Jérôme Ferrari

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Jérôme Ferrari
Jérôme Ferrari en 2023.
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Œuvres principales

Jérôme Ferrari, né en 1968 à Paris, est un écrivain et traducteur français.

Jérôme Ferrari est le fils d'un salarié d'Air France[1].

Il a passé son enfance entre le Continent et la Corse[2], île à laquelle il est attaché.

Il avait la liberté d'explorer à volonté la bibliothèque de sa famille pendant son enfance. Sa passion pour l'écriture commença à 11 ans en écrivant ses premiers textes, qui étaient des poèmes engagés et liés à l'emprisonnement d'un de ses cousins impliqué dans l'affaire Bastelica-Fesch en 1980[3].

Il effectue une partie de ses études à la Sorbonne, où il obtient la licence de philosophie de l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Il est aussi titulaire de l'agrégation de philosophie et d'un DEA en ethnologie[4]. Ses parents sont originaires de Fozzano et de Sartène, et il a lui-même vécu en Corse et enseigné la philosophie au lycée de Porto-Vecchio. Durant cette période, il a organisé notamment des « cafés philosophies » à Bastia, et enseigné dès 1990 à Bastia[5], en 2003 au lycée international Alexandre-Dumas d'Alger, au lycée Fesch Ajaccio jusqu'en 2012, et au lycée français Louis Massignon d'Abou Dabi[6] jusqu'en 2015.

Il a enseigné la philosophie en hypokhâgne, au lycée Giocante de Casabianca à Bastia de 2015 à 2025 (?) Il enseigne depuis la rentrée 2025 en hypokhâgne B/L au Lycée Voltaire à Paris.

Il obtient le prix Goncourt 2012 pour son livre Le Sermon sur la chute de Rome[7].

Œuvres

Prix Goncourt 2012[12],[13]
Prix Liste Goncourt : le choix serbe 2013

Traductions de la langue corse

À propos de quelques livres

Où j'ai laissé mon âme

Le narrateur, Horace Andréani, corse, dans un discours cadre, s'adresse à André Degorce, un ancien ami, qu'il a rencontré à Dien Bien Phu, puis fréquenté à Alger, puis retrouvé à son procès. En 1945, André Degorce, étudiant, chrétien, tout jeune résistant, a été arrêté, torturé, incarcéré. En 1954, jeune officier, il a connu les camps vietnamiens. En 1957, capitaine, il dirige un petit centre d'interrogation, donc de torture. L'action se concentre sur trois journées de , autour de deux prisonniers, le kabyle Tahar, le communiste Clément, en compagnie de l'adjudant-chef Moreau, du sergent Febvay et de quelques harkis. Horace Andréani, plus jeune de dix ans, déjà lieutenant, fonctionne de manière différente, mais reste attaché à cette figure, « comme un frère ». Longtemps après (2000-2010), il peut annoncer : « Nous sommes arrivés en enfer, mon capitaine, vous êtes exaucé. »[15],[16],[17]

Nord Sentinelle

Le narrateur se reconnaît « deux fois apostat » (p. 137), pour avoir deux fois quitté l'île et y être revenu, pour enseigner encore, et écrire sur la banalité, la médiocrité et la vulgarité, tant des îliens intéressés que des touristes envahissants. Le texte entrecroise les vies des hommes de la famille Romani, le petit cousin Alexandre, son père Philippe, l'ancien César, l'ancêtre Pierre-Marie, tous victimes et auteurs de faiblesse, humiliation et violence meurtrière[18],[19],[20].

Le titre se réfère à l'île de North Sentinel (Andaman, Inde, golfe du Bengale) où l'étranger est un intrus à éliminer d'urgence. Le livre parle d'altérité, d'ouverture, de difficulté à vivre au présent dans le monde tel qu'il est devenu, et auquel chacun de nous contribue. Que reste-t-il de nos valeurs de peuple sentinelle ?

Prises de position

Notes et références

Liens externes

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