Journal de Château-Gontier, annonces judiciaires, commerciales et littéraires puis agriculture, commerce, littérature...' puis journal politique, littéraire, agricole et commercial.. puis 'journal républicain libéral' puis organe républicain... est un journal local français, qui a été publié de à à Château-Gontier, avec un rayonnement principalement dans l'arrondissement de Château-Gontier.
Origine
Le journal est d'abord un journal littéraire, ne recevant que des annonces commerciales et judiciaires, puis il devient le représentant de la tendance des Républicains libéraux, puis républicains. Il est fondé par Louis-Xiste Delaplace[1]. Son successeur est Le Réveil de la Mayenne qui reprend la numérotation. Ce dernier journal est ensuite absorbé par Le Journal de Château-Gontier. Organe de concentration républicaine, fondé pour les élections législatives de 1914 dans la Mayenne.
En 1832, Louis-Xiste Delaplace arrive à Château-Gontier en tant qu'ouvrier, avec un «Brevet d'imprimeur»[2]. Il crée une imprimerie[3], et moins d'un an plus tard, le dimanche , est distribué le premier numéro d'un journal hebdomadaire, sous le titre de Journal de Château-Gontier. Ce journal, jusqu'en 1870, ne fut qu’un journal littéraire, ne recevant que des annonces commerciales et judiciaires.
D’après le manifeste du directeur, Louis-Sixte Delaplace, c'était moins une affaire spéculative qu’une tentative désintéressée pour être agréable à MM. les magistrats, fonctionnaires publics, ecclésiastiques, négociants, marchands et hommes d’affaires[4].
Succès et journal littéraire
Un journal à Château-Gontier était, en 1833, une chose si surprenante, si inattendue, que le journal fut accueilli avec enthousiasme; la plupart des notabilités littéraires de la ville apportèrent leur collaboration au journal, qui, pendant une période de vingt ans, au moins, publia de nombreux articles[5]. Le Journal de Château-Gontier avait, pour principaux collaborateurs, les avocats Achille Bize, Théodore Mazurié, Lepecq. Il insérait des vers de R. de Luigné, Aimée Douaud ou de J.-J. Duchemin.
Vers les années 1850, des articles du Journal de Château-Gontier, signés par Louis-Xiste Delaplace, Henri-Louis Bayard ou le Docteur Tertrais sur les Thermes de Château-Gontier font accourir les malades de la Mayenne, de la Sarthe, ainsi que du Maine-et-Loire permettant de multiplier les cures[7].
Évolution
Il devient ensuite après la guerre franco-allemande de 1870 un journal politique, dont la nuance républicaine a toujours été s’accentuant de plus en plus, suivant le tempérament de ses divers propriétaires. Le journal devint alors bi-hebdomadaire.
Après avoir enseigné à l’École Normale, Désiré Postel avait démissionné et avait pris la direction en 1886[8] du Journal de Château-Gontier. Il est en Mayenne un des pionniers de l’idée républicaine. Il est élu conseiller municipal républicain de Château-Gontier en 1886[9].
En 1892, Alphonse Lebouvier est le gérant du journal[10].
Notes et références
↑Michel Denis, L'Église et la République en Mayenne, 1896-1906, p. 14.
↑Des notes biographiques sur Pierre René Martinet, notaire, ancien maire et ancien député de Château-Gontier (1830-1848), insinuent que ce fut lui qui fit venir M. Delaplace dans cette ville, ajoutant qu’il lui avança les fonds nécessaires pour monter son imprimerie. En 1853 ou 1854, M. Jean-Baptiste Bézier succédait comme imprimeur à M. Delaplace
↑L’imprimerie Delaplace fut installée à ses débuts à Château-Gontier, dans la rue de la Harelle; quelques années plus tard, par suite d'agrandissements nécessaires, elle fut transférée rue Dorée, aujourd’hui rue de la Poste; ce fut ensuite l’imprimerie Veau-Besnardeau.