Julia Conesa Conesa

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Julia Conesa Conesa
Julia Conesa Conesa, membre des Treize Roses de Madrid.
Biographie
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Julia Conesa Conesa (Oviedo, -Madrid, ) est une couturière et activiste politique des Jeunesses socialistes unifiées pendant la guerre civile espagnole. Elle fait partie du groupe des treize femmes fusillées dans le cimetière de l'Almudena, passées à l'histoire sous le nom des Treize Roses.

Julia Conesa Conesa est originaire d'Oviedo. Elle est assassinée à 20 ans, fusillée devant le mur extérieur du cimetière de la Almudena à Madrid, victime de la répression franquiste après la guerre civile espagnole[1]. Julia Conesa, l'une de celles qu'on a nommées Les Treize Roses, est couturière. Elle est affiliée aux Jeunesses socialistes unifiées (JSU), une organisation fondée en 1936 par le regroupement de l'Union de jeunesses communistes et la Fédération des Jeunesses socialistes. Son adhésion à cette association lui a permis de travailler comme monitrice dans les activités sportives que le parti organisait. Toutefois, elle doit abandonner son emploi de monitrice pour travailler comme contrôleuse dans les tramways, en raison de la situation économique de sa famille. Elle vit chez ses parents avec sa mère et sa sœur.

L'arrestation

Julia Conesa est arrêtée en . Elle est dénoncée par un ami de son fiancé et arrêtée alors qu'elle cousait chez elle. La raison de son arrestation est la crainte du régime franquiste devant une réorganisation des Jeunesses socialistes unifiées, car ce parti continue à lutter dans la clandestinité pour la défense de la Seconde République espagnole[2].

Parmi les détenus se trouvent Julia et ses douze camarades, ainsi que quarante-six hommes. L'événement qui a eu pour conséquence et a servi de prétexte à l'arrestation de Julia Conesa et des douze autres jeunes femmes est l'assassinat du commandant de la garde civile Isaac Gabaldón, de sa fille et de son chauffeur, le [3]. Cet assassinat a été attribué précisément aux Jeunesses socialistes unifiées, organisation dont fait partie Julia Conesa[4]. Mais Julia, comme ses camarades, était déjà en prison au moment des faits[5].

Après leur arrestation, les treize femmes sont détenues dans la prison pour femmes de Ventas, à Madrid. Les témoignages de ceux qui ont vécu cette épreuve révèlent aussi des aspects du caractère de cette jeune femme :

« Elles les emmenèrent en pleine nuit et, lorsqu'elle descendaient les escaliers, Julia a commencé à chanter l'hymne de la Jeune garde ; toutes les autres l'ont repris à sa suite et leurs voix se sont éteintes peu à peu. Quelques minutes plus tard, sur le sang des jeunes hommes, elles furent assassinées. »

Pendant sa détention, Julia Conesa comme les autres détenues n'ont pour contact avec l'extérieur que les visites de leurs proches et la correspondance entre les détenues et leur famille. La dernière lettre qu'on attribue à la victime se termine sur une phrase qui est restée dans l'histoire[6],[7] :

« Mère, frères, avec toute ma tendresse et mon enthousiasme, je vous demande de ne pas me pleurer. Je pars sans pleurer. On me tue innocente, mais je meurs comme doit mourir une innocente. Mère, petite mère, je vais retrouver ma sœur et mon père dans l'autre monde, mais n'oublie pas que je meurs d'être honnête. Adieu, mère chérie, adieu pour toujours. Ta fille, qui ne pourra plus embrasser ni étreindre. Que mon nom ne s'efface pas dans l'histoire. »

Elle est fusillée, de même que ses camarades, le matin du devant le mur d'enceinte du cimetière de l'Almudena[8].

Voir aussi

Références

Liens externes

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