Jouggar

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Le village situé à 15 kilomètres au sud du site archéologique de Thuburbo Majus et à 90 kilomètres de Carthage, dans ce qui s'appelle originellement Civitas Zuccharitana[1], prend une importance stratégique à l'époque romaine en tant qu'extrémité de l'une des branches de l'aqueduc de Zaghouan alimentant en eaux les citernes de La Malga à Carthage. C'est ici que les sources d'Aïn Djouggar et Aïn Ben Saidane sont captées, sans doute vers la fin du IIe siècle. La branche, dite aqueduc de Septime Sévère, du nom de son commanditaire, longue de 33,63 kilomètres, rejoint à Moghrane celle venant de Zaghouan[2],[1].

Le nymphée romain du IIIe siècle construit autour du captage des eaux d'Aïn Jouggar et le pont-aqueduc de franchissement de l'oued Gouissate (au Nord-Ouest du village) sont toujours visibles et font l'objet d'études archéologiques par cartographie numérique à partir de 2018[3]. Le nymphée était constitué d'un exèdre recouvert d'une demi-coupole[4]. Au milieu du VIe siècle, un fortin byzantin, dont les restes subsistent[5],[1], est bâti autour du nymphée pour le protéger.

Équipements

Jouggar est connu pour son Centre sectoriel de formation professionnelle agricole spécialisé en machinisme agricole[6]. Le bâtiment historique du centre de formation professionnelle est l'ancien pénitencier d'époque coloniale française[7], celui-là même où la mort par le typhus des collègues de Charles Nicolle conduit celui-ci à se consacrer à la recherche pour combattre cette maladie[8].

Le village est par ailleurs équipé en 2004 d'une station d'épuration biologique à base de plantes aquatiques (roseaux, papyrus, iris...), installation pionnière grâce au Centre international des technologies de l'environnement de Tunis et qui sert de modèle pour d'autres projets[9].

Culture

Galerie

Références

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