Joseph Omer Joly de Fleury
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| Président à mortier Parlement de Paris | |
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| Avocat général Parlement de Paris | |
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| Avocat général Grand Conseil | |
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Guillaume-François-Louis Joly de Fleury (d) Jean-François Joly de Fleury |
| Enfants |
Omer-Louis-François Joly de Fleury (d) Armand Guillaume Marie Joly de Fleury Marie Louise Adelaïde Joly de Fleury (d) |
Joseph Omer Joly de Fleury, né le à Paris où il est mort le , est un magistrat français.
Fils de Guillaume-François Joly de Fleury, il entra dans la magistrature en 1735, comme substitut de son père, procureur-général du Parlement. Il fut avocat général au Grand Conseil de 1737 à 1746 puis, à partir de 1746 au Parlement de Paris, et enfin président à mortier de la même cour[1]. Adversaire acharné des Philosophes, contre lesquels il obtint l’interdiction de l’Encyclopédie et du Poème sur la loi naturelle en , l’interdiction de l’inoculation variolique en .
Le , à l'initiative de Joly de Fleury, le parlement de Paris prend un arrêté contre les Jésuites les privant de toutes leurs propriétés, leurs collèges sont fermés. En 1763, ils sont bannis du royaume et expulsés en 1764. Plus tard, il a regretté le rôle qu'il a joué dans la suppression de la Compagnie de Jésus.
Ses Réquisitoires furent le sujet de la fureur de Voltaire qui l’accabla de plaisanteries qui l’ont rendu célèbre : il l’appela le « petit singe à face de Thersite » (Pantaodai à Mlle Clairon, 1761), puis « maître Omer », disant de lui qu’il n’était « ni Homère, ni joli, ni fleuri ». Dans une de ses lettres privées, Voltaire l’a décrit comme « ce petit hypocrite de Joly de Fleury, ce petit ballon noir, gonflé de vapeurs puantes[2] ». Omer Joly de Fleury prononça un réquisitoire contre le Dictionnaire philosophique en et fit condamner Lally-Tollendal à mort le .
Quelques-uns de ses réquisitoires sont écrits avec éloquence et énergie. Joly de Fleury joignait à un sens droit une érudition profonde en plus d’un genre. Aussi instruit dans l’histoire et la politique que dans la jurisprudence, il avait pressenti en homme d’État les effets des opinions qu’il combattit.
Sa vie fut laborieuse, ses mœurs graves et simples. On ignore par quel miracle il a su échapper à la Terreur, qui fit tomber presque toutes les têtes du parlement de Paris, mais il est mort ayant vu sa cinquième génération. Son fils Armand Guillaume Marie Joly de Fleury a été le dernier procureur-général du parlement.