Juste une illusion (film)
film français sorti en 2026
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Juste une illusion est un film français écrit et réalisé par Olivier Nakache et Éric Toledano, sorti en 2026.
Éric Toledano
Éric Toledano
Camille Cottin
Simon Boublil
Alexis Rosenstiehl
Pierre Lottin
Ten Cinéma
Gaumont
| Réalisation |
Olivier Nakache Éric Toledano |
|---|---|
| Scénario |
Olivier Nakache Éric Toledano |
| Acteurs principaux |
Louis Garrel Camille Cottin Simon Boublil Alexis Rosenstiehl Pierre Lottin |
| Sociétés de production |
Quad Productions Ten Cinéma Gaumont |
| Pays de production |
|
| Genre | Comédie dramatique |
| Durée | 119 minutes |
| Sortie | 2026 |
Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution.
Synopsis
1985. Le jeune Vincent Dayan vit en Île-de-France. Dans cette famille de la classe moyenne, installée dans un ensemble d'immeubles de la banlieue ouest de Paris ; il est coincé entre des parents toujours en conflit et un grand frère provocateur, Arnaud[1]. Ses parents, juifs d’Afrique du Nord marqués par leur histoire, essaient non sans mal de s’adapter à la crise économique. De plus, le gardien de leur immeuble, Étienne Berger, se rapproche de la mère de famille, Sandrine.
Vincent, qui va bientôt avoir 13 ans et se prépare pour sa bar-mitsvah[1], n’est plus petit mais pas encore grand. Il se pose des questions, auxquelles le rabbin essaie de répondre : son identité, l'amitié, la famille, la religion, le désir et les premiers élans amoureux.
Fiche technique
Sauf indication contraire, les informations mentionnées dans cette section peuvent être confirmées par les bases de données cinématographiques IMDb et Allociné, présentes dans la section « Liens externes ».
- Titre original : Juste une illusion
- Réalisation et scénario : Olivier Nakache et Éric Toledano
- Musique : GoGo Penguin
- Direction artistique : Anna Prat
- Décors : Jean Rabasse
- Costumes : Isabelle Pannetier
- Photographie : Augustin Barbaroux
- Montage : Dorian Rigal-Ansous
- Production : Nicolas Duval Adassovsky, Olivier Nakache, Éric Toledano, Hervé Ruet
- Sociétés de production : Quad Productions et Ten Cinéma, en coproduction avec TF1 Films Production et Gaumont[2]
- Société de distribution : Gaumont (France)
- Budget : 12,5 millions d'euros[3]
- Pays de production :
France - Langue originale : français
- Format : couleur - 1,78:1 - DCP
- Genre : comédie dramatique
- Durée : 119 minutes
- Dates de sortie[4] :
- France :
Distribution
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- Louis Garrel : Yves Dayan
- Camille Cottin : Sandrine Dayan
- Simon Boublil : Vincent Dayan
- Alexis Rosenstiehl : Arnaud Dayan
- Pierre Lottin : Étienne Berger, le gardien
- Jeanne Lamartine : Anne-Karine Duchesnay
- Samuel Maïmoun : Nino Bernini, le copain italien de Vincent
- Demba Diaw : Oussman, un copain de Vincent
- Lilian Wallet : Thierry, un copain de Vincent
- Augusto Fornari : Monsieur Bernini
- Giorgia Sinicorni : Madame Bernini / Laure dans le film « La Ruée vers Laure »
- Rony Kramer : M. Abourmad, le rabbin
- Adèle Jayle (d) : Madame Duchesnay, la mère d’Anne-Karine
- François Raison : Monsieur Duchesnay, le père d’Anne-Karine
- David Ayala : Maurice, le patron de Lucky Look
- Agnès Boury : la vendeuse du vidéoclub
- Matthias Quiviger : Didier, le professeur de judo
- Éric Toledano : un acteur dans le film « La Ruée vers Laure » (caméo, non crédité)
- Olivier Nakache : un acteur dans le film « La Ruée vers Laure » (caméo, non crédité)
Production
Fin 2024, Camille Cottin, Louis Garrel et Pierre Lottin sont annoncés dans des rôles principaux du nouveau film des réalisateurs Olivier Nakache et Éric Toledano[5]. En , le jeune Simon Boublil, fils de Philippe Torreton, est annoncé dans le rôle de Vincent dans le film, présenté comme une comédie dramatique familiale située dans les années 1980[6],[7].
Le tournage a lieu d'avril à . Il se déroule à Paris et en Île-de-France, notamment à la résidence de la Villeparc située à Maurepas (Yvelines) et aux studios de Bry-sur-Marne[8],[9],[3]
Anachronismes
- Avant le film, à la projection des indicatifs des partenaires et productions, pour TF1 il s'agit de celui des années 1970 (indicatif d'ouverture d'antenne de TF1 de 1976 à 1985) (vidéo de présentation). A partir de 1986, il était composé de lignes horizontales bleu ciel et bleu foncé, jusqu'à 1989 (Vidéo de présentation).
- Toujours avant le film, l'indicatif de la société Gaumont, producteur et distributeur de films, est amputé du son original pour le début du film (vidéo de présentation).
- Vincent, un soir, découvre son père endormi sur le canapé, devant la télévision, alors que l'indicatif d'Antenne 2 est diffusé pour annoncer la fermeture d'antenne, "Les hommes volant de Folon" (premier indicatif de chaine), utilisé de la création de la chaine en 1975 jusqu'au 12 septembre 1983 (vidéo de présentation). En 1985, l'indicatif de fermeture d'antenne de la chaine (second version) était un visuel composé de formes géométriques en mouvement (vidéo de présentation).
