Modeste Verlinden

sculpteur et ébéniste belge From Wikipedia, the free encyclopedia

Modeste Verlinden, né Médard Modeste Gérard Egide Verlinden le 16 novembre 1840 à Merksplas, commune d'Anvers, et mort le 10 juillet 1909 à Roulers est un ébéniste, sculpteur et chef d'entreprise belge[1].

Décès
(à 68 ans)
Roulers
Sépulture
Cimetière de Roulers
Nom dans la langue maternelle
Modest Verlinden
Faits en bref Naissance, Décès ...
Modeste Verlinden
Maître-Autel de l'église de Wattrelos, chef-d'œuvre de Verlinden
Biographie
Naissance
Décès
(à 68 ans)
Roulers
Sépulture
Cimetière de Roulers
Nom dans la langue maternelle
Modest Verlinden
Nom de naissance
Médard Modeste Gérard Egide Verlinden
Autres noms
Médardus Modestus Gérardus Egidius Verlinden
Nationalité
Formation
inconnu
Activité
Fermer

Spécialisé dans la sculpture religieuse et l'ameublement d'église[2], ses œuvres se rencontrent fréquemment dans le Nord de la France et dans une moindre mesure en Belgique. Il est actif dans les années 1874-1909[3].

Biographie

Modeste Verlinden naît le 16 novembre 1840 à Merksplas, commune d’Anvers (Belgique)[1]. Il est le fils de Livin Urbain Verlinden[note 1], commerçant, et de Marie-Thérèse Vaes[1],[note 2]. Il est le troisième fils d’une fratrie qui comptera six enfants.

Les études artistiques qu’il a pu suivre demeurent encore inconnues. Toutefois, lors de son premier mariage célébré à Reims en 1867, à l’âge de vingt-sept ans, il réside déjà à Paris, dans le 15ᵉ arrondissement, bien loin de sa province natale[4]. Il y exerce la profession de sculpteur sur bois[5]. Son épouse, Julienne Zoé Léontine Liébaert (1843 - ?), est la fille de Charles-Louis Liébaert, sculpteur établi à Wormhout[note 3],[6]. Le mariage est de courte durée : Julienne décède peu de temps après leur union.

Veuf, Modeste Verlinden quitte Paris et retourne probablement auprès de sa famille à Anvers. Il s’y remarie en 1870 avec Antonetta Maria Van Gauberghe[7],[note 4] (1849-1923). De cette union naissent deux premiers enfants à Cambrai en 1871[8] et 1872, Léon et Alice, puis un troisième, Victor, à Anvers en 1874, où le couple est alors domicilié[9]. Entre 1877 et 1888, six autres enfants viendront encore agrandir la famille.

Parmi les premières œuvres connues de Verlinden, dont l'atelier est alors installé à Anvers, figurent la chaire à prêcher de l’église Saint-Piat de Roncq[10],[note 5] (vers 1874-1880).

Allégorie de la Charité (entourée de la Foi et de l'Espérance), église Saint-Piat de Roncq

Dès les années 1870, ses réalisations se distinguent par leurs dimensions imposantes, la finesse de la sculpture et la richesse de leur iconographie.

Statue d'un évêque sur un confessional de l'église Saint-Piat de Roncq

Dans la seconde moitié du XIXe siècle, la forte croissance démographique du Nord de la France, stimulée par le développement industriel, entraîne la construction de nombreux édifices religieux[11]. Ces églises, le plus souvent de style néogothique ou néoroman, requièrent un mobilier liturgique abondant et de qualité[11]. Verlinden saisit pleinement cette opportunité : son intense production répond à la demande des paroisses et des architectes de la région. Cette dynamique est d’autant plus favorable que de riches industriels comptent parfois parmi les donateurs du mobilier.

En 1885, il participe à l'Exposition Universelle d'Anvers où il présente un autel en marbre de Carrare et en bronze doré[12]. L'ensemble impressionne les visiteurs[13], d'autant plus que le retable de l'autel culmine à onze mètres de hauteur. Il remporte deux médailles d'or[14] et ses collaborateurs reçoivent également des récompenses[15]. Une fois l'exposition terminée, l'autel est acheté 60 000 francs[14],[16] pour l'église Saint-Maclou de Wattrelos[17].

