Julia Seale[1] débute dans le monde scénique très tôt, grâce à son professeur Katti Lanner qui la fait débuter dans le pantomime à Drury Lane en 1882. Puis elle se produit à l'Aquarium et à l'Alexandra Palace à Londres.
Elle commencer à attirer l'attention à partir des années 1890. Dans ces années-là, Julia se rend en France, à Paris, où elle joue au théâtre de la Gaîté, mais surtout à l'Alhambra où on la voit dans plusieurs opéras comme Zanetta (1891) ; La Belle au bois dormant (1892) ; Don Juan (1892) ; Moujik à Chicago (1893). Elle interprète le plus souvent des rôles masculins sur scène comme celui de Cardenio dans Don Quichotte, Oberon dans Titania en 1895, un sergent-major dans Les Soldats de la Reine en 1899 ou le rôle de l'Esprit de la Tentation dans Les Chaussures Rouges[2] et de Pierrot dans l'Amour Bohème[3], deux pièces dans lesquelles elle joue aux côtés de son amante Emilienne d'Alençon[4], la même année[5]. L'année suivante en 1900, elle est conviée à jouer à l'Olympia et aux Folies Bergère. C'est à cette même période qu'elle rencontre le chorégraphe Alfredo Curti qui la fait jouer dans Faust, où elle joue justement le rôle de Faust, mais aussi dans Le Duc Ferrare à Venise en 1905. Elle paraît également, toujours en costume masculin, auprès de la chanteuse et actrice Gaby Deslys dans La Kraquette[6] ainsi qu'avec Louise Willy dans le ballet Cléopâtre en 1906. On la voit aussi à New York en 1912 avec Adeline Genée dans La Carmargo, un opéra représenté au Metropolitain Opéra.
Julia Seale apparaît aussi dans le court métrage de Robert Paul, The Soldiers Courtship[7] aux côtés de Fred Storey en 1896.
On perds sa trace dans la presse après 1916.