- Vincent possède une collection de pin's. La pin's mania ne commence que vers 1987.
- Le film pornographique La Ruée vers Laure n'est sorti qu'en 1996.
- À la station-service, l’on peut voir une Peugeot 405 phase 2 qui n’est sortie qu’en 1993. Elle est montée sur un camion porte-voitures Renault Midliner S dont la version a été produite à partir de 1996.
- Les parents d'Anne-Karine Duchesnay regarde à la télévision, l'humoriste et imitateur, Thierry Le Luron imitant l'actrice, Alice Sapritch fumant avec un porte cigarette et avec un turban sur la tête. Le sketch a été diffusé dans la célèbre émission du samedi soir d'Antenne 2, "Champs-Élysées" du 8 janvier 1983 (vidéo de présentation).
- Les parents d'Anne-Karine ont une Renault 25 phase 2 qui n'est sortie qu'en 1988.
- À plusieurs reprises apparaissent des Renault Espace 1 phase 2, qui n'est sortie qu'en 1988.
- À la fin du film, Anne-Karine et Vincent se rendent au concert organisé par SOS Racisme, Place de la Concorde à Paris, qui a lieu le , avec le groupe Téléphone. Or, au début du film, le frère de Vincent écoute un morceau de The Cure, In Between Days, qui ne sortira en 45 tours que le .
- Vincent fait sa bar-mitsvah le lendemain matin du concert, soit le dimanche 16 juin. Or, le texte de la Torah qu'il a dû apprendre, issu de la parasha "Lekh Lekha", ne se lit à la synagogue qu'en octobre ou novembre. De plus, une bar-mitsvah ne peut se dérouler un dimanche matin puisqu'on ne lit pas la Torah ce jour de la semaine (sauf exceptions qui ne concernaient pas le 16 juin 1985).
- Un flash info entendu à la radio parle des "dix ans de pontificat de Jean-Paul II", soit en 1988. Or le film est censé se dérouler en 1985.
- L'identité graphique de la ligne 6 du métro parisien (plan de la ligne et livrée turquoise de la rame), visible lorsqu'Anne-Karine et Vincent rentrent en métro, est celle des années 2000.
- Dans la chambre de Anne-Karine, lorsque Vincent tâche la copie de leur exposé, l'ampoule montée dans la lampe de bureau est une ampoule à LED dite "à filament" apparue à la fin des années 2010.
- Le système d'exploitation de l'ordinateur est Windows 1 qui ne sort en réalité qu'en novembre 1985.
Anecdotes
- L'histoire du film se déroulant en 1985, les génériques des producteurs diffusés avant le film sont ceux de la période concernée. On peut alors y voir les anciens génériques d'ouverture d'antenne de Canal+ (avec le disque multicolore) et TF1 (indicatif de 1976 à 1985), ainsi que l'indicatif de la Gaumont des années 80 (indicatif amputé du son). Un faux générique vieilli est également diffusé pour le producteur et diffuseur Disney+, ainsi que pour la région Île-de-France.
- La fin du film est composé de fausses archives familiales diffusées dans un habillage au format Super 8.
- Le père de Vincent écoute quotidiennement la radio RTL et suit avec passion le jeu de La Valise RTL, animé par le présentateur d'époque Fabrice (animateur). Le but du jeu est de noter le montant de la valise, en francs, quotidiennement dans l'éventualité d'être appelé par Fabrice qui va demander ce montant. Dans l'éventualité que l'auditeur arrive à donner le montant exact, il gagne la coquette somme. Dans une scène du père, il se retrouve bloqué dans sa Renault 20 dans un embouteillage en train d'écoute RTL depuis le poste auto-radio, il entend que Fabrice appèle son domicile et devient hystérique. Le moment laisse penser au sketch de l'humoriste Jean-Marie Bigard de 1995 (vidéo de présentation du sketch interprété sur scène).
Musiques du film
De nombreuses musiques préexistantes sont utilisées durant le film[10],[11] :
- Imagination - Just an Illusion
- Simply Red - Holding Back the Years
- Nicole Croisille et Pierre Barouh - Un homme et une femme (la bande son du film du même nom)
- Toto - Georgy Porgy
- The Alan Parsons Project - Eye in the Sky
- Fox the Fox - Precious Little Diamond
- The Cure - In Between Days
- Francis Cabrel - Ma place dans le trafic
- Avishai Cohen, Yonathan Avishai, Barak Mori et Ziv Ravitz - The Seventh
- Francis Lai - Plus fort que nous
- The Pointer Sisters - I'm So Excited
- Joy Division - Transmission
- Christopher Cross - Sailing
- Kelsey Lu - I’m Not in Love
- Earth, Wind and Fire - Getaway
- Téléphone - Un autre monde
- François de Roubaix - Dernier Domicile connu
- Marc Ferreri - Proud to Be Loud
- Andrew Gold - Genevieve
La chanson Just an Illusion donne son nom au titre du film[10],[12].
Sortie et accueil
Lors de l'annonce du projet en 2025, la sortie française est fixée au [6]. Finalement, en , la sortie est avancée au [13].
L'accueil de la critique est partagé. Dans le journal Le Monde, Boris Bastide salue « le talent des deux cinéastes pour écrire des dialogues amusants et croquer des situations aussi drôles que tendres ». Il salue aussi la qualité de restitution des années 1980[1]. Dans le quotidien Libération, Lelo Jimmy Batista est plus réservé. Il considère que ce film est nostalgique à outrance et est « comme un sirop tiède et sucré »[14]. Marie Sauvion, dans l'hebdomadaire Télérama, met en exergue des « acteurs qui font des étincelles »[15].
