Jules Rullens
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Jules Rullens, né à Gand, le et mort à Woluwe-Saint-Lambert le , est un peintre belge.
Famille
Jules (Jules Pierre) Rullens, né à Gand le , est le fils de Charles François Rullens (1829-1896), peintre et de Sylvie Philippine Verberckmoes (1830-1900). Il demeure célibataire[1].
Formation
En 1874, Jules Rullens étudie à l'Académie royale des beaux-arts de Gand, avant de poursuivre sa formation auprès de Jean-François Portaels à l'Académie royale des beaux-arts de Bruxelles[2].
Carrière
Jules Rullens commence à exposer au Salon de Bruxelles de 1881. Ensuite, il participe à plusieurs salons triennaux belges, de même qu'à l'Exposition universelle coloniale et d'exportation générale à Amsterdam en 1883 et à l'Exposition universelle de 1893 à Chicago.
Résidant à Schaerbeek durant la majeure partie de sa carrière, Jules Rullens s'établit à Woluwe-Saint-Lambert en 1932. Il y fait bâtir une maison, rue Jean-Baptiste Timmermans no 25, dont le second étage est occupé par son atelier[2].
Jules Rullens meurt, à l'âge de 75 ans, chez lui, rue Jean-Baptiste Timmermans no 25 à Woluwe-Saint-Lambert le . Quatre jours plus tard, ses funérailles ont lieu à l'Église Saint-Henri de Woluwe-Saint-Lambert[3].
Œuvre
Caractéristiques
Le champ pictural de Jules Rullens couvre essentiellement les paysages, les scènes pastorales, les représentations animalières et les intérieurs. Il représente aussi des scènes de genre, quelques portraits et des compositions florales[2].
En , lorsque l'artiste expose au Salonnet à Bruxelles, Louis Wilmet publie dans Le Vingtième siècle :
« Jules Rullens se présente comme animalier et comme peintre d'intérieurs. Animalier, il ne plante pas son chevalet dans les pâtures[…]. Il s'installe dans les écuries et les étables de tous les bourgs environnant Bruxelles et en leur douce pénombre et atmosphère tiède, il peint chevaux et vaches au repos. La diversité des lieux ne différencie guère ses œuvres, et nous retrouvons les mêmes sujets en quelque village qu'il nous mène. […] Son dessin est exact et son coloris tient compte des valeurs. Le manque d'air et de fraîcheur de certains de ses tableaux est imputable pour une grande part aux endroits de prédilection du peintre. […] Les intérieurs de salons et d'atelier aussi bien dessinés que les autres tableaux plairont davantage. Jules Rullens y déploie une véritable finesse de coloris, il rend parfaitement les tonalités passées des draperies, des cuirs et des vieux meubles. […] Son œuvre capitale "L'Épizootie" montrant un ménage de pauvres cultivateurs en prière près la vache agonisante est capable de réconcilier le public avec les scènes de genre et les évocations de folklore. Outre qu'elle est bien peinte, cette toile est émouvante dans sa naïve vérité »
— Le Vingtième siècle, L'exposition Jules Rullens, 1926[4].
En , lorsque l'artiste expose à la Galerie Portenart à Bruxelles, La Libre Belgique publie :
« Rullens rend les animaux et les étables avec une certaine science d'établissement et de dessin, mais sans cette robustesse, cette pâte, cette saveur qu'un grand peintre comme Jan Stobbaerts nous a habitués à y rencontrer. À cause de quoi, il vaut mieux dans ses intérieurs et quelques coins de villes, où sa touche, son rendu sobre et juste, sa palette davantage conviennent, et les plus simples, les plus pauvres, priment sur les autres comme plus saisis au réel, sans verser toutefois dans aucune vulgaire familiarité. Un tableau de fleurs est aussi à voir, bien présenté et dégagé de toute inutile complexité, avec de la force et de la fraîcheur »
— La Libre Belgique, L'exposition Jules Rullens, 1930[5].
Expositions
Salons triennaux
- Salon de Bruxelles de 1881 : Les deux Amis[6].
- Salon d'Anvers de 1882 : Portrait de M. X.[7].
- Salon de Gand de 1883 (XXXIIe) : Vieillard, étude[8].
- Salon de Gand de 1886 (XXXIIIe) : L'Étude[9].
- Salon de Gand (XXXIVe) de 1889 : La Lecture prohibée et La Répétition[10].
- Salon d'Anvers de 1891 : La Leçon de chant[11].
- Salon de Gand (XXXVe) de 1892 : Le Dernier rameau[12].
- Salon de Bruxelles de 1893 : Un coin d'atelier et La Lecture prohibée[13].
- Salon de Gand (XXXVIe) de 1895 : Le Graveur (peinture) et Raccommodage (aquarelle)[14].
- Salon de Gand (XXXVIIe) de 1899 : Portrait de Mme F.R.[15].
- Salon de Bruxelles de 1900 : L'Épizootie[16].
Autres expositions belges
- 4e exposition du cercle Vrije Kunst de 1902[17].
- 7e exposition du cercle Vrije Kunst de 1905 : Accessoires.
- 9e exposition du cercle Vrije Kunst de 1907 : Au bord de la Senne.
- Exposition Rulens, Salonnet, boulevard du Régent à Bruxelles, de mars au [4].
- Exposition Jules Rulens, galerie Portenaert, Bruxelles, de janvier au [5].
Expositions universelles
- Exposition universelle coloniale et d'exportation générale à Amsterdam en 1883 : L'Étude[18].
- Exposition universelle de 1893 à Chicago : L'Étude[19].
Galerie
La Leçon de chant (1886). Portrait d'un couple. Portrait d'un prophète. Bouquet de roses.