Julien Pépin de Belle-Isle
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Saint-Malo
Hôtel Pépin de Bellisle à Nantes
| Julien Pépin Seigneur de Belle-Isle | ||
| Naissance | Saint-Malo |
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| Décès | (à 77 ans) Hôtel Pépin de Bellisle à Nantes |
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| Origine | Français | |
| Allégeance | ||
| Arme | ||
| Grade | Chef d'escadre des armées navales | |
| Années de service | 1745 – 1765 | |
| Conflits | Guerre de Succession d'Autriche Guerre de Sept Ans |
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| Distinctions | Chevalier de Saint-Louis | |
| D’azur, à un chevron componé de sept pièces, trois d’argent et quatre de gueules, et accompagné de trois pommes de pin d’or, posées deux en chef, et l’autre en pointe. | ||
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Julien Pépin, seigneur de Belle-Isle[1], de la Freudière, etc. (né le à Saint-Malo et mort le en son hôtel Pépin de Bellisle), est un corsaire et officier de marine français du XVIIIe siècle. Il termine sa carrière avec le rang de chef d'escadre des armées navales. Par son mariage avec une créole de Saint-Domingue, il est aussi un planteur esclavagiste.
Origines et famille
Julien Pépin de Belle-Isle est issu d'une famille de la petite noblesse bretonne dont les origines connues remontent au XVe siècle et qui a compté plusieurs marins[2].
Il est le fils de Thomas-Jean Pépin (1676-1711), seigneur de Belle-Isle, et de dame Françoise Morochg (ou Morrogh). Son père, capitaine-corsaire et armateur à Saint-Malo[3], commande en 1677 un navire de 30 canons[4]. Sa mère, Françoise Morrogh, est veuve de Guillaume Prigent de Penlan qu'elle avait épousé en premières noces. Ses parents se marient le à Saint-Malo. Il naît trois ans plus tard puisqu'il est baptisé à Saint-Malo, le [5].
Carrière dans la Marine du Roi
Devenu adulte, Julien Pépin entreprend une carrière militaire. Il débute comme gendarme de la garde, avant de céder à son tour à la tradition familiale. Il est un temps officier de marine dans la Compagnie des Indes à Lorient.
Il commande, en 1745, le navire corsaire l'Apollon (54 canons) de Rochefort[6]. Remarqué par la prise du vaisseau de guerre le HMS Anglesea (44 canons), dans l'océan Indien, il lui est permis d'intégrer la Marine royale. Le , il reçoit un brevet d'enseigne de vaisseau et le , il est reçu chevalier de Saint-Louis[4]. Il participe à cinq campagnes, dont certaines très difficiles.
Il prend part à la guerre de Succession d'Autriche et se rend en Argentine en 1743, puis au Portugal en 1745. Il semble même avoir été tenté de prendre le parti de Charles Édouard Stuart dans sa tentative de conquête du trône d'Angleterre. Il parcourt le monde, des Indes au Canada, de l'Isle de France au Brésil en passant par les Canaries et l'Irlande, avec, à chaque fois des combats, des tempêtes et des soucis de santé mais toujours avec le même zèle pour le roi.
Progressant rapidement dans sa carrière, il est nommé lieutenant de vaisseau le et élevé au grade de capitaine de vaisseau seulement deux mois plus tard, pendant la campagne des Indes, grade qui ne deviendra effectif que dix ans plus tard[7]. Malgré ses nombreuses voyages, il assiste à l'Assemblée des États de Bretagne en 1750, dans l'ordre de la noblesse.
Après avoir commandé la frégate Hébé en 1763, Julien Pépin de Belle-Isle est choisi le pour surveiller à Nantes la construction du vaisseau le Bretagne, offert au Roi par les États de Bretagne. Il est élevé au rang de chef d'escadre des armées navales par lettre patente du [7].
Il meurt le dans son hôtel particulier[7].