Maître-autel de l'église Saint-Maclou de Wattrelos, 1885

Vers 1890, Verlinden transfère son atelier d'Anvers[18] à Roulers[note 6],[19],[note 7], probablement afin de se rapprocher de sa clientèle, majoritairement française. Il s’associe à plusieurs de ses fils, comme en témoigne la signature « M. Verlinden et Fils, sculpteurs à Roulers (Belgique) » figurant sur un plan de maître-autel conservé dans les archives familiales.

Signature M. Verlinden et Fils, Sculpteurs à Roulers, Belgique

Son entreprise, désormais présente à la fois à Lille et à Roulers, prend le nom d’Institut Saint-Luc d’art chrétien[note 8],[20], en flamand Atelier voor Christelijke Kunst Sint-Lucas[21],[22].

Toujours actif dans les années 1900, Modeste Verlinden réalise notamment une série d’autels pour l’église Saint-Piat de Roncq, une chaire (1905) et des stalles (1903) pour l'église Notre-Dame de Roulers[23] ou encore divers éléments de mobilier pour l'église Saint-Augustin d'Harelbeke[21] (1903-1906).

Chaire de l'église Notre-Dame de Roulers, signée "Verlinden en Zonen, Rousselare"

Il s'éteint le 10 juillet 1909 à Roulers où il résidait[1],[note 9]. Ses funérailles sont célébrées le mercredi 14 juillet 1909 en l’église Saint-Amand[note 10], pour laquelle il avait réalisé des confessionnaux et un autel latéral. Il repose aujourd'hui aux côtés de sa femme au cimetière de Roulers[note 11],[note 12]

Tombe de Modeste Verlinden et de sa femme Antoinette Van Gauberghe au cimetière de Roulers.

Descendance

Faire-part de décès de Modeste Verlinden. Les membres de sa famille y sont mentionnés.

Son fils ainé, Léon Verlinden, né à Cambrai en 1871, exerce à Paris la profession de marbrier au début du XXe siècle[24].

Sa fille, Alice Verlinden, née à Cambrai en 1872, entre chez les Sœurs de la Charité de Saint-Vincent-de-Paul. En 1909, elle réside au couvent de Bruges.

Son deuxième fils, Victor Verlinden, né à Anvers le 30 décembre 1874, est mentionné comme sculpteur en 1907[note 13]. Lors du décès de son père en 1909, il exerce la profession d’architecte à Liège, où il mène ensuite une carrière brillante. En 2024, un important fonds de dessins et d'archives de son cabinet est confié au GAR-Archives d’architecture[25]. Ce fonds Victor Verlinden est aujourd'hui en partie accessible en ligne[26].

Son troisième fils, Edmond (ou Edmund) Verlinden, né à Anvers le 27 septembre 1881, sculpteur et architecte, quitte Roulers pour les États-Unis en 1909[27]. Il s'établit dans le Wisconsin et devient un important facteur d'orgue en fondant la Verlinden Organ Company à Milwaukee[28],[29]. Il décède en 1961[29].

Son plus jeune fils, Joseph Verlinden, né le 4 septembre 1888, également sculpteur, meurt prématurément en 1913 à l’âge de vingt-quatre ans[30].

Ses filles Jeanne et Isaura se marient, mais leurs parcours demeurent encore peu documentés.

Elèves, ouvriers et apprentis

Les artistes Josué Dupon[31] et Albert Baggen[32],[33] ont travaillé et développé leurs compétences dans l'atelier de Verlinden.

