Lomme

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Lomme
Lomme
Mairie de Lomme
Blason de Lomme
Héraldique.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Nord
Arrondissement Lille
Commune Lille
Intercommunalité Métropole européenne de Lille
Statut Commune associée
Maire délégué
Mandat
Olivier Caremelle
2022-2032
Code postal 59160
Code commune 59355
Démographie
Gentilé Lommois, Lommoise
Population 28 073 hab. (2023 en évolution de +2,15 % par rapport à 2017)
Densité 3 015 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 38′ 09″ nord, 3° 00′ 51″ est
Superficie 9,31 km2
Élections
Départementales Lille-6
Historique
Fusion
Intégrée à Lille
Localisation
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Lomme
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Lomme
Liens
Site web http://www.ville-lomme.fr/

Lomme est une commune française située dans le département du Nord et la région Hauts-de-France. C'est une commune associée de Lille.

Lomme se trouve à la périphérie de Lille, au nord-ouest. Elle est depuis 2000 une commune associée à cette dernière et est membre de la Métropole européenne de Lille.

Située en Flandre romane, dans la vallée de la Deûle, elle jouxte les communes de Lille, Lambersart, Lompret, Pérenchies, Capinghem, Ennetières-en-Weppes, Englos, Sequedin, Loos et Haubourdin.

Urbanisme

Voies de communications et transports

L’axe structurant le plus important est la D933 (avenue de Dunkerque) disposant d’un faisceau métropolitain en infrastructure (ligne no 2).

La commune est desservie par plusieurs types de transports en commun :

La gare de Lomme, arrêt ferroviaire de la ligne d'Haubourdin à Saint-André, située rue de la gare de Lomme, n'est plus desservie par les trains de voyageurs après avoir longtemps perduré comme boutique commerciale de la SNCF. Aujourd'hui elle abrite une occupation transitoire à vocation citoyenne, le tiers-lieu Le Quai des Transitions[2].

Quartiers

Lomme comprend cinq quartiers : le Bourg, la Délivrance, la Mitterie, le Mont-à-Camp et le Marais.

Le Bourg

L'église du bourg sous le vocable de Notre-Dame-de-la-Visitation.

C'est le quartier le plus ancien et il était autrefois le cœur de la ville. L'église, Notre-Dame-De-La-Visitation, dont la construction remonte au XIIIe siècle a la particularité de ne plus avoir de flèche. Celle-ci fut détruite lors de la première guerre mondiale.

La Délivrance

Ce quartier édifié près de la gare de triage construite vers 1920 était destiné à loger les cheminots. Appelé aussi cité Jardin, elle profitera un programme de réhabilitation des logements en 2025, et d'un programme de métamorphose des rues trottoirs

La Mitterie

Presque aussi ancien que le quartier du bourg, il correspond à la villa Ulma, terrain légué aux chanoines de la Collégiale Saint-Pierre de Lille qui donna son nom à la ville. Dans une période plus récente, on y trouvait notamment des ateliers de constructions mécaniques.

Mont-à-Camp

Le nom proviendrait d'une dénivellation du terrain (motte) sur lequel fut installée au XVIIe siècle une garnison chargée de protéger Lille, d'où le nom de motte-à-camp, transformé en Mont-à-camp. L’église de mont-à-camp construite au début du siècle, qui était surmontée d'une statue du christ, fut démolie en 2005 pour être remplacée par une église plus fonctionnelle.

On y trouve la chapelle de la maladrerie, vestige d'une léproserie, édifiée entre 1461 et 1466. Ce monument est incontestablement aujourd'hui le plus ancien de tout Lomme. À cette époque, ce sont donc seulement les "ladres", les lépreux, qui vivent dans le petit hameau de Canteleu. En 1791, on recense seulement 24 habitants sur l'ensemble du hameau.

Le bourg industriel de Canteleu, qui a laissé son nom à une station de métro proche, était situé en partie sur ce quartier. Le nom "canteleu" signifiant "chante loup" (du picard "cante leu") était à l'origine celui d'un hameau situé à Esquermes (commune annexée à Lille en 1858).

