Joseph Lelan
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Courtrai
| Naissance | |
|---|---|
| Décès |
(à 84 ans) Courtrai |
| Nom dans la langue maternelle |
Jozef Lelan |
| Nom de naissance |
Joseph Joachim Marie Benoit Lelan |
| Autres noms |
Joseph Lelan-Declerck |
| Nationalité | |
| Formation |
école Saint-Luc de Gand |
| Activité | |
| Père |
Joseph Augustin Lelan |
Joseph Joachim Marie Benoit Lelan[1], né à Wervik le et mort à Courtrai le est un sculpteur et ébéniste belge[2]. Il est aussi connu sous le nom de Jozef Lelan (nom flamand), Jozef-Joachim Lelan ou encore Joseph Lelan-Declerck[3] après son mariage en 1898.
Il ouvre son atelier à Courtrai en 1894, où il réalise à la fois du mobilier civil et religieux. On lui doit un grand nombre de meubles liturgiques, de statues et de sculptures encore conservés dans les églises catholiques belges. Ses créations, majoritairement néogothiques, se distinguent par leur qualité.
Joseph Joachim Marie Benoit Lelan naît le de l'union de Joseph Augustin Lelan, sculpteur et menuisier-ébéniste, et de Léonie Louise Horrie[4]. Il se forme dans l’atelier de son père, à l’école de dessin de Wervik et à l’école Saint-Luc de Gand. Dans cette dernière école, il mène des études brillantes et obtient une médaille d’or et une médaille d’argent.
En 1894, Lelan s'installe à Courtrai, où il fonde son atelier qu'il nomme Maison Saint-Augustin[5]. Lelan, qui se fait également appeler Lelan-Declerck après son mariage avec Georgine Declerk en 1898, réalise, entre autres, des statues de saints, des chemins de croix, du mobilier liturgique et du mobilier civil d'intérieur. Il est également actif comme restaurateur[6].
Avec Jozef De Coene et Richard Acke, entre autres, Lelan participe à la fondation de la Guilde des Arts de Courtrai, appelée Onze kunst om beters wille, en 1899.
Jusqu’en 1901, il est professeur à l’école de dessin de Wervik.
Il décède à Courtrai le , à l'âge de 84 ans.
Collaborateurs, élèves, apprentis
Deux des frères de Joseph Lelan, arrivés jeunes à Courtrai, collabore avec lui : Albert, menuisier-entrepreneur, et Pia Léon, menuisier.
Parmi les apprentis de Lelan figurent notamment Lieven Colardyn et Georges Vandevoorde.
Œuvres
Généralités
Comme nombre d’anciens élèves de l’école Saint-Luc de Gand, Lelan adopte principalement, pour ses réalisations religieuses, le style néogothique auquel il demeure fidèle tout au long de sa carrière. Toutefois, il se montre capable de travailler dans des styles variés. Ses œuvres les plus tardives témoignent parfois d’une rencontre entre le néogothique et la modernité, sous la forme d’un gothique simplifié aux lignes géométrisées.
Son mobilier civil, moins bien documenté, paraît suivre les courants esthétiques de son temps.
Quant aux matériaux, Lelan travaille aussi bien la pierre, le marbre, l’ivoire et le bois, et diffuse certaines de ses sculptures en série, notamment des statues de saints en plâtre. Il propose par ailleurs à ses clients des décors polychromes raffinés — de type « brocart » ou « Munich », caractéristiques du néogothique — appliqués aussi bien à ses sculptures qu’aux parois des chapelles et des églises où il intervient.
Liste d'œuvres
Voici une liste non exhaustive d'œuvres :
- Adinkerke, église Saint-Omer (Sint-Audomaruskerk) : Maître-autel en pierre blanche (1927).
- Assebroek, église Sainte-Catherine (Sint-Katarinakerk) : Statue de Saint Joseph[7], design du banc de communion[8], banc d'œuvre[9]
- Assebroek, église Notre-Dame-de-l'Immaculée-Conception : banc de communion (1901)[10],[11],[12],[13]
- Avelgem, église Saint-Martin (Sint-Martinuskerk) : Statues de série en plâtre (Notre-Dame de Lourdes[14], Sacré-Cœur[15]), autel de la Vierge (1931)[16] , autel du Sacré-Cœur (1925-1931)[17]
- Bas-Warneton, église Saint-Martin : maître-autel (1929)[18]
- Comines Belgique, église Saint-Chrysole : quatre confessionnaux (vers 1925)[19], statue de Saint Chrysole (vers 1925)[20]
- Courtrai, église du Sacré-Cœur (Heilig Hartkerk) : Statue du Sacré-Cœur (1921) et chemin de croix (1924)
- Courtrai, église Saint-Éloi (Sint-Elooiskerk) : Statue de saint Éloi[21],[22] et chaire[23] (entre 1891 et 1910)
- Courtrai, église Saint-Martin (Sint-Maartenskerk) : stalles du chœur[24],[25], statue en bois de saint Martin[26],[27] (1898), statue de saint Martin au-dessus de l’entrée de Saint-Martin (1939)[28], crucifix[29].
- Dudzele, église Saint-Pierre (Sint-Pietersbandenkerk) : chemin de croix[30]
- Gullegem, église Saint-Amand (Sint-Amanduskerk) : Maître-autel[31] (1907-1908), autel de saint Amand (1910)[32], statue de Notre-Dame du Perpétuel Secours[33]
- Harelbeke, église Saint-Sauveur (Sint-Salvatorkerk) : reliquaire de Saint Bertuple (entre 1895 et 1900)[34]
- Kerkhove, église Saint-Amand (Sint-Amanduskerk) : autel et statues polychromes de sainte Barbe (plâtre)[35], saint Joseph[36] et de la Sainte Famille (plâtre)[37]
- Mouscron, église de la Sainte-Famille (Le Tuquet) : autel latéral de la Vierge (1906)[38], autel latéral de la Sainte Famille (1906)[39], retable du maître-autel[40] (1906), chaire (1930)[41], chemin de croix (1928)[42], deux confessionnaux (entre 1901 et 1933)[43], stalles (entre 1901 et 1933)[44].
- Ploegsteert, église Saints-Pierre-et-Paul : statue de Saint Pierre (vers 1925?)[45]
- Reninge, église Sainte-Rictrude : statue de la Vierge à l'enfant (vers 1930)[46].
- Ypres, ancienne cathédrale Saint-Martin : maître-autel (1934) [47],[48], autel de la Sainte-Croix (1933)[49],[50], buffet d’orgue avec sculptures et statues d’anges musiciens[51], clôture du chœur en pierre[52], grand portail intérieur en chêne décorée de statues[53], portail Ouest intérieur[54].
- Wervik, église Saint-Medard : statue de Saint Liévin (1904)[55], autel de Saint Joseph (entre 1930-1940)[56], autel (hors retable) de Notre-Dame du Rosaire[57], autel de la chapelle absidiale (1924)[58], autel de Saint Servulus (entre 1930-1940)[59], banc de communion (entre 1930 et 1935)[60], stalles (1930)[61], fauteuil du célébrant (1930)[62], sièges d'assistant (1930)[63]
- Westkapelle, église Saint-Nicolas (Sint-Niklaaskerk) : Chemin de croix (1906)