Julien-Urbain-François-Marie-Riel Lefebvre de La Chauvière
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| Julien-Urbain-François-Marie-Riel Lefebvre de La Chauvière | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Député de la Loire-Atlantique | |
| – (3 ans, 1 mois et 21 jours) |
|
| Gouvernement | Convention nationale |
| Député au Conseil des Cinq-Cents | |
| – (1 an, 7 mois et 5 jours) |
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| Biographie | |
| Nom de naissance | Julien-Urbain-François-Marie-Riel Lefebvre de La Chauvière |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Challans (Vendée) |
| Date de décès | (à 58 ans) |
| Lieu de décès | Inconnu |
| Nationalité | Française |
| Parti politique | Girondins Modérés |
| Profession | Jurisconsulte Procureur-syndic |
| députés de la Loire-Atlantique | |
| modifier |
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Julien-Urbain-François-Marie-Riel Lefebvre de La Chauvière ( à Challans - ), est un homme politique français, membre de la Convention, député au Conseil des Cinq-Cents.
La monarchie constitutionnelle mise en application par la constitution du 3 septembre 1791 prend fin à l'issue de la journée du 10 août 1792 : les bataillons de fédérés bretons et marseillais et les insurgés des faubourgs de Paris prennent le palais des Tuileries. Louis XVI est suspendu et incarcéré avec sa famille à la tour du Temple.
Jurisconsulte à Nantes avant la Révolution, Julien Lefebvre, alors procureur-syndic de Nantes, est élu en député du département de la Loire-Inférieure , le deuxième sur huit, à la Convention nationale[1].
Il siège sur les bancs de la Gironde. Lors du procès de Louis XVI, il vote « la réclusion, et la déportation à la paix » et vote en faveur de l'appel au peuple et en faveur du sursis à l'exécution de la peine[2]. Le , il est absent lors du scrutin sur la mise en accusation de Jean-Paul Marat[3]. Le , il vote en faveur du rétablissement de la Commission des Douze[4].
Le , au terme du discours de Jean-Pierre-André Amar (député de l'Isère), membre du Comité de sûreté générale, Julien Lefebvre fait partie des députés décrétés d'arrestation pour avoir signé la protestation contre les journées du 31 mai et du 2 juin[5]. Lui et les autres protestataires sont libérés après le 9 thermidor et réintégrés à leur poste le 18 frimaire an III (le )[6].
Il applaudit à la répression de l'insurrection de prairial.
En 1795, il est envoyé en mission en Belgique avec son collègue Ramel ; il proclame la liberté de la navigation de l'Escaut, et est activement mêlé à la réunion des Pays-Bas à la France.
Réélu, le 23 vendémiaire an IV, député de la Loire-Inférieure au Conseil des Cinq-Cents par 62 voix (239 votants), il siège parmi les modérés et parle sur l'organisation des conseils de santé ; il quitte l'Assemblée en 1797 et termine ses jours dans la retraite.
Il épouse Marie Agathe Charette de Boisfoucauld, fille de Gabriel Louis Charette et de Renée Charlotte de Ruays, puis à Marie Anne Cahen.
Mandats
- 05/09/1792 - 26/10/1795 : Loire-Inférieure - Girondins
- 15/10/1795 - 20/05/1797 : Loire-Inférieure - Modérés
Travaux législatifs
- Observations sur la nouvelle organisation des pouvoirs administratifs, Angers : impr. de Pavie, 1790. In-8°, 36 p.
- Opinion sur la réunion de la Belgique à la République française, prononcée par Lefevre [sic], séance du 9 vendémiaire an IV. Paris, Impr. nationale, an IV. In-8°, 10 p.
- Convention nationale. Rapport et projet de décret sur les réclamations de la citoyenne Montansier et Bourdon-Noeuville, relatives au Théâtre des arts... présentés à la Convention nationale, dans la séance du 16 ventôse an III, au nom du comité des finances, par Lefebvre. Paris, Impr. nationale, an III. In-8°, 12 p.
- Corps législatif. Conseil des Cinq-Cents. Opinion de J. Lefebvre, etc. sur le projet présenté par Vitet, au nom de la commission d'instruction publique, pour l'organisation des écoles de santé. Séance du 16 germinal an VI. Paris, Impr. nationale, an VI. In-8°, 16 p.
- Discours prononcé par le représentant du peuple Lefebvre (de Nantes), le 16 fructidor, en présence de la garnison et des administrations militaires, rassemblées au Temple de la Raison pour y entendre la lecture de l'Acte constitutionnel. Bruxelles : impr. de la Vve Descamps, [1795]. in-8, 7 p.