Julien-Marie Durand
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Julien Marie Durand, né le à Bélesta, en Ariège, et mort le à Rieucros, en Ariège[1], est un prêtre catholique français qui a exercé ses fonctions dans l'est du département de l'Ariège. Il est connu pour ses travaux en archéologie préhistorique sur l'Holocène en Ariège. Il était membre de la Société préhistorique française.
Curé de campagne
Julien Durand est l'ainé des six enfants d'Henri Paul Durand, ouvrier scieur, et d'Émilie Louise Richou, morte à 41 ans en 1919.
Après la mort de sa mère, il est placé comme apprenti-pâtissier à Toulouse. Après son service militaire à Lyon, il entre au séminaire de Changis (Seine-et-Marne), puis au grand séminaire de Mazères (Ariège). Il est ordonné prêtre en 1935. Il sera successivement curé de Montségur de 1936 à 1941, de Mijanès de 1941 à 1945, et enfin de Rieucros de 1945 jusqu'à sa mort.
Fait brièvement prisonnier en 1940, il s'évade avant la frontière allemande avec quatre autres compagnons d'infortune, et traverse la France à bicyclette pour rejoindre l'Ariège. En contact avec le maquis du Donezan, qu'il soutient depuis sa cure de Mijanès, il est arrêté et conduit à la villa Lauquié, siège de la Gestapo à Foix. Cette fois encore il s'évade, empruntant opportunément un vélo qui se trouvait là et qu'il rendra plus tard[2].
Préhistorien
Près de Montségur, Julien Marie Durand fouille minutieusement le niveau prémoustérien de la grotte du Tuteil, dont il publie une description de l'industrie en quartzite, sans bifaces, avec l'abbé Henri Breuil.
Dans le chainon de la Bartefeuille et surplombant le Lasset, sur le territoire de la commune de Bénaix, il fouille de 1936 à 1942 le gisement préhistorique de la grotte de las Morts. Occupée en ses deux entrées opposées et présentant un habitat couvrant 200 m2 sur chaque station, elle a livré huit foyers s’échelonnant de 6500 à Une sépulture d’enfant et une flute en os, objet assez rare dans les Pyrénées, ont été trouvées[3],[4].
En 1952, il découvre les fresques romanes de l'église semi-rupestre de Vals sous plusieurs couches de badigeon. Il fouille également à proximité de cette église classée monument historique en 1910[5].
Collection
Les objets archéologiques provenant des fouilles de l'abbé Durand ont été déposés au musée d'Archéologie nationale, à Saint-Germain-en-Laye, au musée de l'Ariège au château de Foix et au musée de Vals, géré par l'association des Amis de Vals, fondée par l'abbé en 1962, et qui se présente sous forme d'un "bar-expo"[6].
Hommage
Un document de synthèse de ses recherches a été établi en 1988 par le Service géologique national[7].