En 2019, José Luis Espert lance sa candidature à l'élection présidentielle à la tête du Parti libertarien nouvellement formé. Sa candidature bénéficie du soutien de plusieurs économistes influents comme Javier Milei, et vise à construire un mouvement conservateur capable de concurrencer les forces politiques traditionnelles à moyen terme[1]. Il n'obtient que 1,47% des voix, ce qui le place dernier parmi les candidats à l'élection[2].
En , José Luis Espert adhère à la coalition La liberté avance du président Javier Milei. Cette adhésion renforce le bloc parlementaire de La liberté avance d'un député supplémentaire[4].
En , des membres de l'opposition péroniste auraient supposément déversé du fumier devant la résidence d'Espert et installé une pancarte indiquant «Acá esta la mierda de Espert» («Voici la merde d'Espert»)[5]. Cet incident survient quelques jours après qu'Espert ait proféré des insultes désobligeantes et sexistes contre Florencia Kirchner, fille de l'ancienne présidente Cristina Fernández de Kirchner, lors d'un congrès à l'université catholique argentine. Plusieurs personnes sont arrêtées en lien avec cette action, notamment une employée du ministère provincial des Femmes et de la Diversité de Buenos Aires, qui est ensuite assignée à résidence[5].
Il est inculpé en pour blanchiment d'argent en relation avec un homme d'affaires suspecté de liens avec le narcotrafic. Il renonce à se représenter aux élections législatives du même mois[6].
Critique virulent de la politique économique de Mauricio Macri qu'il qualifie de «kirchnérisme policé», Espert préconise une thérapie de choc pour sortir l'Argentine de ce qu'il décrit comme «un échec d'un siècle marqué par le populisme économique»[1].
En 2019, son programme économique propose la suppression de 1,5 million d'emplois publics, l'abandon du modèle de substitution aux importations, la révision du droit du travail et l'instauration du libre-échange[1].
↑Laura Calabrese et Sol Montero, «Invoquer la République. Usages consensuels et polémiques dans le discours politique en France et en Argentine», Mots. Les langages du politique, vol.133, no3, , p.79–97 (ISSN0243-6450, lire en ligne, consulté le )