Joyce Banda
femme politique malawite
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Joyce Banda, née le , est une femme d'État malawite, vice-présidente de la République de 2009 à 2012 et présidente de la République de 2012 à 2014.
| Joyce Banda | |
Joyce Banda en septembre 2012. | |
| Fonctions | |
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| Présidente de la république du Malawi | |
| – (2 ans, 1 mois et 24 jours) |
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| Vice-président | Khumbo Kachali |
| Prédécesseur | Bingu wa Mutharika |
| Successeur | Peter Mutharika |
| Vice-présidente de la République | |
| – (2 ans, 10 mois et 16 jours) |
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| Élection | 19 mai 2009 |
| Président | Bingu wa Mutharika |
| Prédécesseur | Cassim Chilumpha |
| Successeur | Khumbo Kachali |
| Ministre des Affaires étrangères | |
| – (2 ans, 11 mois et 21 jours) |
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| Prédécesseur | George Chaponda |
| Successeur | Etta Banda |
| Ministre des Femmes et de l'Enfance | |
| – (2 ans et 8 jours) |
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| Biographie | |
| Nom de naissance | Joyce Hilda Banda |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Zomba, Nyassaland |
| Nationalité | malawite |
| Parti politique | Front uni démocratique (avant 2004) Parti démocrate progressiste (2004-2010) Parti populaire (depuis 2011) |
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| Présidents de la République du Malawi | |
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Après avoir été ministre, elle est élue vice-présidente au côté de Bingu wa Mutharika lors de l'élection présidentielle de 2009. À la mort de celui-ci, elle devient présidente de la République. Elle est la première femme à occuper ces deux fonctions dans son pays.
Présidente-fondatrice du Parti populaire, elle arrive troisième de l'élection présidentielle de 2014 avec 20,2 % des voix, puis cinquième de l'élection de 2025 avec 1,6 %.
Biographie
Fondatrice et directrice exécutive de l'Association nationale des femmes d'affaires du Malawi[1], elle est lauréate avec le président du Mozambique, Joaquim Chissano, du prix Leadership Afrique en 1997.
De 2004 à juin 2006, elle est ministre des Femmes et de l'Enfance, puis ministre des Affaires étrangères du au , date à laquelle elle devient vice-présidente de la République, au côté du président Bingu wa Mutharika[2].
Conformément à la Constitution, le vice-président prend la succession au cas où le président serait empêché ou décédé[3]. Ainsi, après la mort du président Mutharika[4], Joyce Banda est officiellement investie présidente du Malawi le [5].
Ses premières décisions politiques la démarquent de son prédécesseur. Elle s'efforce de restaurer les bonnes relations du Malawi avec les pays développés, notamment en invalidant la dévaluation du kwacha afin que l'aide internationale reprenne pleinement ; elle avait été diminuée en raison de la mauvaise gestion économique reprochée à Mutharika. En outre, Banda a promis la fin de la pénalisation des actes homosexuels, des dirigeants occidentaux en ayant également fait une condition de la reprise de l'aide au développement[6]. Enfin, elle indique qu'elle ne souhaite pas que le président soudanais Omar el-Bechir assiste à un sommet de l'Union africaine au Malawi en ; elle précise qu'elle ne veut pas s'attirer de sanctions économiques des pays donateurs, Bechir étant sujet à un mandat d'arrêt de la Cour pénale internationale[7].
Le , elle annule l'élection présidentielle qui s'est tenue le , et à laquelle elle était candidate contre Peter Mutharika. Invoquant des irrégularités dont son adversaire serait responsable, il est également avancé que les premiers résultats sortis des urnes la donneraient largement distancée. Si la Constitution lui permet d'user de ce pouvoir, elle a l'obligation d'organiser un nouveau scrutin dans les 90 jours[8]. Le , elle accepte sa défaite[9]. Elle quitte son pays pour l'Afrique du Sud, accusée, malgré l'absence de preuves, par le président, Peter Mutharika, élu en 2014, et son parti, le Parti démocrate-progressiste (DPP), d'être impliquée dans le scandale du cashgate[10]. Quatre ans plus tard, elle est de retour au Malawi[11]. Elle envisage de se présenter à l'élection présidentielle de 2019, mais finalement renonce. Elle soutient alors l'opposant Lazarus Chakwera[12], qu'elle soutient de nouveau lors de l'élection présidentielle malawite de 2020[13].
Candidate à l'élection présidentielle de 2025 avec Khumbo Kachali comme colistier, elle obtient 1,61 % des voix, terminant en cinquième position, alors que Peter Mutharika revient au pouvoir[14].
Lutte pour les droits des femmes
Lors de son séjour à Nairobi, elle participe activement au mouvement des femmes[15]. The Guardian la présente comme « une championne de l'émancipation des femmes ». Elle fonde plusieurs organisations, dont un réseau de microfinancement destiné à des milliers de femmes dans les zones rurales[16],[17].