Jules Pierre van Biesbroeck, né le à Portici, est le fils de Jules Evariste van Biesbroeck, peintre de Gand, et le neveu du sculpteur Louis Pierre Van Biesbroeck. Jules est né en Italie à Portici, près de Naples, au cours d'un voyage effectué par ses parents (au XIXesiècle, de nombreux artistes faisaient des voyages éducatifs en Italie). La famille retourne à Gand alors que Jules Pierre a déjà deux ans[1].
Le garçon, après une courte période de pratique avec son père, est inscrit à l'École d'art de Gand. Son premier tableau, Le Pâtre, est vendu à la Triennale de Gand. En 1888, à l'âge de 15 ans, il fait ses débuts au Salon des Champs-Élysées à Paris avec son œuvre Le Lancement d'Argo. La toile, mesurant 7,5 m sur 2,6 m, provoque un émoi pour la nudité de ses personnages. Le garçon, appelé à Paris, étonne pour son jeune âge et obtient une "mention spéciale". Cependant, afin de pouvoir exposer le tableau, ses personnages furent "habillés" avec des draperies[1].
En 1895, il commence à se consacrer à la sculpture et il est récompensé par des ordres y compris un monument à François Laurent, pour une place à Gand et un autre en l'honneur de Jean Volders[2]. En 1897, il arrive en deuxième position dans le Prix de Rome belge pour la sculpture après Henri Boncquet en 1898. Il sera encore deuxième dans la section consacrée à la peinture[3].
En 1926, il fait un voyage en Afrique du Nord et notamment en Algérie, ce qui va l'influencer. La lumière et l'atmosphère du Maghreb va le pousser à utiliser des couleurs plus claires et de s'engager dans des sujets orientaux. La ville d’Alger a une telle influence sur lui, qu’il décide d’y rester pendant neuf ans, jusqu'en 1938. Son atelier, appelé "La volière” deviendra un lieu renommé dans la ville[2].