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Pair de France (1782) Lieutenant-général et commandant en chef du Dauphiné[2] Gouverneur de Belfort(1765) Gouverneur de Mézières (1788-1792) Connétable et Grand-Maître héréditaire du Dauphiné
Il sert au camp du pays de Messin et obtient une compagnie dans le même régiment, par commission du . Il se trouve, la même année, au siège de Philippsburg, et combat à Clausen, en 1735.
Mestre de camp d'un régiment de cavalerie à son nom (régiment de Clermont-Tonnerre cavalerie), par commission du , Jules de Clermont-Tonnerre commande à la prise de Prague, en 1741, au bivouac de Piseck, à l'affaire de Sahai, au ravitaillement de Frawemberg, à la défense de Prague et à la sortie faite de cette ville, en 1742. Il rentre en France avec l'armée, au mois de , se trouve, cette même année, à la bataille de Dettingen et fait la campagne en Haute-Alsace, sous le maréchal de Coigny. Il sert, en 1744, à l'armée de Flandre commandée par le maréchal de Saxe, qui couvre les sièges de Menin, d'Ypres et de Furnes, et occupe le camp de Courtrai pendant le reste de la campagne, malgré la grande supériorité des ennemis.
Promu au grade de maréchal de camp, le , il est employé en cette qualité en Normandie, par lettres du suivant et y sert jusqu'à la paix sous les ordres du duc d'Harcourt[3].
Jules-Charles-Henri, comte de Clermont-Tonnerre est créé lieutenant-général des armées du roi, par pouvoir du et nommé commandant en Dauphiné en survivance de son père le maréchal de Clermont-Tonnerre[4].
Il hérite du titre de duc et de pair de France en 1781, à l'âge de 61 ans. Il vit le plus souvent à Paris, où il possède un hôtel particulier quai de Tournelle. Le , dans la chapelle du château de Versailles, Jules Charles Henri de Clermont-Tonnerre est fait chevalier de l'ordre du Saint-Esprit, dans la treizième promotion du règne de Louis XVI. En 1788, au cours de la tentative de réforme du Garde des sceaux Lamoignon et du Premier ministre Loménie de Brienne, il doit affronter une émeute à Grenoble où il est gravement menacé par la foule durant la journée des Tuiles. Son refus de réunion des notables de la ville n'empêche pas la tenue de la Réunion des états généraux du Dauphiné quelques semaines plus tard, prémices de la Révolution française.
Son fils aîné, Charles Gaspard, natif de Paris, domicilié à Lyon, est condamné à mort à l'âge de 43 ans le 30 pluviôse an II (), par la commission révolutionnaire séante à Lyon. Puis, après s'être réfugié[réf.nécessaire] au couvent des Oiseaux, le 8thermidoran II (), après avoir été jugé par Fouquier-Tinville, Jules de Clermont-Tonnerre, est à son tour exécuté, place du Trône, comme ex-duc et conspirateur[5]. Il est enterré au cimetière de Picpus.