Le bourg apparaît en 1857, date à laquelle Eugène Verstraete rachète les terres de la Maladrerie pour y édifier une usine de lin. Il construit ensuite durant les années 1860 les premières maisons de rangée individuelles du quartier pour y loger ses employés au début de ce qui est aujourd'hui la rue du Marais (à l'origine un très ancien chemin rural de communication, sans habitation, qui partait de la Maladrerie pour rejoindre l'abbaye de Loos). Ces maisons, qui existent toujours du côté impair au début de la rue sont aujourd'hui les plus anciens logements de particuliers de la ville. D'autres industries s'implantent dans le bourg et celui-ci se développe à cheval sur les communes de Lomme, Lambersart et Lille. En 1873, plusieurs notables, dont Eugène Verstraete, portent sans succès un projet visant à constituer le bourg en commune autonome.

Le Marais

Comme son nom l'indique, il était composé de marais qui furent asséchés au cours des siècles par les moines de l'abbaye de Loos.

Une des premières raffineries de France qui fournissait du pétrole pour les lampes d'éclairage s'y installa et ainsi que des filatures aujourd'hui disparues. L'église Notre-Dame-de-Lourdes date de 1895.

L'ancienne usine Le Blan-Lafont réhabilitée

Le Marais est également marqué dans sa partie est par le développement de l'industrie du bourg de Canteleu, qui s'étale vers le Marais. En particulier, l'usine Le Blan, repère du quartier, est construite à Lille à la limite de ce quartier. On met en place également des rigoles pour achever d'assécher les derniers marécages. Ces rigoles ont disparu aujourd'hui mais leur cours a défini des axes qui demeurent, comme l'impasse de la tortue. Le quartier s'assainit et prospère. À partir des années 1970-1980, néanmoins, les usines font faillite les unes après les autres et laissent derrière elles des zones désaffectées. Après des décennies d'immobilisme, le quartier bénéficie du rayonnement d'EuraTechnologies, gigantesque pôle d'innovation inauguré en 2009 dans l'usine Le Blan réhabilitée, et voit désormais affluer les investisseurs. Les anciens logements sont enfin remis aux normes et c'est désormais un quartier en pleine mutation qui attire un public de plus en plus jeune, séduit par un quartier d'avenir.

Toponymie

L'origine du nom semble remonter au XIe siècle avec un lieu appelé villa Ulma, retrouvé dans le titre de la fondation de la Collégiale Saint-Pierre de Lille[3]. Il viendrait donc du latin ulmus, orme (puis olm en flamand[4]), indiquant un lieu où poussaient des ormes.

Histoire

Lomme, qui faisait partie de la Flandre wallonne, et depuis la nouvelle cartographie de frontières françaises et belges communes, nommée Flandre Française, dépendait de la châtellenie de Lille et du diocèse de Tournai puis de celui de Cambrai. Saint Bernard fonda une "abbaye-fille" de Cîteaux en 1146 dont Jean le Bel fut le premier abbé. À la suite des conquêtes de Louis XIV, Lomme devint française en 1667.

C'est au cours du XIXe siècle que la ville va connaître son essor avec l'arrivée de nombreuses industries, notamment textiles, mécaniques, ou chimiques.

Avant la Révolution française, Lomme était le siège de plusieurs seigneuries[5]. L'une d'entre elles, le Grand-Bas (ou le Grand-Bus du nom d'un des seigneurs), était détenue en 1612 par Josse de Parmentier. Le , la gouvernance de Lille a rendu une sentence à propos d'un différend entre Josse de Parmentier, licencié es-droits, seigneur du Grand-Bas à Lomme et les officiers fiscaux de la gouvernance. Ces derniers avançaient que Josse de Parmentier n'était pas noble et ne pouvait jouir des immunités (dont l'exemption d'impôts) liées à cet état. La sentence reconnait la noblesse du plaignant ce que celui-ci a pu prouver. Il est à noter que le père de Josse, Jean était greffier de la dite gouvernance, (ce qui a joué en sa faveur?). Sa mère était Philippine Picavet, dame du (« dame » est le féminin de « seigneur », du latin domina) Grand-Bas[6].

À la fin du XVIIe siècle, Jean-François du Bus, écuyer, est seigneur du Grand-Bas. Capitaine de cavalerie au service de Louis XIV, il est tué le à la bataille de Trèves sur la Sarre[7].

