Libéralisme classique
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Le libéralisme classique[1] est un courant de pensée politique de l'époque moderne qui apparait au XVIe siècle et se développe progressivement jusqu'au XXIe siècle. Pour ses partisans, ce n'est pas une idéologie politique, mais une doctrine juridique, puisqu'il s'agit de promouvoir un développement pacifique de la société, de la nation et des individus qui la composent, basé sur un équilibre des différents acteurs en présence avec le minimum d'intervention de l'État pour garantir le respect des règles minimales pour le fonctionnement de cette liberté. Il s'oppose donc à tous les étatismes. Il évolue au fur et à mesure de la confrontation de la théorie à la pratique ou à la réalité historique (par opposition à une idéologie).
Le libéralisme classique est sceptique quant aux prétentions de l'État à servir l'intérêt général s'il n'y a pas séparation des pouvoirs[2]. En même temps, l'État de droit est nécessaire afin de garantir les libertés individuelles[3]. Les représentants de ce courant sont John Locke et Charles de Montesquieu. Le libéralisme classique est aujourd'hui représenté par le centre et la droite politique.
Le libéralisme classique peut être vu comme plus laissez-fairiste qu'un courant du libéralisme plus proche des conservateurs[4],[5], généralement plus étatistes. Les principaux adversaires de cette pensée politique, fondée sur le droit naturel, sont les « philosophes de l'Histoire », les positivistes et à certains égard les utilitaristes malgré leurs origines classiques. Les classiques, tels Leo Strauss, considèrent que ces libéraux politiques sont des nihilistes[6]. Ceux-ci seraient coupables d'avoir préparé le terrain pour le totalitarisme[7]. Cette distinction est nécessaire pour comprendre l'histoire du libéralisme et la réception de la modernité.