Jérusalem (Gérôme)
tableau de Jean-Léon Gérôme
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Jérusalem, dit aussi Golgotha ou Consummatum est, est un tableau de Jean-Léon Gérôme, réalisé en 1867. Il est exposé et conservé à Paris au Musée d'Orsay.
| Artiste |
Jean-Léon Gérôme |
|---|---|
| Date |
1867 |
| Type | |
| Technique |
Huile |
| Dimensions (H × L) |
82 × 144,5 cm |
| Mouvement | |
| No d’inventaire |
RF 1990 7 |
| Localisation |
Musée d'Orsay, Paris (France) |
Sujet
Ce tableau est connu sous plusieurs noms. L'un de ses titres est une référence à la dernière parole du Christ avant de mourir Consummatum est (« Tout est accompli »)[1]. Le Golgotha renvoie au mont où le Jésus aurait été crucifié. Le Musée d'Orsay le présente sous le titre de Jérusalem.
Traitement
Il s’agit d’une représentation originale pour l'époque de la Crucifixion du Christ. En effet la composition proche d’un hors-champ cinématographique, déroute les spectateurs de l’époque car elle leur paraît trop éloignée de l’iconographie traditionnelle[2].
L’artiste a choisi une façon inhabituelle de traiter ce sujet, car de la Crucifixion on ne voit que l'ombre. Le tableau est découpé en trois plans. Le premier représente le mont Golgotha et l’ombre des trois exécutés sur la croix : Jésus, le bon larron et le mauvais larron. En second, la foule qui était venue assister à la scène s’éloigne à travers la végétation pour retourner à la ville située en dernier plan sous un ciel assombri.
La signature de l'auteur J.L. GEROME est en arc de cercle, en bas à gauche sur une pierre.
Critiques
Le tableau est présenté au Salon de 1868 où il essuie de sévères critiques[2].
La composition de l'image déroute simultanément le spectateur et le fait participer à ce qui se passe, comme s'il se tenait sous les croix, symbolisant son appartenance à l'univers, l'implication dans un événement véritablement cosmique.
En même temps, Émile Galichon note que « nul ne peut se flatter d'avoir l'œil photographique de M. Gérome et de posséder, à un aussi haut degré que lui, le don de l'observation et la faculté de traduire l'impression reçue »[3] ,[4].
Parcours
En 1871, Goupil & Cie vend l'œuvre à la firme new-yorkaise Knoedler pour la somme considérable de 30 000 francs français. En 1873, le tableau est acheté par Henry N. Smith. Passant de main en main, en 1990 l'œuvre est mise aux enchères par Christie's à New York. Dans la même année, le tableau est acquis par le Musée d'Orsay de Paris[4]. Il existe une seconde version au Musée Van-Gogh d'Amsterdam.
Galerie
Liens externes
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