Lors de la Seconde Guerre mondiale, dans la nuit du 9 au , un bombardement anglais qui visait à quelques semaines du débarquement de Normandie l'important complexe ferroviaire et centre névralgique de la gare de triage de Lille-Délivrance fit plus de 400 victimes parmi la population, touchant plusieurs quartiers, la gare étant enserrée par la ville et cernée par plusieurs quartiers[8]. Les villes voisines, jusqu'à Sequedin, Wambrechies, Marquette-lez-Lille ne sont pas épargnées[8].

Dans la seconde moitié du XXe siècle, avec la fermeture de ses usines, Lomme s'adapta en accueillant le MIN de Lille, en créant le centre commercial d'Englos, en recevant le nouvel hôpital Saint-Philibert, et en remplaçant ses tramways par la ligne 2 du métro de Lille (6 stations sur le territoire lommois)[9].

Après des délibérations des conseils municipaux de Lille et de Lomme intervenues en 1999, les deux communes fusionnent le et Lomme devient une commune associée de Lille[10],[11],[12].

Politique et administration

Lomme dans son ancien canton et son arrondissement en 2008

Rattachements administratifs et électoraux

Avant sa fusion dans Lille, Lomme se trouvait dans l'arrondissement de Lille du département du Nord.

Elle faisait partie de 1793 à 1982 du canton d'Haubourdin, année où elle devient le chef-lieu du canton de Lomme[13]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, cette circonscription administrative territoriale a disparu, et le canton n'est plus qu'une circonscription électorale.

Pour les élections départementales, le territoire de Lomme fait partie depuis 2014 du canton de Lille-6

Pour l'élection des députés, son territoire fait partie de la onzième circonscription du Nord.

Intercommunalité

Lomme faisait partie depuis 1967 de la communauté urbaine de Lille (CUDL), un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre et auquel la commune avait transféré un certain nombre de ses compétences, dans les conditions déterminées par le Code général des collectivités territoriales et qui est depuis 2015 la Métropole européenne de Lille.

Lomme n'étant plus une commune de plein exercice, elle a cessé d'en être membre en 2000.

Tendances politiques et résultats

Après le premier tour des élections municipales de 2020, le , le confinement lié à la pandémie de Covid-19 a retardé de trois mois la tenue du second tour, le . Celui-ci se solde par une quadrangulaire[14] de laquelle sort gagnant le maire sortant Roger Vicot, poursuivant une série de mandats avec un maire PS.

Liste des maires

Liste des maires de Lomme jusqu'à la fusion avec Lille[15],[16],[17]
Période Identité Étiquette Qualité
1790 1791 François Joseph Nollet    
1791 1795 Antoine Joseph Lernould    
1795 1812 François Joseph Deroullers    
1812 1814 Henri Jules Eugène de Waresquiel (Père)    
1814 1819 François-Marie de Waresquiel    
1819 1828 Henri Jules Eugène de Waresquiel (Fils)    
1828 1830 Pierre Robert Joseph de Mengin-Fondragon   Baron
1830 1860 Philippe François Joseph Coisne    
1860 1865 Imbert de La Phalecque    
1865 1892 Eugène F.J. Becquart    
1892 1896 Gustave Jolivet    
1896 1902 Ernest Loyer[18]   Filateur, président du syndicat des filateurs de coton du Nord
Député du Nord (2e circ.) (1893 → 1902)
1902 1908 Jules Lescroart    
1908 1919 Louis Nicolle[19] FR Filateur de lin
Député du Nord (1924 → 1928)
Député du Nord (1re circ. de Lille) (1932 → 1936)
Ministre de la Santé publique et de l'éducation physique (Janvier 1936 → Juin 1936)
Officier de la Légion d'honneur
Président de la Société des sciences, de l'agriculture et des arts de Lille
1919 1944 Eugène Dereuse[20],[21] SFIO Cafetier
Député du Nord (5e circ. de Lille) (1924 → 1936)
Conseiller général d'Haubourdin (1934 → 1940)
1944 1945 Auguste Lamoitie    
1945 1947 G. Sgard    
1947 1990 Arthur Notebart[22],[23] SFIO puis PS Représentant de commerce
Député du Nord (2e circ. puis 5e circ.) (1951 → 1958 et 1962 → 1988)
Président de la Communauté urbaine de Lille (1971 → 1989)
Conseiller général d'Haubourdin (1945 → 1982)
Conseiller général de Lomme (1988 → 1994)
Démissionnaire
septembre 1990 2000 Yves Durand PS Député du Nord (11e circ.) (1988 → 1993 et 1997 → 2017)
Conseiller général de Lomme (1994 → 1997)
Liste des maires associés de Lomme depuis la fusion avec Lille
Période Identité Étiquette Qualité
2000 2012[24],[25] Yves Durand PS Député du Nord (11e circ.) (1988 → 1993 et 1997 → 2017)
Démissionnaire après sa réélection comme député
2012 2022[26] Roger Vicot[27] PS Ancien directeur de la communication de la Ville de Lille
Conseiller général de Lomme (2008 → 2015)
Conseiller départemental de Lille-6 (2015 → 2021)
Vice-président du conseil général du Nord (2011 → 2015)
Liste des députés du Nord (11e circ.) (2022 → )
Vice-président de la métropole européenne de Lille (? → 2022)
Démissionnaire à la suite de son élection comme député
septembre 2022[28] en cours
(au 19 septembre 2022)
Olivier Caremelle PS Professeur d'histoire puis directeur de cabinet du maire de Grande-Synthe
Conseiller départemental de Lille-6 (2022 → )

