Joëlle Zask

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Joëlle Zask
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Philippe Soulez, Arion Lothar Kelkel (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Distinctions

Joëlle Zask, née le à Paris, est une philosophe française, traductrice, spécialiste de philosophie politique et du pragmatisme, maître de conférences à l'Université d'Aix-Marseille et membre, depuis 2022, du Centre Norbert Elias (UMR 8562). Travaillant sur la notion d'écologie politique, elle figure parmi les premiers universitaires et auteurs à avoir pensé la démocratie participative, l'autonomie et l'autogouvernement.

Ayant passé une partie de son enfance à Busy, village de Franche-Comté[1], elle devient, en 1983, professeure de philosophie dans le secondaire. Elle soutient sa thèse de doctorat en 1998. En 2003, elle enseigne à l'université de Provence et obtient son habilitation à diriger des recherches en 2009. Maître de conférences en philosophie à l'Université d'Aix-Marseille[1] et membre du CEPERC-IHP (Centre d'EPistémologie et d'ERgologie Comparatives-Institut d'Histoire de la Philosophie), elle est détachée en 2015 à l’Institut Marcel-Mauss de l’EHESS et du CNRS.

Travaux

Elle consacre sa thèse au philosophe et psychologue John Dewey. Elle traduit ses ouvrages les plus importants, rendant accessibles ses travaux en France[1].

Elle publie ensuite plusieurs ouvrages concernant les formes démocratiques de la participation. C'est une pionnière de la démocratie participative. Elle dit : « on imaginait que la démocratie devait reposer sur des experts et qu’on pouvait mettre entre parenthèses l’opinion publique, qui était très décriée ». Dans les années 1990, elle introduit en France des outils pour expérimenter la démocratie participative. En 2011, un peu plus de 5 ans avant le mouvement Nuit debout, elle publie Participer. Essai sur les formes démocratiques de la participation. La démocratie participative peut être citadine ou rurale[1] .

Elle travaille ensuite sur les enjeux politiques des pratiques artistiques contemporaines ainsi que sur les questions liées à la crise écologique[2]. Son essai Quand la forêt brûle. Penser la nouvelle catastrophe écologique, publié en 2019, est remarqué pour la qualité de son analyse sur la responsabilité humaine dans les mégafeux, quand « l'anthropocène se révèle pyrocène » [3],[4],[5], même s'il lui est parfois reproché son manque de propositions concrètes[6].

Distinctions

  • Prix Pétrarque décerné par France Culture en 2020 pour son essai Quand la forêt brûle : Penser la nouvelle catastrophe écologique.[7]
  • Ordre de la Légion d'honneur : grade de chevalier décerné en [8]
  • Titulaire de la Chaire Mercier 2022-2023 de l'Université catholique de Louvain (Louvain-la-Neuve, Belgique) : "L'expérience du dehors entre écologie et démocratie".

Principales publications

Notes et références

Voir aussi

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