Jules Moineau

anarchiste belge From Wikipedia, the free encyclopedia

Jules Moineau, né le à Liège (Belgique)[1], et mort le à Rodange (Luxembourg), est un militant républicain, puis collectiviste et enfin anarchiste belge.

Décès (à 76 ans)
Rodange (Luxembourg)
Première incarcération1892 : 25 ans de travaux forcés pour « vol de dynamite et complot »
Prison de Louvain
Originebelge
Faits en bref Naissance, Décès ...
Jules Moineau
Naissance
Liège (Belgique)
Décès (à 76 ans)
Rodange (Luxembourg)
Première incarcération 1892 : 25 ans de travaux forcés pour « vol de dynamite et complot »
Prison de Louvain
Origine belge
Type de militance animateur de colonie libertaire
écrivain
Cause défendue libertaire
collectivisme
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Lors de la Première Guerre mondiale, il est l’un des signataires du Manifeste des Seize rassemblant les libertaires partisans de l'Union sacrée face à l'Allemagne.

Biographie

Orphelin de père dès l’âge de 10 ans, il entre 5 ans plus tard à l’École des Mines de Liège pour devenir ingénieur. En 1884, il intègre l’École royale militaire.

Lors des grandes grèves de 1886, il quitte l’armée pour ne pas avoir à tirer sur les ouvriers.

Animateur des groupes libertaires d’Ougrée, Seraing et Flémalle, il participe en à un important mouvement révolutionnaire. Plus de quarante ans plus tard, il fera le récit de ces évènements sous le titre « Rétrospective révolutionnaire » dans Le Réveil anarchiste n°888, de [2].

Il part ensuite au Brésil, avec trois autres compagnons[3], pour y fonder une colonie libertaire[4] mais l'initiative est un échec[5].

Revenu à Liège, il fonde les Groupements économiques ouvriers.

Attentats anarchistes

L’Insurgé, 6 juin 1903.

Dans la nuit du , plus de 900 kilos de dynamite sont volés à la poudrière d’Ombret par Hansen, Bustin et Langendorf qui parviennent à passer en France. Extradés en , ils sont jugés et condamnés à des peines de 15 et 12 ans de prison. Le soir même du jugement, le , une bombe est déposée devant le domicile du conseiller Renson, président de la cour d’assises. L’engin n’explose pas, un agent ayant réussi à éteindre la mèche. La vague d’attentats se poursuit, visant le le procureur du roi et, dans la soirée du , les domiciles à Liège d’un sénateur, de son fils et le chœur de l’église Saint-Martin[2].

Moineau est arrêté dans la nuit du 1er au avec 15 autres militants. Il est inculpé de « vol de dynamite et de complot » lors du procès tenu le devant la Cour d’assises de Liège, mais sa culpabilité n'est pas établie pour sa participation à l’attentat manqué contre le conseiller Renson.

Durant le procès, il affirme n’avoir exercé qu’une influence morale sur ses camarades[6], mais prend sur lui l’entière responsabilité des faits, acceptant « la solidarité de tous les actes qui devaient amener à la révolution » en précisant qu’il n’avait jamais cherché à faire de victimes.

Défendu par Émile Royer[7],[8], il est condamné à 25 ans de travaux forcés[9].

Jules Moineau est interné à Louvain. Il est à plusieurs reprises mis au cachot pour rébellion mais parvient à tenir grâce aux visites trimestrielles de sa famille et à l’importante correspondance qu’il entretint avec l’extérieur, participant même à des travaux de recherches pour des étudiants de l’université de Louvain.

Il bénéficie d’une libération anticipée le [10] et, lors d’un meeting organisé à Liège pendant la grève de 1901, il raconte ses déboires à la prison de Louvain devant un public d’environ 2 000 personnes.

Entre 1903 et 1914, il collabore aux journaux anarchistes belges L’Insurgé puis L’Émancipateur animé par Georges Thonar et donne un grand nombre de conférences dans toute la Belgique[2].

Manifeste des Seize

Lors de la Première Guerre mondiale, après l’entrée des troupes allemandes à Liège, il est arrêté avec une douzaine de compagnons et interné dans une caserne de la ville, puis libéré au bout de trois semaines. Il fuit aux Pays-Bas puis via l'Angleterre, se réfugie en France.

En , il est l’un des signataires du « Manifeste des Seize » soutenant la cause alliée[11],[12],[13].

À plusieurs reprises il est envoyé en mission d’espionnage ou de sabotage dans la région de Liège occupée.

Après guerre, il reste lié aux mouvement libertaire et collabore à la nouvelle série des Temps nouveaux[14] puis à la revue Plus loin de Marc Pierrot[15].

Œuvres

  • Lettres d'un forçat, Précédées d'une préface et de la plaidoirie de Me Émile Royer prononcée devant la cour d'assises de la province de Liège pour Jules Moineaux, Ixelles, 1900[16].
  • Lettres d'un forçat, Bruxelles, 1901[16].

Bibliographie

Radio

Notices

Articles connexes

Notes et références

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