Politique de transitions écologique, économique et sociale

La Ville de Lomme a participé aux côtés des communes associées de Hellemmes et Lille à l'élaboration d'un Agenda 21 en 2002, et d’un Plan Climat Territorial (2012).

Distinctions et labels

En 2011, Lomme a été récompensée par le label « Ville Internet @@@ »[29].

En 2019, la ville a été récompensée par le label «Ville Prudente »[30].

En 2021, Lomme signe une charte lui faisant bénéficier du "Label S3A" et dans laquelle la ville s'engage à accompagner les handicapés mentaux[31].

Équipements et services publics

Enseignement

L'école élémentaire Roger-Salengro

La ville de Lomme compte :

Population et société

Démographie

Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 7821 7571 7371 7672 0672 1812 3092 4802 421
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 4652 9523 5963 8704 0994 3644 8365 2455 677
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
7 0659 15210 76111 32118 28820 68421 58318 46923 488
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
27 65029 31529 26228 28126 54927 94028 08826 92327 267
2021 2023 - - - - - - -
28 08228 073-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2006[32].)
Histogramme de l'évolution démographique

Vie associative

Lomme compte plus de 130 associations[Quand ?][réf. nécessaire].

On y trouve aussi :

  • Le Centre régional des arts du cirque, qui propose des cours pour les amateurs à partir d'un an (avec leurs parents) jusqu'aux adultes, une classe de préparation aux concours, une formation artistique en trois ans et une formation pédagogique au BIAC et au BPJEPS "activités du cirque". Des résidences d'artistes, un studio de création et une programmation de cirque complètent ses activités.
  • L'odyssée, médiathèque construire en 2002, associée à la Bibliothèque municipale de Lille en 2016.

Sport et loisirs

Le stade des Ormes

Équipements sportifs de la commune :

  • le stade des Ormes
  • une piscine municipale
  • onze salles de sport
  • dix terrains de football

Parmi les différents clubs sportifs de la ville, le Lomme Lille Métropole handball évolue à haut niveau.

Entre 1985 et 1987 fut ouvert un parc de loisirs dénommé "Le parc de Lomme" (ou Lillom) qui fut rapidement fermé à cause de la concurrence avec le parc Bellewaerde[33].

Le Kinepolis, le plus grand cinéma multiplexe de France, qui compte 23 salles totalisant plus de 6800 places.

Économie

Catégories socio-professionnelles de la population active lommoise en 1999[34] :

  • agriculteurs : 0,11 %
  • artisans, commerçants, chefs d’entreprises : 5,09 %
  • cadres, professions intellectuelles : 6,08 %
  • professions intermédiaires : 17,17 %
  • employés : 33,85 %
  • ouvriers : 37,71 %

Lomme abrite plus de 600 entreprises sur son réseau « entreprendre »[35], une zone commerciale, une plate-forme multimodale, une clinique et un établissement hospitalier, un Marché d’intérêt national : « Le Marché de Gros – Lille »[36].

Culture locale et patrimoine

Voir aussi

Notes et références

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