Collaborations artistiques

Modeste Verlinden a souvent travaillé pour les grands architectes du Nord construisant des églises comme Charles Maillard et son fils Jean-Baptiste Maillard (église Saint Piat de Roncq, église Saint-Martin de Bousbecque, église de l'Immaculée Conception de Wervicq-Sud), Louis Le Blan (église Saint-Roch de Roncq), Henri Boudin (église Saint-Calixte de Lambersart, église Notre-Dame de Lourdes de Lille-Lomme), Paul Destombes (église Saint-Vaast de Bondues, église Saint-Nicolas de Cappelle-en-Pévèle, église Saint-Martin de Provin, église Saint-Martin de Templemars) et Gustave Meurant (église Saint-Amand de Dechy)

De nombreux ateliers de sculptures et d'ébénisterie concurrents de l'atelier de Verlinden sont présents dans le Nord de la France et la Belgique à cette époque[34]. Ainsi l'atelier de Charles Buisine-Rigot à Lille[35], l'atelier des Collesson à Wormhout[36], l'atelier de Gustave Pattein à Hazebrouck[37], l'atelier de Charles Debert à Bailleul[38], l'atelier de Léopold Lefebvre à Beuvry (Atelier Lefebvre Lenclos)[39] ou encore l'atelier de Clément Carbon à Anvers[40].

Sur plusieurs chantiers, la réalisation du mobilier fut confiée conjointement à Modeste Verlinden et à Gustave Pattein : le premier pour les éléments en pierre ou en marbre, le second pour ceux en chêne. Cette collaboration est notamment attestée dans les églises de l'Immaculée Conception de Wervicq-Sud, de Saint-Calixte de Lambersart, ainsi que de Notre-Dame de Libercourt.

Œuvres

Style

Les œuvres de Verlinden sont très majoritairement de style néo-roman ou de style néogothique alors en vogue à l'époque.

La physionomie des personnages n'est pas médiévale mais plutôt réaliste et naturaliste. Quand ils sont sculptés sur bois, les plis des vêtements sont particulièrement abondants et complexes. Les meubles produits sont d'une grande richesse et reflète le goût des catholiques du Nord de la France et de la Belgique pour des églises richement décorées de boiserie, de marbres divers, de statues, etc[3]...

Ange en chêne dans l'église Saint-Piat de Roncq

Matériaux

Une publicité diffusée en 1885 à l'occasion de l'Exposition universelle d'Anvers mentionne les matériaux travaillés par l'atelier : bois, pierre, marbre et bronze[41].

carte publicitaire (1885)

Verlinden sait s’adapter aux moyens de ses commanditaires. Si le marbre de Carrare constitue le matériau de prédilection pour la création d’un autel, il peut également proposer des alternatives plus économiques : marbres de moindre qualité, pierre blanche, ou encore chêne soigneusement travaillé.

Caractéristiques et limites

Contrairement à d’autres ateliers, tels que celui de Gustave Pattein, les œuvres issues de l’atelier Verlinden ne portent habituellement pas de signature[note 14].

Cependant, certaines d’entre elles présentent une frise décorative caractéristique, véritable marque distinctive de la maison. Inspirée de l’art roman, cette frise se compose d’une succession de triangles, dont un sur deux est orné d’un feuillage trilobé. Ce motif, véritable signature visuelle de l’atelier, constitue aujourd’hui un critère d’attribution fiable pour un grand nombre d’œuvres demeurées anonymes.

frise décorative caractéristique de l'atelier de Modeste Verlinden

D’autres motifs récurrents caractérisent également la production de l’atelier. Verlinden semble affectionner notamment les croix grecques pattées inscrites dans un cercle, dont les extrémités sont terminées par de petites boules.

Le fond de certaines expositions[note 15] sont ornées de draperies retenues en sept points.

Les frises de faîtières, particulièrement hautes, évoquent quant à elles l’esthétique romane, même lorsque l’ensemble appartient au style néogothique ou néo-renaissance.

Autel de Saint Joseph (Libercourt) - frise faîtière particulièrement haute.

Malgré la qualité indéniable de ses œuvres, l’atelier Verlinden manifeste une tendance marquée à la répétition. Comme la plupart des ateliers de son époque, il recourt à des archétypes pour les figures de saints ou les scènes sculptées, mais il va plus loin en reproduisant des structures entières. Ainsi, plusieurs autels néoromans présentent une composition architecturale identique, tant dans les proportions que dans la disposition des éléments.

Projet pour le maître-autel de Templemars, la structure est typique de Verlinden

Les tombeaux des autels exécutés par l’atelier montrent souvent un monogramme inscrit dans un cercle, posé sur un champ de motifs ornementaux. Les retables, quant à eux, se composent fréquemment de panneaux à arcades destinés à abriter des sculptures ou des reliquaires. Les flèches néoromanes qui surmontent les tabernacles adoptent un schéma récurrent, se terminant par une croix-orbe. Enfin, le premier gradin des autels porte souvent une inscription encadrée de deux croix, placées au début et à la fin de la phrase.

