Joseph Martray
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| Secrétaire général Comité d'étude et de liaison des intérêts bretons | |
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Joseph Eugène Martray |
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J. Mauguet-Martin |
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Joseph Martray, né le à Lamballe et mort le à Rennes, est un journaliste français, militant breton, fédéraliste et européen, résistant, officier de la Légion d'honneur.
Enfance et formation
Il naît en 1914 à Lamballe[1].
Carrière
Il commence comme rédacteur de préfecture[2].
Il fréquente le mouvement autonomiste breton[3].
Après 1945, il se pose en « ardent promoteur de l'idée de décentralisation »[4].
En 1947, Joseph Martray défend le rattachement de Nantes à la Bretagne dans son livre Le problème breton et la réforme de la France[3].
Seconde Guerre mondiale
Il est[Quand ?] président de l’Union folklorique de Bretagne[5].
Il participe en 1942 aux travaux du Comité consultatif de Bretagne[6].
Membre du réseau de résistance « Défense de la France », Joseph Martray reçut en 1943 l'aval des responsables de son réseau pour prendre le poste de rédacteur en chef du journal finistérien La Dépêche qui lui était proposé (il le restera jusqu'à l'interdiction de parution en 1944). Les responsables résistants veillaient à placer ou à bénéficier de gens de confiance à certains postes clés[7],[8],[9].
Il publie des articles sous le pseudonyme de Mauguet-Martin. Outre son poste clé à La Dépêche, il est aussi nommé rédacteur en chef de La Bretagne par le militant nationaliste breton Yann Fouéré (secrétaire général du Comité consultatif de Bretagne auprès du préfet de région[10]) qui dirige ces deux journaux vichyssois. Fouéré déclara lui confier la rédaction en chef de ces deux médias car il militait pour l'autonomie régionale de concert avec lui[10].
Après-Guerre
Après la Libération, il poursuit sa carrière journalistique à Paris en animant un quotidien pour les Bretons de Paris, Vent d'Ouest et écrit dans Le Peuple breton[2].
En 1948, il devient membre du comité directeur de La Fédération, puis rédacteur en chef du Bulletin fédéraliste[12].
Militant fédéraliste et européen, il dispose d'un bureau et de moyens au siège parisien de l'association La Fédération à partir de 1949, ce qui lui permet de mettre en œuvre son projet régionaliste[13]. Il noue des contacts avec les élus bretons au cours de l'année 1949. Son ambition est de redonner une virginité au régionalisme en Bretagne. Il est le fondateur du CELIB le (Comité d'étude et de liaison des intérêts bretons)[14],[15],[16] et par ailleurs élu en 1968 délégué général[17] du Mouvement national pour la décentralisation et la réforme régionale (MNDR)[17].
En 1957, il est membre du Haut-Comité de patronage de la Fondation culturelle bretonne[18].
Dès 1961, devant l'agitation des producteurs léonards (prise de la sous-préfecture de Morlaix), Alexis Gourvennec et Joseph Martray obtiennent du gouvernement Debré un ensemble de mesures portant sur l'électrification des lignes de chemin de fer et l'amélioration des axes routiers[19],[20].
Il quitte la direction du CELIB en 1973[1].
Décès
Hommages
Distinctions
Officier de la Légion d'honneur[2]
Commandeur de l'ordre national du Mérite (1996)[23]
- Ordre de l'Hermine (1990)[2].