Jules Buisson
personnalité politique française
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Jules Buisson est un homme politique français né le à Carcassonne (Aude) et décédé le à Labastide-d'Anjou (Aude). Avocat, critique d'art et caricaturiste, il est élu député de l'Aude lors des élections législatives de 1871.
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Marie Denis Jules Buisson |
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Biographie
Marie-Denis-Jules Buisson[a] naît le à Carcassonne de Jean-Jacques Buisson, substitut du procureur du roi dans cette ville, et Marie-Julie-Nathalie Fourcade son épouse[1]. Il étudie à l'école des Lazaristes de Montolieu dans la Montagne Noire, période durant laquelle il s'exerce à dessiner et à peindre assidûment durant ses loisirs[2].
En 1837, âgé de quinze ans et demi, il intègre le lycée Henri-IV à Paris où il poursuit de études de rhétorique et de philosophie jusqu'en 1840. Il étudie ensuite le droit, toujours à Paris, où il de lie d'amitié avec Philippe de Chennevières, Gustave Le Vavasseur et Ernest Prarond dont il illustre de quelques dessins ou eaux-fortes les premières publications[2]. Il devient avocat et s'inscrit au barreau de Carcassonne.
Il épouse le Pauline Louise Béatrix Tissié à Labastide-d'Anjou[3], et s'installe dans cette commune dont son épouse était native. Rien ne l'intéresse plus que l'art, et il fréquente assidûment les musées et les salons artistiques. Critique reconnu, il écrit dans des revues spécialisées comme la Gazette des beaux-arts et la Revue de l'académie de Toulouse.
Le , il est élu représentant de l'Aude (le 1er sur 6) à l'Assemblée nationale par 35 464 voix sur 54 560 votants. Il siège au Centre-droit[4]. Doté d'un réel talent de caricaturiste, il croque sur le vif durant les séances de l'Assemblée des portraits, souvent à charge, de ses collègues parlementaires[5]. Son mandat prend fin en 1876.
Il se retire à Labastide-d'Anjou où il exerce la fonction de maire de 1880 à 1900. Son fils Jean Paul lui succède. Il meurt à son domicile le [6].
Œuvres diverses
- 1847 : Illustration des Fables d'Ernest Prarond.
- 1860 : Illustration des Derniers Contes de Jean de Falaise (pseudonyme de Philippe de Chennevières).
- 1870 : Éloge de Clémence Isaure, Académie des Jeux floraux[7].
- 1873 : Musée des Souverains (recueil de ses caricatures), Adolphe Braun éditeur.
- 1875 : Illustration de La Rime – Un chapitre d'art poétique de Gustave Le Vavasseur, Alphonse Lemerre éditeur.
- 1890 : Remarques d'un passant sur les Salons de Paris.
- 1895 : Du même Buisson (recueil de sa correspondance avec Henri Doniol).