Juan Luis Cipriani Thorne
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cardinal par le
pape Jean-Paul II
| Juan Luis Cipriani Thorne | ||||||||
| Biographie | ||||||||
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| Naissance | à Lima (Pérou) |
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| Ordination sacerdotale | pour l'Opus Dei | |||||||
| Cardinal de l'Église catholique | ||||||||
| Créé cardinal |
par le pape Jean-Paul II |
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| Titre cardinalice | Cardinal-prêtre de S. Camillo de Lellis |
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| Évêque de l'Église catholique | ||||||||
| Ordination épiscopale | par le card. Juan Landazuri Ricketts |
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| Dernier titre ou fonction | Archevêque émérite de Lima | |||||||
| Archevêque de Lima (Pérou) | ||||||||
| – - destitué par le pape François | ||||||||
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| Archevêque d'Ayacucho (Pérou) | ||||||||
| – | ||||||||
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| Évêque auxiliaire d'Ayacucho (Pérou) | ||||||||
| – | ||||||||
| Évêque titulaire de Turuzi (de) | ||||||||
| – | ||||||||
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| « Consummati in unum » | ||||||||
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Juan Luis Cipriani Thorne, né le à Lima au Pérou, est un cardinal péruvien, membre de la Société sacerdotale de la Sainte Croix — branche cléricale de l'Opus Dei — et archevêque de Lima de 1999 à 2019.
Il a été critiqué par le prix Nobel Mario Vargas Llosa pour ses liens avec la dictature d'Alberto Fujimori.
Il est forcé à démissionner, en 2019, à la suite d'accusations de pédophilie.
Jeunesse et formation
Juan Luis Cipriani Thorne grandit dans la famille d'un père ophtalmologiste avec ses dix frères et sœurs. Il est le neveu d'un professeur de droit, ministre de la Défense, Jaime Thorne. Il étudie au collège des marianistes et, jeune, excelle comme joueur de basket-ball. Il a joué pour l'équipe nationale du Pérou. Il étudie le génie civil à l'Université nationale du génie du Pérou. Il œuvre dans son métier avant d'être ordonné dans la société sacerdotale de la Sainte-Croix (prêtres de l'Opus Dei) en 1977. Il obtient ensuite un doctorat en théologie de l'université de Navarre.
Évêque
En 1988, il est nommé évêque titulaire (ou in partibus) de Turuzi (de) et évêque auxiliaire d'Ayacucho dans la province de Huamanga (alors en pleine zone d’opérations de la guérilla du Sentier lumineux), avant de devenir archevêque de ce diocèse en 1995. Il parvient à faire rouvrir le grand séminaire de Huamanga, qui était resté fermé pendant trente-huit ans, et fait construire dix-sept églises. En 1996, il parvient à négocier la paix lors de la prise des otages de la résidence de l'ambassadeur du Japon à Lima par des terroristes.
Il est nommé archevêque de Lima en 1999.
Cardinal
Jean-Paul II le crée cardinal au consistoire du avec le titre de cardinal-prêtre de San Camillo de Lellis. Avec le cardinal Julián Herranz Casado, il est l'un des deux seuls cardinaux membres de l'Opus Dei. Il participe au conclave de 2005 et à celui de 2013 qui élisent respectivement les papes Benoît XVI et François.
En 2011, à l'occasion du 190e anniversaire de l'indépendance du Pérou, le cardinal prononce une homélie en la cathédrale de Lima. Il affirme : « Bien que parfois les deux concepts de Nation et de Patrie se confondent, il est nécessaire de les distinguer si nous voulons penser et procéder avec une absolue précision. La Patrie se réfère à un héritage reçu, cet ensemble de valeurs qui se transmettent d’une génération à l’autre et qui en viennent à constituer une sorte de capital que l’on partage et que l’on reçoit aussi en héritage. Le progrès ne naît pas de la destruction ou du changement systématique, et ne les exige pas non plus, parce qu’il est croissance dans la continuité. » À cette occasion, il cite le catéchisme de l’Église catholique de 1992 et la constitution pastorale Gaudium et Spes du concile Vatican II[1].
Le , il est nommé membre pour cinq années du conseil pour l'économie du Saint-Siège[2].
Destitution
Affaire Sodalicio
Le cardinal Thorne est mis en cause pour avoir négligé les signalements d'abus sexuels visant des membres de la Sodalicio (ou Sodalité de vie chrétienne), société catholique basée au Pérou[4]. Les premières allégations contre Sodalicio sont rendues publiques en 2000 dans une série d'articles du magazine Gente, signés par José Enrique Escardó, ancien membre de l'association. Les premières accusations formelles sont présentées à l'Église en 2011[4]. Cependant, il tarde à réagir. En 2015 les journalistes Pedro Salinas et Paola Ugaz publient les résultats d'une enquête de cinq ans dans le livre Mitad monjes, mitad soldados (Moitié moines, moitié soldats)[5],[6]. L'affaire fait grand bruit et la journaliste Paola Ugaz est violemment attaquée. Malgré le soutien que lui apportent plusieurs évêques, parmi lesquels le futur pape Léon XIV, la hiérarchie catholique du pays n'intervient à aucun moment[7].