à Avrankou[7], en pays Torri, non loin de Porto-Novo. Il est le quatrième fils du chef de canton et propriétaire terrien Kèkè Adjignon Alokou.

À l'école primaire, il a pour instituteur, entre autres, Salomon Biokou, futur premier vice-président de l'Assemblée nationale. Après des études à Victor Ballot, futur lycée Béhanzin, à Porto-Novo, il est admis au lycée Faidherbe de Saint-Louis au Sénégal. Brillant élève, il est recommandé par le proviseur du lycée Faidherbe au proviseur du lycée Henri IV de Paris. Il y entre en terminale et obtient un baccalauréat de mathématiques élémentaires, avec mention très bien.

Joseph Kèkè s'inscrit à la Sorbonne, y suit des études de droit et obtient sa maîtrise ainsi que son certificat d'aptitude à la profession d'avocat. Parallèlement il devient ingénieur en techniques agricoles. Pendant ses études, il est président de l'Association des étudiants dahoméens de France. Il cofonde, le , une société de production de films, le Consortium parisien de production cinématographique[8]. Il produit deux films, le premier en 1952, Les Petites Filles modèles[8], réalisé par Éric Rohmer d'après un livre de la comtesse de Ségur et le second en 1954, Victoire sur l'Atlantique, court-métrage réalisé par Jean Régnier[9].

La période pré-indépendance le conduit à retourner au Dahomey dès 1956, il devient rapidement le premier lieutenant de Sourou Migan Apithy. Élu député, en 1959, représentant du Parti républicain dahoméen, il est vice-président du parti jusqu'en 1960. Nommé garde des Sceaux et ministre de la Justice dans le premier gouvernement d'Hubert Maga, il en est le benjamin, avec Bertin Borna.

Exerçant ses fonctions de à 1963. Il est déposé en tant que ministre lors du coup d'État de 1963[10]. À la suite de la création du Conseil présidentiel en 1970, Hubert Maga nomme Joseph Kèkè, ministre de l'Économie et du Plan. Il devient alors gouverneur de la Banque mondiale. Il est démis de ses fonctions, en 1973, à la suite du coup d'État[11] de Mathieu Kérékou et mis en prison. Il en sort près d'un an plus tard.

En , il joue un rôle de premier plan lors de la transition vers un régime civil durant la Conférence des forces vives de la Nation. Il est ensuite vice-président du Haut Conseil de la République, et garde des Sceaux.

Joseph Kèkè devient député à l'Assemblée nationale, puis président fondateur du Rassemblement national pour la démocratie.

Joseph Kèkè exerce en tant qu'avocat à Cotonou pendant plus de cinquante ans. Il est élu bâtonnier du barreau de Cotonou à deux reprises.

Joseph Kèkè décède le , à l'âge de 89 ans. Le président de la République, Patrice Talon, le président de l'Assemblée nationale, Adrien Houngbédji et le ministre de la Justice, Joseph Djogbénou, assistent à la messe de funérailles à Avrankou où il est enterré, dans l'enceinte de la concession familiale, aux côtés de son père[6],[12].

Décorations

Notes et références

Bibliographie

Liens externes

Related Articles

Timelines

Top Qs

Fact Checks