Jules Luquet
marchand d'art et éditeur français (1824-1904)
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Joseph Jules Luquet (1824-1904), est un éditeur d'estampes, de revues, et un marchand d'art français.
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Biographie
Joseph Luquet est né à Paris au 18, rue Royale, quartier de la Madeleine, le 7 juillet 1824, de Joseph Marcel Luquet et de Claude Françoise Caroline Masson[1]. Jules Luquet (comme on le prénomme dans la vie courante) se dit collectionneur d'art, et est le propriétaire de l’Hôtel de Grande-Bretagne à Paris, 14 rue de Caumartin[2].
Il épouse le 12 avril 1855 à Paris Euphrasie Adélaïde Hamel (1834-1898), la fille du graveur Victor Hamel, dont deux enfants, un garçon, Louis-Joseph (1857-1911) et une fille Jeanne-Caroline (1861-1934) .
Il s'associe en octobre 1862 à Alfred Cadart dans le cadre de la Société des aquafortistes sise au 79 rue de Richelieu. L'association dure jusqu'en mars 1868[3],[4].
Vers la même époque, Luquet devient l'un des principaux marchands de Gustave Courbet, pour lequel il va même aux États-Unis, afin de démarcher des galeries et aussi participer à la création du French Etching Club, qui reste la première association consacrée à l'eau-forte du continent américain[5]. Il organise dans la foulée une exposition à la Leonard's Room de Boston, qui rassemble une centaine d'estampes[6]. Il en profite pour montrer Le Retour de conférence (une toile à ce jour disparue)[7],[8]. En avril 1866, Luquet parvient à vendre La Curée, un grand format qu'il possédait depuis 1862, à l'Alston Club de Boston[9].
Courant 1878 il est toujours mentionné comme marchand d'art : en octobre, il achète plusieurs toiles à Claude Monet peintes à Vétheuil[10].
En mars 1880, il se sépare de son épouse[11].
En août 1880, il devient le gérant d'une nouvelle revue illustrée, L'Art de la mode, fondée par Ernest Hoschedé avec la complicité de l'illustrateur Henri de Montaut et Marie Biard[12].
En 1898, il prend sa retraite, pensionnaire de la fondation Galignani, à Neuilly-sur-Seine où il meurt en 1904[13].
Deux artistes l'ont représenté : Théodule Ribot (portrait peint, s.d., Fitzwilliam Museum)[14] et Charles Jacque (eau-forte, 1866)[15]. Le portrait peint par Courbet figurant un homme barbu reste supposé représenter Luquet sans aucune certitude (Portrait of a Man, vers 1862, Metropolitan Museum of Art)[16].