Jules Étienne Pasdeloup naît le à Paris. Il apprend le piano au Conservatoire de Paris, où il remporte le premier prix de solfège en 1832 et de piano en 1834 et où il devient répétiteur de solfège en 1841, de piano de 1847 à 1850 et professeur d’ensemble vocal en 1855[1].
Il fonde et dirige les concerts symphoniques de la Société des jeunes artistes à Paris (premier concert le ) qui devient la Société des jeunes artistes du Conservatoire impérial de musique (1856-1865). En 1860, Charles Gounod démissionne de son poste à la tête des Orphéons de la Ville de Paris. À sa place, François Bazin devient directeur pour la rive gauche et Pasdeloup directeur pour la rive droite[2].
Il crée également la Société des Oratorios (1868) qui donne au Panthéon la première audition à Paris de la première partie de la Passion selon saint Matthieu, et devient chef d'orchestre au Théâtre-Lyrique (1868-1870) où il dirige Rienzi[1].
Après une interruption due à la guerre puis la Commune, Pasdeloup reprend ses concerts en . Ses Concerts populaires sont abandonnés en 1884 à cause de la concurrence exercée par les Concerts Colonne et Lamoureux. Pasdeloup tente encore une saison à Monaco où il dirige les débuts de la chanteuse Cécile Simonnet en 1885, puis, en 1887, quelques concerts et un festival César Franck au Cirque impérial[1].
Adolphe Jullien décrit Pasdeloup comme un homme peu aimable mais qui rachète ses défauts par «un amour passionné pour l'art, qu'il communiquait à son orchestre, à ses auditeurs, et qui le transformait en une sorte de moine prédicant, d'apôtre illuminé de la musique classique.»[3].
Il meurt le à Fontainebleau. Ses obsèques ont lieu le à partir de 11h30: la grille d'entrée de sa maison est convertie en chapelle ardente et de nombreuses fleurs ornent le cercueil. Vers 12h, il est emmené par un cortège à l'église Saint-Louis de Fontainebleau où une célébration a lieu, durant laquelle la Société philharmonique de Fontainebleau lui rend un dernier hommage. Des honneurs militaires lui sont aussi rendus. Il est depuis lors inhumé au cimetière de Fontainebleau, bien que d'autres musiciens et son entourage aient émis le souhait que cette sépulture soit provisoire et qu'il soit transféré à Paris[4].
↑Henri Maréchal, Gabriel Parès, Monographie universelle de l'Orphéon, sociétés chorales, harmonies, fanfares, avec documents inédits, recueillis par les représentants de la France à l'étranger, Paris, C. Delagrave, (lire en ligne), p.13