Peter Mutharika

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Vice-présidentJane Ansah
PrédécesseurLazarus Chakwera
Élection20 mai 2014
Peter Mutharika
Illustration.
Peter Mutharika en 2014.
Fonctions
Président de la république du Malawi
En fonction depuis le
(3 mois et 6 jours)
Élection 16 septembre 2025
Vice-président Jane Ansah
Prédécesseur Lazarus Chakwera

(6 ans et 28 jours)
Élection 20 mai 2014
Réélection 21 mai 2019
Vice-président Saulos Chilima
Everton Chimulirenji
Saulos Chilima
Prédécesseur Joyce Banda
Successeur Lazarus Chakwera
Ministre des Affaires étrangères

(5 mois et 18 jours)
Président Bingu wa Mutharika
Prédécesseur Etta Banda
Successeur Ephraim Chiume
Biographie
Nom de naissance Arthur Peter Mutharika
Date de naissance (85 ans)
Lieu de naissance Zomba (Nyassaland)
Nationalité Malawite
Parti politique Front uni démocratique (avant 2004)
Parti démocrate-progressiste (depuis 2004)
Fratrie Bingu wa Mutharika
Conjoint Gertrude Maseko
Diplômé de Université de Londres
Université Yale
Profession Professeur de droit

Image illustrative de l’article Peter Mutharika
Présidents de la République du Malawi

Peter Mutharika, né le à Zomba, est un homme d'État malawite, président de la république de 2014 à 2020 et depuis 2025.

Il est professeur de droit, expert en droit économique international, en droit international et en droit constitutionnel comparé. Il vit durant une trentaine d'années aux États-Unis.

Frère du président Bingu wa Mutharika, il est son bras droit et ministre jusqu'à sa mort en 2012. Il remporte l'élection présidentielle de 2014 face à Lazarus Chakwera, qui le bat en 2020 après l'annulation de l'élection de l'année précédente pour fraudes.

Ayant remporté le scrutin présidentiel de 2025 face à Lazarus Chakwera, il retrouve, à l'âge de 85 ans, la tête du pays.

Mutharika a obtenu sa licence en droit de l'université de Londres en 1965. Il a ensuite obtenu respectivement ses diplômes de maîtrise et de doctorat à l'université Yale[1],[2],[3] en 1966 et 1969[3]. Mutharika est admis au barreau en Tanzanie en tant qu'avocat professionnel depuis 1971.

En tant que professeur, il a enseigné à l'université de Dar es Salam (Tanzanie), à l'université Haile-Selassie (Éthiopie), à l'université Rutgers (États-Unis), à lʼInstitut des Nations unies pour la formation B. Le programme de recherche pour les officiers de service étranger d'Afrique et d'Asie à l'université Makerere (Ouganda), ainsi que pendant 37 ans[4] à l'université Washington de Saint-Louis, Il a également été chercheur invité à la London School of Economics[5]. Par ailleurs, il a servi comme conseiller pour l’initiative l'American Bar Association sur l'État de droit pour l'Afrique[6].

Il a apporté son soutien en tant que conseiller à la campagne de son frère, Bingu wa Mutharika, en tant que conseiller, pour sa réélection à la présidence en 2009[6]. En 1995, il avait plaidé pour une limitation des pouvoirs présidentiels au Malawi. Il est ensuite entré en politique malawite, où il est devenu ministre dans un gouvernement qu’il avait contribué à mettre en place. Il a également continué à servir comme conseiller du Président, sur les questions de politique intérieure et étrangère, jusqu’à la mort de ce dernier en 2012[6].

Mutharika a fait partie d’un tribunal composé de trois membres chargé d’arbitrer des affaires internationales. En août 2011, il a décidé de se retirer de deux affaires portées devant le Centre international pour le règlement des différends relatifs aux investissements (CIRDI) au Zimbabwe, dans lesquelles il agissait comme arbitre dans des litiges opposant des investisseurs étrangers au gouvernement zimbabwéen pour violation de traités bilatéraux d’investissement. Cette décision était motivée par des préoccupations concernant son impartialité, en raison des liens étroits de Bingu Mutharika avec le gouvernement Mugabe[7].

Parcours politique

Conseiller puis ministre

À partir de 2004, il sert de conseiller à son frère aîné, le président Bingu wa Mutharika, sur les questions de politique étrangère et intérieure depuis le début de sa campagne électorale jusqu'à la mort de ce président le . Il devient son bras droit[8],[2]. Il occupe les postes de ministre de la Justice, puis de ministre de l'Éducation, de la Science et de la Technologie[8]. Il sert également en tant que ministre des Affaires étrangères[2].

