Jérôme Ducor
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Jérôme Ducor est un japonologue, spécialiste du bouddhisme d'Extrême-Orient et enseignant suisse. Il a été conservateur du Musée d'ethnographie de Genève.
Jérôme Ducor est né et vit à Genève. Très tôt, bien que protestant, il s'est intéressé au bouddhisme[1]. À quatorze ans, il découvre le bouddhisme dans les films d’Arnaud Desjardins et ses témoignages de moines tibétains réfugiés. Pour approfondir, il lit en bibliothèque des livres dont L’enseignement du Bouddha de Walpola Rahula. Il s'initie à « la notion de karma dont la véritable définition est l’intention. Et aussi le postulat d’un monde ordonné selon une loi naturelle où s’enchaînent les causes et les effets. Aux antipodes d’une création divine ». Jérôme Ducor a seize ans quand il découvre la tradition bouddhique de la Terre Pure à travers le Rév. Jean Eracle, fondateur d'un temple de cette tradition à Genève, qu'il rencontra lors d'une conférence donnée par le maître tibétain geshe Jampa Gyatso[2]. Il s'initie aux études bouddhiques à l'université de Lausanne sous la direction de Jacques May[3],[4], avec qui il apprend les langues canoniques du bouddhisme : le tibétain, le pâli, le sanskrit et le chinois[3]. Il passe ensuite une licence en histoire des religions avec le professeur Robert Klaus Heinemann et un doctorat en japonologie à l'université de Genève[5] sous la co-direction des prof. May et Heinemann. Spécialiste du bouddhisme japonais, il poursuit ses études à l'université de Ryūkoku à Kyōto, où il est chercheur invité du Sekai Bukkyō Bunka Senkyū Senta / Research Center for World Buddhist Cultures (anciennement Bukkyō Bunka Kenkyūsho)[5].
De 1992 à 1993, il enseigne les religions extrême-orientales à l'université McGill à Montréal[5]. De 1993 à 2019, il est privat-docent à la section de langues et civilisations orientales de l'université de Lausanne[5]. De 1995 à 2019, il est le conservateur responsable du département Asie du Musée d'ethnographie de Genève (MEG)[5]. De 2007 à 2019, il est chargé de cours à l'unité de japonais de l'université de Genève, où il est actuellement chercheur associé[5]. Il enseigne également à l'université des seniors (Uni3) de Genève et à l'Institut d'études bouddhiques de Paris[5].
Il est membre associé du Centre de recherche sur les civilisations de l'Asie orientale (CNRS - CRCAO / UMR8155 Japon)[5].
Il reçoit l'ordination et la maîtrise de l'école bouddhique Jōdo shinshū, au Hompa-Honganji[6] à Kyōto, où il a obtenu le grade scolastique de hokyô. Il est résident du temple Shingyōji de Genève[5].
Distinctions
- 2020 : Ordre du Soleil levant, rayons d’or avec rosette[7].
- 2017 : prix du Ministre des affaires étrangères du Japon[8].
- 2014 : prix Numata d'encouragement de la culture bouddhique[9].
- 2008 : prix de la traduction francophone de la littérature japonaise de la fondation Konishi pour les échanges internationaux[9].