Jules de Blosseville effectue plusieurs voyages à Cayenne, à la Martinique et au Brésil (1818) sur le Railleur puis fait partie du voyage de circumnavigation de l'expédition scientifique de La Coquille de 1822 à 1825 sous les ordres de Louis Isidore Duperrey.
Enseigne de vaisseau (1825), en 1827, il est chargé d'étudier l'hydrographie des côtes de la Normandie puis visite les mers de l’Inde et de la Chine. Nommé lieutenant de vaisseau en 1828, il prend part à l'expédition d'Alger. Cette même année, il aurait rencontré des glaces à la hauteur du Cap, vers le 45e parallèle et se spécialise dans le magnétisme. Pour mener ses études, il demande à voyager dans les mers polaires.
Nommé capitaine du brick de 8 canons La Lilloise, il part ainsi en 1833 pour explorer la côte orientale du Groenland[1]. Il relève la côte du Groenland du 68°34' au 68°55' de latitude nord. Bloqué par les glaces, il doit relâcher au nord-est de l’Islande (Vopnafjörd). Dans une dernière lettre datée du , il indique son intention de retourner «avec prudence» parfaire ses découvertes. Il disparait sans laisser la moindre trace. En 1835, le navire La Recherche est envoyée en Islande pour le retrouver, en vain.
Il est rayé des rôles de la Marine française en 1836.
↑ Paul-Émile Victor, Les Explorations polaires, tome IV de Histoire Universelle des Explorations publiée sous la direction de L.-H. Parias, Paris, Nouvelle Librairie de France, 1957, p.219
↑ Alexandre Tarrieu, Dictionnaire des personnes citées par Jules Verne, vol. 1: A-E, éditions Paganel, 2019, p.114
Voir aussi
Bibliographie
Y.M.G., «Le Centenaire de la découverte de la Terre de Blosseville», Annales de géographie, vol.44, no248, 1935, p.223-224
Jean-Baptiste Charcot, Dans la mer du Groenland, 1928, édition Librairie de l'Œuvre Saint Charles, 1938, p.59-61