Maître-autel de l'Église Saint-Calixte de Lambersart

Liste d'œuvres non exhaustive (par ordre alphabétique des villes)

  • Airaines, église Saint-Denis
    • autel de Saint-Roch (1897)[20], en marbre de diverses couleurs et avec retable - détruit
  • Annœullin, église du Sacré-Cœur (vers 1901)
    • maître-autel en marbre
    • autel de Notre-Dame de Lourdes en marbre
    • autel de Saint Joseph en marbre

Modeste Verlinden et ses fils sont aussi potentiellement les auteurs du reste du mobilier dont la chaire transformée en ambon au XXe siècle. Les statues garnissant les autels sont des œuvres de série, peut-être fournies par Verlinden.

  • Anvers (Deurne) cimetière de l'église Saint Frédégand (Sint-Fredegandus Kerk)
    • Stèle funéraire d'Adrianus Van Beynen (1883)[42],[43]
  • Armentières, église Notre-Dame-du-Sacré-Coeur (vers 1879)
    • Maître-autel - détruit
    • Autel du Sacré-Cœur - détruit
    • Chaire - détruite
Chaire de l'église Notre-Dame-du-Sacré-Cœur d'Armentières (détruite)

Modeste Verlinden a probablement réalisé d’autres éléments de mobilier pour cette église, gravement endommagée durant la Première Guerre mondiale. Certains fragments ont pu être sauvés et intégrés au mobilier de l’édifice reconstruit. Ainsi, le tombeau de l’ancien maître-autel a été réemployé pour le nouveau, tandis que le relief de la Cène, autrefois placé sur l’autel du Sacré-Cœur, orne désormais la façade du maître-autel actuel

Autel de la Vierge dans l'église Saint-Jean-Baptiste de Bourbourg
  • Bousbecque, église Saint-Martin
    • chemin de croix (1887)[44]
    • maître-autel en marbre et bronze doré (1883) - retable disparu.

Dans un article publié dans le Bulletin du Comité Flamand de France, Christiane Lesage[note 16] a évoqué l’autel ainsi que le contexte de son installation[45]. Elle y attribue toutefois, à tort, la création de l’œuvre à l’atelier Deberdt de Bailleul, ne considérant Modeste Verlinden que comme l’entrepreneur chargé de la pose.

  • Bondues, église Saint-Vaast
    • maître-autel
    • deux autels latéraux
    • fonts baptismaux et grilles associées
    • stalles
    • banc de communion
    • chaire (détruite au XXe siècle et transformée en colonne, autel principal et ambon)
Maître-Autel de l'église Saint-Vaast de Bondues

Les autels latéraux sont de Gustave Pattein

Verlinden pourrait être l'auteur des stalles

  • Dechy, église Saint-Amand
    • maître-autel (1884)
    • autels latéraux
    • autel de la pietà
    • fonts baptismaux et grilles associées
    • chaire

Le maître-autel, dont le coût s’élève à 8 000 francs, est financé pour moitié par la fabrique et pour moitié par la commune. Les Archives départementales du Nord conservent le projet du maître-autel signé par l’architecte Gustave Meurant (cote 2 O 168/40), ainsi que divers documents relatifs à sa réalisation — contrat, correspondance, devis, etc. Malgré cette apparente attribution à Meurant, tout indique que Modeste Verlinden a largement contribué à la conception de l’autel, dont la composition et le décor portent la marque distinctive de son atelier.

Projet du maître-autel de l'église de Dechy par Gustave Meurant (1884)
  • Douai, église Notre-Dame
    • autel de Notre-Dame du Rosaire, dit aussi autel du Rosaire - détruit.
    • chaire - détruite

L'église Notre-Dame de Douai est très endommagée en 1944. Les clichés de 1893 montre que cette église possédait une chaire proche de celle de Saint-Piat de Roncq mais en style gothique. Deux panneaux de cette chaire ont été réutilisés pour former un petit autel conservé aujourd'hui dans l'église Sainte-Thérèse de Douai.