Dans l'opposition

Après la mort de son frère en 2012, il est soupçonné d’avoir tenté de cacher cette dernière, puis d’avoir intrigué pour empêcher la vice-présidente Joyce Banda d’hériter, comme le veut la Constitution, de la présidence[9]. il devient en 2014 le chef de file du Parti démocrate progressiste (PDP) pour l'élection présidentielle[10].

Élection présidentielle de 2014

Le , la présidente Joyce Banda annule l'élection qui s'est tenue le , et à laquelle elle était candidate contre Peter Mutharika. Invoquant des irrégularités dont son adversaire serait responsable, il est également avancé que les premiers résultats sortis des urnes la donnaient largement distancée. Si la Constitution lui permet d'user de ce pouvoir, elle a l'obligation d'organiser un nouveau scrutin dans les 90 jours. La Cour suprême du Malawi lui demande le même jour de ne pas interférer avec ces élections[10],[11]. Le , elle accepte sa défaite[12].

Premier mandat de président de la république

Le , Mutharika est investi président de la République lors d'une brève cérémonie à la Haute Cour de la capitale économique, Blantyre.

Le , il épouse Gertrude Maseko. Ils entretenaient une relation amicale de longue date, depuis le retour de Peter Mutharika des États-Unis, et elle était considérée comme sa confidente. Ils ont une différence d'âge d'une vingtaine d'années. Peter Mutharika a deux filles, et un fils, issus de son mariage avec sa première épouse, décédée 30 ans auparavant. La nouvelle Première dame a également un fils de son mariage précédent, rompu par divorce une dizaine d'années auparavant[13],[14],[15].

Son premier mandat est marqué par un fort mécontentement populaire, dû à la corruption, aux pénuries alimentaires et aux coupures d’électricité. En 2018, des milliers de personnes sont descendues dans la rue de plusieurs villes du pays pour dénoncer les scandales de corruption[9]. Lui-même est impliqué dans une affaire de pots-de-vin, soupçonné d’avoir reçu plus de 200 000 dollars d’un homme d’affaires qui avait décroché un contrat de plusieurs millions de dollars auprès de la police[9].

Lors de l’élection présidentielle de 2019, il est réélu pour un second mandat avec 38,6 %, contre 35,4 % pour Lazarus Chakwera. Celui-ci dénonce des résultats frauduleux[16].

Le , la Cour constitutionnelle annule le scrutin et ordonne que de nouvelles élections soient convoquées dans un délai de 150 jours[17],[18]. Le président sortant, annonce le qu'il participerait au nouveau scrutin[19]. Le , il décide finalement de faire appel du jugement devant la Cour suprême (rejeté le [20]), alors qu'il avait un temps envisagé de ne pas le contester, tandis que la commission électorale, pointée du doigt par la Cour constitutionnelle pour ses dysfonctionnements, demande à cette dernière de suspendre sa mesure[21]. Ces évènements du scrutin de 2019 conduisent Peter Mutharika à se voir affublé du sobriquet de « président Tipp-Ex » par ses opposants[22],[23].

La commission électorale, évoquant un manque de temps, propose la date du pour la tenue du scrutin[24]. La date du nouveau scrutin est finalement fixée au [25], au puis au . À l’issue du vote Peter Mutharika (39,9 %) est largement battu par Lazarus Chakwera (59,3 %).

Entre ses deux mandats présidentiels

Peu après son départ de la présidence, plusieurs enquêtes sont ouvertes pour corruption et abus de pouvoir. La police réclame en de l'auditionner au sujet d'une affaire de corruption[26].

En août 2021, la Cour constitutionnelle examine un recours déposé par le Parti démocrate progressiste de Peter Mutharika. Il demande l'annulation de l'élection présidentielle de 2020 car quatre de ses représentants avaient été interdits de faire partie de la Commission électorale[27].

Second mandat de président de la république

Âgé de 85 ans, Peter Mutharika se présente à l'élection présidentielle du 16 septembre 2025. Il l'emporte avec 56,8 % des voix, contre 33 % pour le président sortant Lazarus Chakwera[28]. Après ce que la presse présente comme un « spectaculaire come-back », il est investi pour un second mandat le 4 octobre 2025[29].

Notes et références

Articles connexes

Liens externes

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