Justine Benin

femme politique française From Wikipedia, the free encyclopedia

Justine Benin, née le aux Abymes (Guadeloupe), est une femme politique française.

PrésidentEmmanuel Macron
PrédécesseurFonction créée
Faits en bref Fonctions, Coordonnatrice interministérielle contre les Violences faites aux femmes en Outre-mer ...
Justine Benin
Illustration.
Justine Benin en 2019.
Fonctions
Coordonnatrice interministérielle contre les Violences faites aux femmes en Outre-mer

(1 an, 6 mois et 21 jours)
Président Emmanuel Macron
Premier ministre Élisabeth Borne
Gabriel Attal
Michel Barnier
François Bayrou
Gouvernement Borne
Attal
Barnier
Bayrou
Prédécesseur Fonction créée
Successeur Aude Luquet (indirectement)
Secrétaire d'État à la Mer

(1 mois et 14 jours)
Président Emmanuel Macron
Premier ministre Élisabeth Borne
Gouvernement Borne
Prédécesseur Annick Girardin (ministre)
Successeur Hervé Berville
Députée française

(5 ans)
Élection 17 juin 2017
Circonscription 2e de la Guadeloupe
Législature XVe (Cinquième République)
Groupe politique app. MoDem
Prédécesseur Gabrielle Louis-Carabin
Successeur Christian Baptiste
Conseillère départementale de la Guadeloupe

(5 ans et 2 mois)
Élection 29 mars 2015
Circonscription Canton du Moule
Prédécesseur Canton créé
Successeur Gabrielle Louis-Carabin
Vice-présidente du conseil régional de la Guadeloupe

(5 ans, 8 mois et 22 jours)
Élection 14 mars 2010
Président Victorin Lurel
Conseillère générale de la Guadeloupe

(3 ans, 11 mois et 28 jours)
Élection 27 mars 2011
Circonscription Canton du Moule-2
Prédécesseur Christian Couchy
Successeur Canton supprimé
Biographie
Date de naissance (51 ans)
Lieu de naissance Les Abymes (France)
Nationalité Française
Diplômée de Université Toulouse-Capitole
Profession Conseillère à l'emploi
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Députée de la deuxième circonscription de la Guadeloupe de 2017 à 2022, elle est notamment rapporteure en de la commission d'enquête parlementaire sur la pollution du chlordécone aux Antilles françaises.

En 2022, elle est nommée secrétaire d'État à la Mer dans le gouvernement Borne, mais quitte ses fonctions quelques semaines plus tard à la suite de son échec aux élections législatives.

Biographie

Famille et parcours

Justine Benin naît aux Abymes en Guadeloupe en 1975, et grandit au sein d'une famille nombreuse. Après l’obtention d'un master en droit social à l’université Toulouse-Capitole, elle commence sa carrière professionnelle à la direction de la protection judiciaire de la jeunesse, puis au sein de Pôle emploi, où elle assume différentes fonctions pour le service public de l’emploi en Île-de-France et en Guadeloupe[1],[2].

Engagement en politique

De retour en Guadeloupe en 2006, elle milite dans des associations sportives et culturelles[3] et se lance dans la politique locale, lors des élections municipales de 2008. Elle est élue au Moule sur la liste de Gabrielle Louis-Carabin[4]. Aux élections régionales de 2010, elle est élue sur la liste du vainqueur socialiste Victorin Lurel[4]. Elle est alors nommée troisième vice-présidente du conseil régional de la Guadeloupe chargée de la formation professionnelle[2].

En 2011, lors des élections cantonales, elle est élue conseillère générale divers gauche dans le canton du Moule-2, éliminant dès le premier tour le sortant socialiste Christian Couchy[4]. Aux élections municipales de 2014, elle figure en dernière position de la liste de la majorité, et n'est pas réélue[5]. Elle est réélue lors des élections départementales de 2015, après la fusion des cantons de la commune dans le nouveau canton du Moule[4].

Aux élections municipales de 2020, elle est tête de la liste d'opposition au Moule, « Ensemble disons oui au changement ». Elle arrive derrière celle de la maire sortante, Gabrielle Louis-Carabin, avec 35,77 % des voix, et est élue conseillère municipale du Moule et conseillère communautaire de la communauté d'agglomération du Nord Grande-Terre[6].