Le maître-autel est détruit dans les années 1990 mais certains de ses éléments ont été réutilisés à différents endroits de l'église.

  • Hersin-Coupigny, église Saint-Martin
    • maître-autel en chêne et marbre. Une inscription dédicatoire à l'arrière mentionne qu'il a été bâti à Roulers en 1892.
  • Lambersart, église Saint Calixte
    • maître-autel en marbre et bronze doré
    • autel de la Vierge en marbre et bronze doré

L'autel de la Vierge comprenait autrefois un retable en chêne qui a disparu. Il est possible que Verlinden soit également l'auteur de l'autel de Saint Calixte.

  • Libercourt, église Notre-Dame
    • Maître-Autel en pierre
    • Autel de Saint Joseph en pierre
    • Autel du Sacré-Cœur en pierre
    • Stations du Chemin de Croix
    • Deux bénitiers muraux en marbre autour de la grande porte
  • Lille (Lomme), église Notre-Dame-de-la-Visitation
    • 2 confessionnaux dont les tympans représente le "Bon Pasteur" et le "Retour du fils prodigue"
  • Lille (Lomme), église Notre-Dame-de-Lourdes
    • Maître-autel en marbre et pierre (vers 1893) - retable détruit
    • 2 autels latéraux (vers 1893)
    • encadrements du chemin de croix (1896)
    • Fonts baptismaux
    • Grille des fonts baptismaux
    • Banc de communion
    • Confessionnal
    • Chaire
    • Bénitiers muraux à l'entrée
    • Fauteuil de célébrant et sièges d'acolyte

Les statues posées sur les tabernacles des autels latéraux ne sont pas de Modeste Verlinden : celle du Sacré-Cœur est un modèle de la maison Raffl, tandis que celle de saint Joseph provient de la Sainterie de Vendeuvre-sur-Barse. Les fonts baptismaux, aujourd’hui démontés, sont entreposés en plusieurs morceaux dans la nef. La partie supérieure du maître-autel a été modifiée. Quant à la chaire, elle a été partiellement démontée : sa partie centrale a été transformé en ambon, et le pilier soutenant la cuve sert désormais de pilier-tronc.

  • Lille, église Saint-Sauveur, aux extrémités du transept
    • maître-autel (1879-1882)[51],[52] - détruit
    • autel des Saints Anges (1884) : dégradé de manière importante par l'incendie de l'église en 1896. Il est ensuite restauré profondément par Edouard Buisine, fils de Charles Buisine-Rigot[52].
    • calvaire (1886) : probablement détruit lors de l'incendie de 1896[52].
Maître-autel de la basilique Notre-Dame-de-Bonne-Garde (1899)

Le maître-autel a aujourd'hui disparu mais le très beau gisant représentant Saint Alphonse de Liguori est toujours exposé dans l'église. Le GAR/Archives d'Architecture de Liège conserve une photo de cet autel avant sa destruction dans le fond Victor Verlinden. Il est possible que Modeste Verlinden ait réalisé l’ensemble du mobilier initial. Une étude plus approfondie reste à mener.

Gisant d'Alphonse de Liguori
Statue de Saint Martin dans l'église de Provin

Il est possible que Modeste Verlinden ait réalisé l’ensemble du mobilier initial de cette église, édifiée en 1895 par l’architecte Paul Destombes. Gravement endommagée pendant la Première Guerre mondiale, l’église n’a conservé que quelques éléments de son ameublement d’origine. Une étude plus approfondie de l’édifice permettrait d’en savoir davantage.

