Juan Bautista Arriaza
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Madrid,
Madrid,
| Nom de naissance | Juan Bautista Arriaza y Superviela |
|---|---|
| Naissance |
Madrid, |
| Décès |
Madrid, |
| Activité principale | |
| Distinctions |
Académicien de la Langue (1814) Membre de l'Académie royale des beaux-arts de San Fernando (à partir de 1824) |
| Langue d’écriture | Castillan |
|---|---|
| Mouvement | Néoclassicisme, Romantisme |
| Genres |
Œuvres principales
- Poesías patrióticas
- Terpsícore o las gracias del baile
Juan Bautista Arriaza, né à Madrid le et mort dans la même ville le , est un poète et diplomate espagnol du néoclassicisme et de l'étape de transition au romantisme.
Dans sa jeunesse, il est officier de marine et partisan de l'absolutisme de Ferdinand VII. Il est surtout connu pour ses poèmes patriotiques de la guerre d'indépendance espagnole et pour son long poème érotico-festif sur la danse, Terpsícore o las gracias del baile.
Jeunesse et vocation militaire
Troisième fils d'Antonio de Arriaza y Orejón, un militaire haut gradé d'infanterie, et de Teresa Superviela y Leytiri, d'origine italo-française, Juan Bautista Arriaza est baptisé le même jour que sa naissance dans la paroisse de San Sebastián de Madrid. Il suit le cursus scolaire primaire aux Escuelas Pías de San Fernando (es) du quartier de Lavapiés. En 1781, il intègre le Séminaire royale de Nobles pour suivre des études d'éducation secondaire dans une institution où enseigne Jorge Juan y Santacilia.
L'année suivante, il part au Lycée d'Artillerie de Ségovie, où il développe une vocation pour l'armada espagnole, puis intègre la Compagnie des garde-côtes de Carthagène en 1787, devenant sous-lieutenant de frégate en 1790. À partir de 1793, il sert avec la Première Coalition contre la France révolutionnaire jusqu'au traité de Bâle (22 juillet 1795) du . À la suite de ses actions lors du siège de Toulon (1793), il est promu sous-lieutenant de navire en 1794.
En 1796, il publie le poème La compasión (« La pitié »)[2],[N 1], un hymne religieux funèbre pour les obsèques du duc d'Alba. L'année suivante, sort à Paris son premier recueil de poésie intitulé Primicias (« Prémices »). Il édite également à cette époque son poème A las Bellas Artes (« Aux beaux-arts »)
En février 1798, Arriaza sollicite la permission de se retirer du front prétextant des problèmes de vue — permission qui lui sera concédée.
Retrait de la carrière militaire
En 1803, il devient diplomate à Londres, mais la bataille de Trafalgar met fin aux bonnes relations entre les deux pays et il doit rentrer à Madrid en 1805. En novembre de cette année, il écrit une œuvre sur le ce combat intitulée La Tempestad y la guerra (« La Tempête et la guerre »).
Il publie en 1807 Arte poética[3] une traduction en vers de L'Art poétique de Nicolas Boileau.
Plus tard, Arriaza part à Paris mais revient peu après, juste avant le soulèvement du Dos de Mayo à Madrid. Jusqu'alors, sa poésie était légère, de style rococo et traitant de l'amour ; mais les événements de 1808 marquent un changement, et il commence à écrire jusqu'en 1810 de la poésie patriotique, typique de ces circonstances de guerre, comme Profecía del Pirineo, (« Prophétie des Pyrénées »), qui a inspiré le tableau Le Colosse (longtemps attribué à Francisco de Goya), et Recuerdos del Dos de Mayo (« Souvenirs du Deux Mai »). Sa poésie patriotique est beaucoup diffusée et transmise oralement parmi la résistance espagnole.
Après le soutien de l'Angleterre à l'Espagne et la restauration des bonnes relations entre les deux pays, Arriaza repart à Londres en 1810 pour reprendre ses tâches diplomatiques. Peu après son arrivée, il réunit dans un volume ses Poesías patrióticas (« Poésies patriotiques »). L'année suivante, il publie dans une édition bilingue un texte intitulé Observaciones sobre el sistema de guerra de los aliados en la Península Española (« Observations sur le système de guerre des alliés dans la Péninsule espagnole »), qui valu de nombreux soutiens à la colonie espagnole. Il fait ensuite éditer à Palma de Majorque ses Ensayos políticos (« Essais politiques »).
Avec la restauration absolutiste de Ferdinand VII, Arriaza reçoit une reconnaissance officielle pour son soutien à la cause patriotique[N 2] et il est nommé Académicien de la Langue. Il est également élu membre de l'Académie royale des beaux-arts de San Fernando en 1824.