Députée de la XVe législature

Le , elle est élue députée de la deuxième circonscription de la Guadeloupe, réunissant 64,26 % des suffrages exprimés face à la candidate de La République en marche, Diana Peran[7].

Élue sous l'étiquette « divers gauche », elle siège à l'Assemblée nationale en tant qu'apparentée au groupe du Mouvement démocrate (MoDem)[8]. Elle est également membre de la délégation aux outre-mer de l'Assemblée nationale[9].

Commission d'enquête sur la pollution au chlordécone

Justine Benin est nommée rapporteuse en de la commission d'enquête parlementaire sur la pollution au chlordécone en Guadeloupe et en Martinique[10]. En , elle remet son rapport, qui affirme la responsabilité de l'État français dans la pollution aux Antilles, et elle plaide pour la mise en place de réparations, notamment pour l'agriculture, la prévention des risques sanitaires et la recherche scientifique[11].

À la suite de la remise de son rapport, le gouvernement présente en le plan Chlordécone IV, qui reprend largement des recommandations du rapport de la commission d'enquête parlementaire[12]. En outre, suivant l'une des propositions du rapport de Justine Benin sur le volet de la gouvernance, la Martiniquaise Edwige Duclay est nommée directrice de projet interministériel pour la coordination du plan Chlordécone IV en Guadeloupe et en Martinique[13].

Loi sur la gouvernance de l'eau potable et de l'assainissement en Guadeloupe

En , Justine Benin dépose au Parlement, conjointement avec son collègue sénateur de la Guadeloupe, Dominique Théophile, une proposition de loi rénovant la gouvernance du service public de distribution d'eau potable et d'assainissement en Guadeloupe[14]. Ce texte vise à répondre aux difficultés de distribution d'eau potable et d'assainissement dans le département, confronté depuis longtemps à des pénuries récurrentes dues à un réseau vétuste et mal entretenu, et à l'organisation inadaptée des opérateurs de l'eau dans l'archipel[15]. La proposition de loi prévoit ainsi le cadre législatif d'une gouvernance unifiée, avec un syndicat mixte ouvert, créé au plus tard le . Elle est définitivement adoptée par l'Assemblée nationale, à l'unanimité en séance publique, le [16],[17], puis elle est examinée et votée par le Sénat le [18]. La loi est officiellement promulguée le [19].

Secrétaire d'État à la Mer

Proche du MoDem, Justine Benin est nommée secrétaire d'État à la Mer le au sein du gouvernement Borne, succédant à Annick Girardin[20].

Élections législatives de 2022

Justine Benin est candidate à sa succession aux élections législatives de 2022 dans la deuxième circonscription de la Guadeloupe[21], dans un département qui s'est montré très hostile à Emmanuel Macron à l'élection présidentielle de 2022. À l'issue du premier tour, elle arrive en tête en obtenant 31,31 % des suffrages exprimés, et se retrouve donc en ballottage favorable devant Christian Baptiste (26,78 %), le candidat du PPDG (NUPES)[22],[23], mais elle est battue au second tour en obtenant 41,35 % des voix, contre 58,65 % pour Christian Baptiste[24]. Conformément à la règle édictée par l'Élysée[25],[26], Justine Benin quitte le gouvernement le [24].

Polémiques

Clientélisme

En , elle est mise en cause par Mediapart qui lui reproche une « dérive clientéliste », en raison de plusieurs versements (37 000 euros) effectués en 2019 et 2020 par le MoDem à des associations comme à un restaurant de la commune du Moule où elle s'est présentée aux élections municipales de 2020. Pour la ministre, « ces interventions ont été faites en toute transparence »[27],[28],[29],[30],[31].

Harcèlement moral

En , alors que Justine Benin est coordinatrice interministérielle contre les violences faites aux femmes en Outre-mer, Paris Match révèle qu'elle fait l'objet de signalements pour harcèlement au travail émanant de plusieurs collaborateurs. Trois mains courantes ont été déposées pour harcèlement moral et violences physiques, évoquant des punitions, des vexations et des gestes tels que des tirages de cheveux, ainsi qu’un rythme de travail jugé hors norme[32],[33].

Décoration

Notes et références

Voir aussi

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