Jules Lambert

magistrat et paléontologue français From Wikipedia, the free encyclopedia

Jules Lambert, né le à Sens (Seine-et-Oise) et mort le au Chesnais (Yvelines), est un magistrat et géologue autodidacte français, spécialiste des Échinides.

Naissance
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Jules-Mathieu LambertVoir et modifier les données sur Wikidata
Faits en bref Président de la Société géologique de France, Pierre Teilhard de ChardinLéonce Joleaud (d) ...
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Biographie

Juriste

Jules Lambert est né le à Sens[1],[2]. Après des études secondaires au petit séminaire du diocèse de Sens et à Auxerre, il poursuit à la faculté de droit de Dijon dont il en sort docteur en droit[1].

Il commence sa carrière de magistrat en tant que juge suppléant à Étampes en 1878, puis il est nommé substitut à Bar-sur-Aube en 1884, avant de devenir procureur de la république à Sainte-Menéhould en 1888[1]. Il est ensuite nommé juge au tribunal de Reims en 1894, puis président du tribunal civil de Troyes en 1898[1],[3]. Il occupe ce dernier poste jusqu'à la fin de carrière. Atteint par la limite d’âge, il prend sa retraite en 1918 et le titre de président honoraire du tribunal civil lui est décerné[1]. En 1923, il quitte Troyes pour s'installer à Paris et consacre se retraite à sa passion[1].

Géologue

En plus du droit, Lambert s'intéresse à la géologie et la paléontologie en tant qu'amateur éclairé, jusqu'à en devenir l'un des plus éminents spécialistes d'Échinides[3]. Il débute ses explorations géologiques dans l'Yonne. Son ancien professeur l'abbé Duri l'introduit en 1872 à la Société des sciences historiques et naturelles de l'Yonne et grâce aux parrainages de Gustave Cotteau et Edmond Pellat il est admis la même année à la Société géologique de France[1].

Cet amateur éclairé est devenu un expert d'envergure mondiale[1]. Il est l'auteur de plus de 200 publications scientifiques publiées entre 1878 et 1943 et entretient une correspondance avec de nombreux géologues français et étrangers, dont l'échinologue Theodor Mortensen[1]. Il est élu membre résidant de la section des Sciences de la Société académique du département de l'Aube en 1910, puis en assure la présidence à deux reprises, en 1913 et 1918. L'Académie des sciences lui décerne le prix Fontannes en 1920 pour ses travaux sur les Échinides fossiles[3]. En 1927, il devient président de la Société géologique de France succédant à Pierre Teilhard de Chardin[3].

Il meurt à l'âge de 91 ans le 7 janvier 1940 au Chesnay, où il s'était récemment installé suite à la mort de son épouse et d'un de ses enfants[1],[4]. Il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise, auprès de sa femme et sa fille mortes en 1938[5].

En raison de la Seconde Guerre mondiale, sa mort passe largement inaperçue et il faudra attendre 1976 pour que la Société géologique de France rende hommage à son ancien président[1]. Jean Piveteau souligne que c'est « l'un des derniers "amateurs" éclairés à qui la paléontologie doit tant ».

Vie privée

Il épouse, en 1886, Marguerite-Marie Binet, fille du capitaine d'artillerie de la garde Paul-Jacques Binet[6],[7]. Le couple aura 4 enfants[1].

Collection Lambert

Jules Lambert accumule au cours de sa vie l'une des plus belles collections d'Oursins fossiles au monde[1]. Cette collection privée stockée dans l'appartement parisien de la rue des Boulangers fut déplacée dans le Laboratoire de géologie de la Sorbonne puis sur le campus Pierre-et-Marie-Curie de l'université éponyme devenue ultérieurement Sorbonne Université[1].

Hommages et distinctions

  • Prix Fontannes de l'Académie des sciences (1920)[3]
  • Plusieurs taxons sont nommés en hommage à Lambert : Lambertia Oppenheim 1863, Lambertechinus Cosmann 1899, Lambertiella Checchia-Rispoli 1917, Lambertella Mercier 1935, Lambertona Sanchez Roig 1952, Eupachydisus lamberti Collignon[1].

Publications

  • L'activité économique et l'émancipation juridique de la Femme Française, Mémoire de la Société académique du département de l'Aube, 1910.
  • Un document pour l'histoire de la guerre : lettre d'une Française résidant en Belgique, Mémoire de la Société académique du département de l'Aube, 1919-1920.
  • Essai de nomenclature raisonnée des Echinides (en collaboration avec Paul Thiéry), 1925.

Notes et références

Voir aussi

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