Joseph Pressmane

peintre et graveur français (1904-1967) From Wikipedia, the free encyclopedia

Joseph Pressmane (né Jozef Presman le à Berestetchko en Ukraine et mort le à Paris 12e[1]) est un artiste peintre et graveur franco-ukrainien appartenant à l'École de Paris.

Nationalité
française, de naissance ukrainienne
Faits en bref Naissance, Décès ...
Joseph Pressmane
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Naissance
Décès
Nationalité
française, de naissance ukrainienne
Activité
Formation
Maître
Mouvement
Distinction
Prix de la critique 1951, prix Bührle 1952
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Biographie

Joseph Pressmane étudie à l'école des Beaux-Arts de Lviv et de Varsovie avant de s'embarquer en 1925 pour un grand voyage en Palestine. Une exposition personnelle lui est consacrée à Jérusalem en 1925.

En 1927, il arrive à Paris[2] où il voulait voir « des Cézanne ». « C'était bien plus pour regarder les œuvres des autres que pour exposer moi-même » confirmera-t-il[3]. Naturalisé français, il travaille à l'Académie Ranson avec Roger Bissière[4] et s’imprègne des maîtres français qu'il va voir tous les dimanches au Louvre. En 1932, il rencontre Léopold Zborowski qui lui achète plusieurs toiles[5]. La décennie 1930 lui est cependant un temps de grande précarité qui le contraint à un emploi de peintre en bâtiment[6].

Pendant toute la Seconde Guerre mondiale, traqué par les Allemands, Joseph Pressmane reste caché dans les caves, les placards et les W.C. du boulevard de Port-Royal, trompant la souffrance physique et morale en dessinant et en lisant Platon[3]. Il reprend la peinture à la Libération, installé au 13 square de Port-Royal[7], participant à des expositions jusqu'au début des années 1960[8]. A côté de ses paysages, de ses natures mortes, de ses figures et de ses portraits, on lui connaît également des toiles représentant des scènes du folklore juif[8], par quoi, « préservant son identité de juif slave, il s'apparente à Chagall et à Mané-Katz »[9], et quelques lithographies, ces dernières éditées dans le cadre de ses participations au Salon des peintres témoins de leur temps.

Expositions

Collections publiques

France

Drapeau de l'Italie Italie

Drapeau de la Suisse Suisse

Collections privées

Illustrations

Routes et chemins avec Jean Giono et cinquante-six peintres témoins de leur temps (préface de Jean Giono), 56 illustrations par 56 artistes dont Joseph Pressmane, tirage de 2.000 exemplaires, Éditions des Peintres témoins de leur temps/Presses artistiques de France, 1961.

Réception critique

  • « Il fit d'abord de la musique et de la poésie et cela se sent dans sa peinture, traitée par modulations. Même quand il traite un paysage de Savoie ou d'Île-de-France, on y retrouve ce goût de l'humain qui chez lui toujours domine, le sujet passant tout à fait au second plan. » - René Barotte[3]
  • « Qui, mieux que ce souriant et pudique sorcier, sait rendre aguichante la peinture ? Qui sait exprimer la réalité intime des choses par des équivalents aussi loyalement, aussi strictement picturaux ? L'emprise exercée par Pressmane n'est due qu'aux moyens en apparence les plus simples et pourtant les moins en usage, ignorés ou méprisés depuis 1960 : justesse de vision, ingéniosité dans la mise en page, élégance et vivacité du trait, parfaite convenance des valeurs, raffinement de la palette, sincérité. Bien voir, aimer (la réalité), faire aimer... Autant de privilèges qui appartiennent en propre à Joseph Pressmane, guide à suivre, guide peu suivi. » - George Besson[14]
  • « Ce réalisme intimiste séduit par l'ingéniosité de la mise en page, la vivacité du trait, les raffinements extrêmes d'une palette large aux couleurs tendres. » - Gérald Schurr[27]
  • « Son art, non sans un accent de tristesse porté par ses grisailles qu'excitent quelques accents colorés dus aux tuiles des toitures ou aux costumes des passants, procède encore beaucoup de l'imagerie narrative, ce qui l'a parfois fait rapprocher artificiellement d'Utrillo, duquel sa propre maîtrise technique le distingue. » - Dictionnaire Bénézit[9]

Prix et distinctions

  • Prix de la Critique, 1951.
  • Prix Bührle, 1952.
  • Prix de la ville de Sestri Levante, 1952.

Notes et références

Bibliographie

Liens externes

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