János Rombauer
peintre hongrois
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János Rombauer, aussi connu sous son nom en slovaque Ján Rombauer, né à Levoča le en Haute-Hongrie (actuellement en Slovaquie) et mort le à Prešov, est un peintre portraitiste hongrois. Son style est typique du Biedermeier hongrois.
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| Autres noms |
Ján Rombauer Johann Rombauer |
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| Maître |
Ján Jacob Stunder (sk) |
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| Influencé par |
Biographie

János Rombauer nait le à Levoča en Haute-Hongrie, dans le royaume de Hongrie[1]. Son père, David Rombauer (1742-1806), un protestant d’origine germanique, était sculpteur sur bois[2].
À Pest (aujourd’hui Budapest), János Rombauer devient le disciple de Ján Jacob Stunder (sk)[1]. À dix-neuf ans, il commence à y travailler comme portraitiste. Sa première miniature connue date de 1802.
Vers 1805, probablement à Bardejov, il rencontre l’aristocrate polonais Joseph Auguste Ilinski (pl)[2] qui, à cette époque, est au service du gouvernement russe. Impressionné par son talent, Ilinski l’invite dans son domaine près de Romaniv. En 1806, Rombauer l’accompagne à Saint-Pétersbourg[1],[2] où il élit domicile[3]. Il y travaille comme enseignant et comme peintre, notamment auprès de la cour du tsar[1]. Vers 1810, il s’exerce à la copie de tableaux du musée de l'Ermitage afin d’améliorer sa technique[1]. En 1818, il épouse Amalie Baumann (née vers 1795 - morte en 1843), d’origine germano-balte. Durant son séjour dans la capitale, il devient membre de l’Académie impériale des Beaux-Arts et participe à ses expositions. Vladimir Borovikovski et Oreste Kiprensky semblent avoir eu une influence significative sur son style.
Il retourne en Hongrie en 1824 et s’installe à Prešov[1] avec sa femme. Leur unique enfant, Matilda, nait en 1829. Il poursuit son œuvre dans cette ville, peignant de nombreux portraits de la noblesse — hongroise ainsi que russe — et de citoyens éminents du royaume de Hongrie.
János Rombauer meurt le [1].
Bien que spécialisé dans la peinture de portraits, il est également l’auteur de paysages et d’œuvres religieuses, dont quelques retables[3]. On estime qu’il a peint au moins deux-cent-quarante-huit œuvres, dont beaucoup ont été perdues. Aujourd’hui, ses peintures connues sont pour l’essentiel conservées au musée de l’Ermitage, à la galerie Tretiakov, à la Galerie nationale hongroise et à la Galerie nationale slovaque. Il est un des représentants les plus notables du Biedermeier hongrois[3],[4].
Galerie
Joseph Auguste Ilinski (pl) Vladislav Ozerov (c. 1807-1809) La comtesse Barkóczy (1820) Ignace Aurélien Fessler (1821) Praskovya Koutaïsova, épouse de Pavel Koutaïsov (ru) (années 1820), musée d'Histoire de Dnipro Le Printemps (c. 1830)