Louise Willy

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Louise Willy
Biographie
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Période d'activité

Alida Mercier dite Louise Willy, née le à Fresnes-sur-Escaut (Nord)[1],[2] et morte le dans le 10e arrondissement de Paris[3], est une artiste de cabaret, de théâtre et de cinéma muet française.

Elle reste surtout connue à l'écran pour avoir tourné en 1896 dans le premier film à caractère érotique de l'histoire du cinéma : Le Coucher de la mariée.

Élève du mime Charles Aubert[4], Alida Mercier fait ses débuts, sous le nom de Louise Willy[5], au théâtre des Nouveautés en 1892 dans un petit rôle de La Bonne de chez Duval d'Antony Mars et Hippolyte Raymond[6], puis au Théâtre Moderne dans Tous à la scène de Victor de Cottens et Paul Gavault[7].

Elle rejoint les Folies Bergère en 1894, dans Fleur de Lotus, une pantomime d'Armand Silvestre et Hugues Delorme[8],[9]. Elle est ensuite engagée à l'Olympia[10] et tourne à Cabourg[11] et à Lyon où elle remplace Blanche Cavelli, au théâtre de l'Eldorado, dans un tableau extrait de la pièce Le Coucher d'Yvette, appelé aussi Le Coucher de la mariée, pantomime lyrique de Francisque Verdellet, musique d'Eugène Arnaud[12],[13]. Elle est engagée au Jardin de Paris où elle joue Le Suicide de Pierrot[14], puis le rôle de la Fée dans La Fée des poupées, un ballet-pantomime viennois de Josef Hassreiter et Franz Gaul créé à l'Olympia en [15].

En 1895, elle passe dans la revue Les Turlutaines de l'année et la pantomime Mauvais Rêve de Max Maurey, musique de Rodolphe Berger[16], et triomphe à l'Olympia dans Le Coucher de la mariée, pantomime de Gaston Pollonnais et Oscar de Lagoanére[17], où l'on voit tomber un à un ses vêtements[18], et dans le Bain de la Parisienne[19].

En 1896, elle tourne dans le film érotique, Le Coucher de la mariée[20],[21], d'après la pièce du même nom, film exploité par Eugène Pirou.

En 1897, elle crée le rôle d’Églantine dans le ballet-pantomime Le Chevalier aux fleurs d'Armand Silvestre, musique d'André Messager et Raoul Pugno, au théâtre Marigny[22].

De retour à l'Olympia, en 1898, elle joue dans une reprise du Coucher de la mariée ; dans Pierrot cambrioleur[23] ; dans Vision !, ballet-pantomime de Léon Roger-Millès sur la musique d'Edmond Missa[24] ; dans Folles Amours[25] ; dans Néron avec Émilienne d'Alençon ; le rôle de Pierrette dans Les Sept Péchés capitaux de Maurice de Marsan sur la musique d'Henri Hirschman[26],[27] ainsi que dans le ballet-féerie Les Mille et Une Nuits de Max Maurey et A. Thierry en 1899[28].

Elle passe au Parisiana en 1900 dans une reprise de Mauvais Rêve[29] ; à l'Olympia dans La Belle aux cheveux d'or, ballet-pantomime de Jean Lorrain, sur une musique d'Edmond Diet, le [30],[31],[32]. Elle crée le rôle de Julie dans Moins cinq !, une pièce de Paul Gavault et Georges Berr, au Palais-Royal, le [33]. En , elle crée le rôle de Gabrielle Vernis dans la comédie Sacré Léonce ! de Pierre Wolff[34],[35].

Elle quitte le théâtre pour retourner au music-hall avec des rôles dans Paris-Cascades, ballet d'Auguste Germain sur la musique de Louis Varney à l'Olympia en [36],[37], et dans Cendrillon, féerie-ballet de Alphonse Lemonnier et Gardel Hervé sur une musique de Victor Rogeren en 1902[38],[39].

À la Scala, elle joue Cambriolage de Jacques Lemaire et Paul Fauchey en [40].

En 1903, elle est engagée au théâtre des Mathurins. Elle y joue La Momie, une pantomime d'Henry Ferrare et Louis Aubert[41] ; le rôle de Laurida dans Cœur jaloux, une pantomime d'Henri Reine, musique de Chantrier[42]. En 1904, elle incarne le prince Aurore dans la revue des Folies Bergère de Victor de Cottens[43], Praxitèle dans Phrygné avec Cléo de Mérode à l'Olympia[44]. En 1905, elle joue dans Pris au piège, une pièce de Théo, musique de H. Rosès au théâtre des Capucines[45]. En 1906, Josiane Eymard, pièce de Jean Lorrain à la Nouvelle-Comédie[46]. René Debrenne l'engage pour la tournée en province pour jouer le rôle de Cléo de Garches dans Amour et Cie de Louis Forest[47]. En 1907, elle crée le rôle de Delphine dans La Lime, mimodrame d'Henry Ferrare[Note 1], musique d'André Fijan, au Moulin-Rouge le [48] qu'elle reprend au palais des Beaux-Arts de Monte-Carlo en 1909[49].

Après la sortie de son dernier film L'Homme nu en 1913, sa carrière s'interrompt. Après le guerre, sans doute considérée comme trop âgée pour remonter sur scène, Louise Willy quitte définitivement les feux de la rampe et doit continuer de vivre en devenant femme de ménage. Toutefois, elle n'est pas complètement oubliée de ses contemporains puisque lors du recensement de la population de Paris en 1926, l'agent-recenseur l'enregistre sous le nom de Mercier dite Willy au 22, rue Beaurepaire. dans le 10e arrondissement[50].

Morte célibataire à l'hôpital Lariboisière à l'âge de 60 ans, Louise Willy laissait deux frères, Louis et Aramis, et une sœur Aline (1868-1955) qui était devenue également artiste dramatique[51] à la même époque.

Théâtre (créations)

Cinéma

Le Coucher de la mariée

Iconographie

Louise Willy a fait l'objet de nombreux portraits photographiques, notamment par Édouard Stebbing, qui ont été largement diffusés en carte postale.

Bibliographie

Sources

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Notes et références

Articles connexes

Liens externes

Média externes

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