Jules Van Keirsbilck
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Jules (Julien Edmond) Van Keirsbilck, né à Gand le , est le fils naturel de Rosalie Van Keirsbilck[1]. Orphelin, à 14 ans, il part vivre chez des proches à Bruxelles et entre dans l'atelier du sculpteur Joseph Geefs. Il n'y demeure que brièvement, avant de s'orienter vers la peinture qu'il étudie à l'Académie royale des beaux-arts de Bruxelles sous la direction de François-Joseph Navez et d'Albert Roberti. En 1854, après avoir obtenu un premier prix de composition historique et d'étude de nu, il quitte l'institution[2].
Jules Van Keirsbilck devient l'élève de Louis Gallait. Il travaille avec lui et réalise des gravures de reproduction à partir de 1851. Il se spécialise dans la copie de maîtres anciens et modernes, travail qui lui laisse peu de temps pour son œuvre personnelle. En 1866, il est nommé professeur à l'Académie royale des beaux-arts de Bruxelles, où parmi ses élèves, figure Léon Frédéric. Ce professorat lui permet de travailler de manière plus indépendante[3].
Il participe à plusieurs expositions triennales belges et débute au Salon de Bruxelles de 1854, où il envoie deux portraits. Au Salon de Bruxelles de 1860, il présente un portrait et un tableau intitulé Après la bataille[4]. Il est également présent au Salon de Paris de 1870 : Représailles de la Journée du 31 août 1576, au Salon de 1875 : Le Duo et au Salon de 1876 : Le Paradis perdu[5].
Jules Van Keirsbilck envoie Brigand calabrais et La Jeune mère à l'Exposition universelle de 1873 à Vienne[6]. À l'Exposition universelle de 1876 à Philadelphie, il présente Le Duo, Desdemona et Crime et superstition[7]. Au Salon de Bruxelles de 1887, il envoie Par 33° à l'ombre[8]. Au Salon d'Anvers de 1888, il présente Le Récit d'une fable[9].
Jules Van Keirsbilck commence à souffrir d'une pathologie oculaire et Ophélie, sa dernière œuvre datée de 1894, demeure inachevée., Célibataire, il meurt, à l'âge de 62 ans, rue Thiéfry no 47 à Schaerbeek le [1].

