Jules Noutour
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Jules Noutour, (1897-1945)[1], policier, militant syndicaliste et socialiste lillois, résistant, est le cofondateur de La Voix du Nord avec Natalis Dumez.
Jules Edmond Marcel Noutour est né le à Boulogne-sur-Mer. Après avoir combattu héroïquement lors de la Première Guerre mondiale, il devient gardien de la paix le . Jules Noutour se consacre alors également à des activités syndicales au sein de la police. Il est secrétaire général de l’Association professionnelle de la police de Lille et secrétaire général de l’Union départementale des policiers du Nord. Il est également responsable du journal Le Policier du Nord. Il adhère au parti socialiste[2].
Dès l'occupation de Lille par les allemands en fin , il entre en résistance et publie le une feuille de résistance avec l'aide de Denimal et Dewerse[3]. S'opposant à sa hiérarchie, il est affecté à un simple poste de policier municipal. En , lorsque le gouvernement de Vichy dissout les associations professionnelles, Jules Noutour fait paraître un communiqué dans les postes de police pour protester contre cette mesure en demandant à ses camarades « d’être calmes en attendant des jours meilleurs ». Cette publication a entraîné en sa révocation de la police par le préfet Fernand Carles. Jules Noutour, alias Levasseur, appartient alors à de nombreux réseaux de résistance tels que Gloria SMH (SMH étant les initiales renversées de HMS « His Majesty’s ship »), Pat O’Leary, Buckmaster, Libération-Nord et surtout le mouvement Voix du Nord. Avec Natalis Dumez il collabore à la création du journal clandestin La Voix du Nord en et se charge de sa diffusion jusqu'en .
Le , Jules Noutour est arrêté par la police de sûreté allemande (Sipo-SD) avec son épouse Jeanne née Potié, et leur fille Janine, âgée de 14 ans. Cette dernière, en raison de son jeune âge, est relâchée le . Interrogé par Kurt Kohl, inspecteur de la Sipo-SD à La Madeleine et violemment torturé, Noutour est ensuite condamné par un tribunal militaire allemand à 20 ans de travaux forcés. Il est déporté le et trouvera la mort au camp de concentration de Gross-Rosen en . Jeanne Potié est internée 5 mois à la prison de Loos. Elle est transférée à Essen, puis à Ravensbrück, et Mauthausen. Elle est libérée au printemps 1945.