Jules Leroux (écrivain)
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Jules Auguste Leroux |
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Jules Auguste Leroux, né le à Villers-Semeuse (Ardennes)[1] et mort au combat le à Roclincourt, est un écrivain et un poète français du XXe siècle. Certains le considèrent comme l’inventeur du roman ardennais[2]. Son nom est inscrit au Panthéon dans la liste des 560 écrivains morts pour la France pendant la Première Guerre mondiale.
Tôt orphelin de père — ses héros Léon Chatry et Paul Francolin le seront également — Jules Leroux est remarqué par son instituteur, Monsieur Richer, qui obtient de sa mère, l'autorisation de se charger de lui.
Il suit à son tour les cours de l'École normale de Charleville (actuellement Charleville-Mézières), où il entre en 1897.
Dès 1899, il est instituteur à Gespunsart puis Nouzonville.
Il enseigne à l'École Normale de Douai en tant que maître-interne et professeur de lettres, et il est chargé du cours de l'Histoire de l'Art à l'École Municipale des Beaux-arts où il rencontre un vif succès.
Jules Leroux, encore méconnu, établit des liens plus ou moins importants qui vont, pour certains, faciliter son « entrée en littérature ». Louis Pergaud[3] l’apprécie sans doute : Leroux lui adresse L’Herbe d’Avril, ce dont il est remercié dans une lettre datée du .
Dès lors, Pergaud, auteur déjà reconnu, oriente son condisciple vers l’éditeur Figuière qui révèle notamment Georges Duhamel, Jules Romains, George Bernard Shaw, Paul Fort (préface de la réédition de Léon Chatry, instituteur en 1936). Ce détecteur de talent accepte, sans réserve, de « lancer » celui qu’il perçoit « comme une des plus belles figures de sa jeunesse » (même préface) : il édite Une Fille de Rien en 1911, puis toute l'œuvre. L’écrivain aimerait que son premier ouvrage soit aussi reconnu digne de « la suprême distinction », en 1911. Il sollicite alors, tout naturellement, conseils et appui auprès du lauréat de 1910. Mais le jury récompense Alphonse de Chateaubriant pour Monsieur des Lourdines. Pour autant, le jury reconnaît « combien il y avait […] d’ingéniosité et d’art dans l'œuvre de Pergaud », le « peintre excellent » nous faisant « admirablement voir la campagne », ses « grandes lignes » et ses « couleurs ». Mais, « Leroux nous en fait sentir l’âme », estimant supérieure la plume de celui qui n’a pas eu le prix.
Volontaire en 1914, Jules Leroux est blessé à la main. Guéri, il remonte au front. Nommé caporal au 41e régiment d'infanterie le , il disparaît deux jours plus tard le aux combats à Roclincourt ; par jugement du tribunal de Douai, le décès est transcrit le à Douai. Jules Leroux est déclaré « Mort pour la France »[4],[5].
Publications
- Les Franges du rêve, poèmes, 1908[6]
- L'Aube sur Béthanie, poème dramatique en un acte, tiré de l'Évangile, Roubaix, édition du Beffroi, 1908[7],[8]
- À la forêt d'Ardenne, poème, 1909 repris dans La Brume Dorée
- La Brume Dorée, poèmes, édité à frais d'auteur en 1909, Paris, E. Sansot, 1910[9]
- Une Fille de rien, roman, éditions Eugène Figuières, 1911[10],[11]
- À propos d'un tableau de l'Église Notre-Dame de Douai, article, 1911
- Jehan Bellegambe, 1911 Douai[12]
- La Muse Noire, poèmes, éditions Eugène Figuières, 1911, deuxième édition en 1912[13]
- Jean de Bologne, éditions Figuières, 1913[14]
- Léon Chatry, instituteur, roman, éditions Eugène Figuières, 1913[15] ; rééd. 1936[16] ; rééd. éditions L'amitié par le livre, 1950 ; rééd. éditions La manufacture, 1985[17]
- Le Pain et le Blé, roman posthume (déposé aux éditions Figuières en 1914), éditions Athéna, 1922[18],[19] ; paru en feuilleton dans le Journal des Ardennes à partir de 1923
Adaptations
L'écrivain ardennais Franz Bartelt découvre le roman Léon Chatry, instituteur en 1985 et l'adapte pour la radio. France Culture le diffuse sous la forme d'un feuilleton de six épisodes en 1991[20].