Jules Croy Emony Mondanga

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Jules Croy Emony Mondanga (originaire de Lisala, né le à Kananga, ex-Luluabourg[1], et décédé le à Kinshasa) est un homme politique et économiste de la République démocratique du Congo (ex-Zaïre), qui a exercé plusieurs hautes fonctions sous le régime de Mobutu Sese Seko.

Fils d'Antoine Mondanga, Emony effectue sa scolarité auprès des Frères des Écoles Chrétiennes. Il suit ses études primaires à l’École Saint-Georges de Kintambo (1947-1953), puis ses études secondaires modernes à la Colonie scolaire de Boma (1953-1959).

En , il obtient une licence en sciences économiques avec distinction à l’Université Lovanium .

Carrière

En 1963, il rejoint la Banque centrale du Congo au département du Crédit. Il y occupe successivement plusieurs fonctions : chef de service principal (1967), sous-directeur du département du Crédit (1968), directeur de cabinet du gouverneur (1969-1971) et inspecteur financier à la Gecamines, membre du Comité consultatif du Gouverneur (1967-1971), puis membre et vice-président du Comité de direction générale (1971-1974). À la suite de la dissolution de ce comité, il est nommé responsable de l’Inspection des banques (1974).

De 1974 à 1976, il exerce les fonctions de président-directeur général de l’Office des petites et moyennes entreprises zaïroises (OPEZ). En 1977, il est nommé commissaire d’État aux Finances.

Le , il est désigné gouverneur de la Banque du Zaïre, fonction qu’il exerce jusqu’en 1981[2]. Au cours de son mandat, il supervise notamment l’« opération Alpha » du , qui consiste à démonétiser et remplacer les coupures de 5 et 10 zaïres, une mesure inspirée de l’opération Gutt menée en Belgique en 1944.

Par la suite, il occupe plusieurs postes gouvernementaux et administratifs : commissaire d’État au Commerce extérieur en 1981, commissaire d’État au Portefeuille de 1981 à 1982, président délégué général de l’Institut national de sécurité sociale (INSS) de 1983 à 1985 et président délégué général de l’Office de gestion de la dette publique (OGEDEP) de 1988 à 1991.

À la tête de l’Institut national de sécurité sociale (INSS), il met en place plusieurs initiatives, parmi lesquelles la création d’un centre de formation destiné au perfectionnement des cadres, l’acquisition de bus pour améliorer les conditions de transport du personnel et la ponctualité des agents, ainsi que l’introduction d’une politique de gestion des ressources humaines visant à réduire le clientélisme.

Il a également été un des trois syndicalistes[3] sur les 25 membre du Conseil exécutif du Mouvement populaire de la Révolution (MPR) au début des années 1980, aux côtés notamment d’Elebe Ma Ekonzo et de Seti Yale.

Durant ces périodes, il détient, avec des associés, des participations dans diverses sociétés, notamment Transaf-Siap-Cid Sprl, Centraphar Sprl et l’entreprise de crèmes glacées Alaska[4].

Retraite et décès

Notes

Références

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