  • Roncq, église Saint-Piat
    • chaire[54]. Le dais surmontant la chaire a été supprimé après le concile Vatican II.
    • deux confessionnaux[54]. Un des deux n'a eu que la devanture de réalisé directement par Verlinden
    • chemin de croix (1881)[54]
    • buffet et tribune de l'orgue (1885)[54]
    • banc de communion en marbre (1896)[54]. Il est détruit après le concile Vatican II mais quelques éléments ont servi à créer un pilier pour la statue de Notre-Dame de Lourdes.
    • autel du Sacré-Coeur en marbre - détruit
    • autel de Saint Joseph en marbre - retable détruit
    • autel de Saint Gérard Majella en marbre avec retable en chêne
    • statue de Saint Roch et sa niche
    • niche portant une statue de Saint Vincent de Paul

Les autels du Sacré-Coeur et de Saint Joseph, autrefois situés aux extrémités du transept, ont été dépouillés de leurs retables après la réforme liturgique du Concile Vatican II. Ils sont désormais dans les absidioles. L'autel du Sacré-Coeur sert aujourd'hui d'autel de Notre-Dame-de-Lourdes et de réserve eucharistique.

  • Roncq, église Saint-Roch
    • maître-autel en pierre, marbre et bronze doré
    • autel latéral de Saint Roch en pierre
    • autel latéral de la Vierge en pierre
    • autel de Saint Joseph en pierre
    • stalles
    • portes menant à la sacristie depuis le chœur
Buffet de l'orgue de l'église Sainte-Élisabeth de Roubaix
  • Roulers, église Saint-Amand
    • deux confessionnaux[59]
    • autel de la Vierge (1879)[60]
    • autel de Saint Joseph (1881)[60]
    • autel de Saint Liévin (1888)[61],[60]

L'église est désacralisée en 2014. Les confessionnaux ont été revendus à un antiquaire spécialisé[62],[63].

Le GAR/Archives d'architecture de Liège conserve un cliché de cette chaire pris dans l'atelier de Verlinden. Ce cliché se trouve sur une plaque de verre appartenant au fond Victor Verlinden. La chaire porte l'inscription "A LA MEMOIRE DE M. TH. A. FRECAULT". Il s'agit de Théophile André Frécault (1830-1900) natif de Saint-Aubin-Château-Neuf, notaire de Villeneuve-sur-Yonne.

  • Saint-Just-sur-Dive, église Saint-Just
    • éléments de mobilier[64]
  • Seclin, collégiale Saint-Piat
    • Retable du maître-autel et les deux anges adorateurs l'encadrant
    • Autel de Saint Antoine
    • Autel de Saint Joseph
    • Plaque de marbre représentant le cœur de Jésus sur l'autel du Sacré-Cœur
    • Trois confessionnaux dont les tympans représentent Marie-Madeleine pénitente, le Fils prodigue et le Bon Pasteur.
  • Templemars, église Saint-Martin
    • maître-autel - détruit

Le maître-autel est détruit après la réforme liturgique. Le tabernacle a été conservé et se trouve désormais dans la chapelle située à droite du chœur.

Projet pour le maître-autel de Templemars, la structure est typique de Verlinden
  • Tourcoing, église Notre-Dame-de-la-Marlière
    • maître-autel en marbre et bronze (vers 1880)
    • chaire - détruite
    • stalles
    • fonts baptismaux

Verlinden est très probablement l’auteur des autels latéraux, dont la facture et le style correspondent étroitement à ceux du maître-autel. Ce dernier présente des statues de saint Jean et de saint Luc, sculptées dans le marbre, qui rappellent celles — en bois — de la chaire de l’église Saint-Piat de Roncq, également issue de son atelier. La chaire de Roncq fut malheureusement détruite à la suite de la réforme liturgique du concile Vatican II. Le panneau de la cuve, représentant le Christ en majesté, a toutefois été préservé et intégré à un petit autel.

La chaire est détruite après le concile Vatican II. La cuve a été transformé en autel post-Vatican II et les statues des évangélistes aux angles de la cuve ont servi à orner un nouvel ambon. Ces éléments ne sont plus utilisés aujourd'hui.

  • Wattrelos, église Saint-Maclou
  • Wervicq-Sud, église de l'Immaculée Conception
    • autel latéral avec retable dédié à Notre-Dame-de-Lourdes (1889) - retable détruit
    • autel latéral avec retable dédié au Sacré-Cœur - détruit
    • fonts baptismaux et arc le surplombant. Le couvercle a été réalisé par la Cuivrerie Saint-Eloi de Roubaix.
    • deux confessionnaux (ceux qui n'ont pas de statuettes décoratives)

Notes et références

Annexes

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