Citernes de La Malga

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ProtectionPatrimoine mondial Patrimoine mondial (1979), classées avec Carthage[1]
Monument historique classé et protégé en Tunisie (1901)
Citernes de La Malga
Citernes de La Mâalga
Image illustrative de l’article Citernes de La Malga
Vue des citernes de La Malga.
Localisation
Pays Drapeau de la Tunisie Tunisie
Gouvernorat Tunis
Protection Patrimoine mondial Patrimoine mondial (1979), classées avec Carthage[1]
Monument historique classé et protégé en Tunisie (1901)
Coordonnées 36° 51′ 33″ nord, 10° 19′ 08″ est
Superficie 12,945 ha
Histoire
Époque Rome antique
Géolocalisation sur la carte : Tunisie
(Voir situation sur carte : Tunisie)
Citernes de La Malga
Citernes de La Malga

Les citernes de La Malga ou citernes de La Mâalga sont un ensemble de citernes figurant parmi certains des éléments les plus impressionnants du site archéologique de Carthage en Tunisie. Il s'agit de l'un des ensembles les mieux conservés de l'époque romaine et le plus grand en capacité.

D'une contenance de 50 à 60 000 m3, ces citernes, prévues initialement pour recueillir l'eau de pluie, étaient chargées, à partir de 131 de recevoir l'eau provenant d'une branche de l'aqueduc de Zaghouan, branche dont le tracé précis reste à étudier. Elles alimentaient Carthage, la ville la plus importante de l'Afrique romaine au Haut-Empire et, en particulier, l'ensemble des thermes d'Antonin.

Elles sont classées comme partie du site de Carthage sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco. Le , le gouvernement tunisien propose le complexe hydraulique romain de Zaghouan-Carthage dont elles font partie pour un futur classement sur la liste du patrimoine mondial[2].

Tracé des ruines de l'aqueduc (1838).
Photographie ancienne d'une citerne aménagée.

Au nord de la ville, à la lisière de l'ancienne cité phénicienne puis romaine, se situent de vastes citernes relativement bien conservées. Elles n'étaient pas les seules à Carthage puisque de grandes citernes ont existé par ailleurs : les « bassins d'Hamilcar » mais aussi celles localisées sur la colline de Bordj Djedid.

À partir du Moyen Âge, les citernes furent utilisées comme logis de fortune, étables, granges ou caves par les populations locales, et encore tardivement au XXe siècle. Cette occupation a freiné longtemps l'étude scientifique du complexe[A 1].

Selon Al Idrissi, le nombre de citernes s'élève à 24 sur une seule ligne, la longueur de chacune d'elles étant de 130 pas et sa largeur de 26, une largeur jugée trop importante par Henri Saladin. Selon Christian Tuxen Falbe, il s'agit de quinze citernes de 430 pieds de largeur avec, un peu à l'ouest, quatre ruines de citernes ; chacun de ces 19 bassins a une longueur de 300 pieds.

En 1888, l'une des citernes est restaurée et l'on pose une canalisation en fonte pour y conduire les eaux de l'aqueduc de Zaghouan qui dessert à nouveau Tunis depuis 1861. L'eau du djebel Zaghouan alimente La Goulette et La Marsa ainsi que les villages et les villas qui occupent, en cette fin de XIXe siècle, l'emplacement de Carthage et de sa banlieue.

La mise en valeur du site, à l'état de conservation exceptionnel, ainsi que la mise en place d'un espace muséographique qui lui est consacré, est en projet sans qu'il soit aisé d'obtenir des informations à ce sujet.

Description

Notes et références

Voir aussi

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