Jérôme d'Estais

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Prix Transfuge 2021 du meilleur livre de cinéma
Jérôme d'Estais
Jérôme d'Estais en 2021.
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Prix Transfuge 2021 du meilleur livre de cinéma
Œuvres principales

Jérôme d'Estais est un écrivain et critique de cinéma français.

Jérôme d'Estais est né à Paris et vit à Berlin[1] où il commence d’abord par travailler pour la chaîne web franco-allemande CanalWeb, pour laquelle il produit des émissions culturelles, dont l’une animée par la chanteuse Nina Hagen.

Il collabore avec les revues La Septième Obsession[2] et Ciné-Bazar[3], a écrit pour les revues Mondes[4] du cinéma, L’Ourobouros, Silhouette ou les sites critic.de et Critikat. Il a, à plusieurs reprises, participé, en temps qu'invité, à l'émission Microciné[5],[6],[7],[8].

Il apparaît dans le film Property/Träume von Räumen[9], a par ailleurs été le coach de l’actrice Nina Hoss sur le film L’Audition d’Ina Weisse[10] et écrit le scénario de Third Take, en développement[11]. En 2024, il collabore à certains dialogues du film Cidadas de Ina Weisse[12] et ai crédité au générique du film My Boyfriend el fascista[13], couronné meilleur film documentaire aux First Steps Awards 2025, comme consultant au montage.

Il est membre du Syndicat de l’association des critiques de cinéma allemands[14] et de l’International Cinephile Society[15] qui décerne chaque année les derniers prix de la saison, avant les Oscars.

En 2024, il intègre le comité de sélection du festival international du film de Mannheim-Heidelberg (Internationales Filmfestival Mannheim-Heidelberg)[16] et rejoint la même année la liste des votants internationaux aux Golden Globes[17].

En tant que romancier, il a publié 178 et Thomas Liebmann, les derniers jours du Yul Brynner de la RDA[3], dans lequel « D’Estais excelle à faire dialoguer ces contradictions : le pouvoir censeur et le collectif soudé, la foi dans l’art et la trahison du réel, l’effacement d’un homme rattrapé par l’histoire »[18]. Le roman a été réédité, dans une édition révisée, en 2025. La même année, paraît son troisième roman, Ange solitaire[19], « roman de toute beauté, construit comme un road movie atour de la figure flamboyante de Zazie de Paris », dans lequel l'auteur « affectionne un régime d'écriture qui élit le clair-obscur, l'exploration des zones de vie loin de l'équilibre », selon les mots de la philosophe et romancière Véronique Bergen, dans Diacritik[20] .

En , paraît son premier essai littéraire autour du roman Le Démon de Hubert Selby, Jr. Matière trouble !- Pourquoi je lis Le Démon de Hubert Selby Jr.[21]: un « poème éperdu d’amour pas seulement pour le texte de Selby mais pour un ensemble d’écrivains et de cinéastes, une communauté d’esprits pour lesquels la nécessité est le moteur premier de la création, que tout.e jeune artiste devrait lire », selon le dramaturge Christophe Pellet, « un remarquable hommage à Hubert Selby Jr. et à son Démon, érudit, fétichiste, amoureux, lucide, incandescent d'admiration et totalement exaltant », pour le critique Xavier Leherpeur, quand le cinéaste Ludovic Cantais, réalisateur du film Hubert Selby Jr., deux ou trois choses , trouve que « dans un rythme soutenu et un style délibérément selbien, sans complaisance, d'Estais ne se contente pas d'admirer, il s'amuse.»[22]

Écrits sur le cinéma

Jérôme d’Estais a écrit de nombreux essais sur le cinéma, notamment sur Jean Eustache[23],[24], Andrzej Żuławski[25],[26] ou Barbet Schroeder[27],[28], livre dans lequel l’auteur dévoile « les liens qui relient les films entre eux et examine l’esthétique qui préside à leur mise en scène », selon Michel Ciment[29]. Il a également publié un texte sur La luna de Bernardo Bertolucci dans Le Cent de Rouge profond[30] et collaboré, aux côtés de Bertrand Mandico, Elina Löwensohn[31] ou Pacôme Thiellement, et sous la direction de Mathieu Germain, à l’ouvrage publié par les éditions LettMotif sur Hal Hartley[32].

Il écrit encore sur divers cinéastes américains : Jeff Nichols, l'intime et l'universel[33],[34],[35], Kathryn Bigelow, dans Passage de frontières[36] ou encore sur Ira Sachs[37] dans La tendresse durera toujours[38], tous trois conseils de lecture sur Paris Première et au Masque et la plume [39].

Possession, tentatives d’exorcisme est, quant à lui, selon Xavier Leherpeur[40], une « analyse qui prolonge la découverte de cette œuvre labyrinthique et vertigineuse » qu’est Possession, un « ouvrage synthétisant avec fièvre et rigueur l’ADN » du film de Zulawski[41],[42], par un « passionné », selon Christine Masson dans l'émission On aura tout vu sur France Inter[43]. L'ouvrage est cité en référence dans le livre Golden Eigties de Nicolas Brévière[44]. Dans ses mots d'introduction au livre, le scénariste du film de Zulawski, Frederic Tuten écrit que « Jérôme d'Estais a écrit une œuvre d'une grande humanité ».

Dans l'essai de d'Estais sur Leos Carax, La Petite Géographie réinventée de Leos Carax[45],[46], l'essentiel du projet est « le constat que, par-delà la course fulgurante et comme brisée de ses débuts, à l’époque où Les Amants du Pont-Neuf (1991) devenaient un film maudit, puis miraculé, nous sommes bien face à une œuvre qui a pu se déployer au fil du temps, dans la durée. » Le livre[47],[48],[49] a reçu le prix Transfuge du meilleur livre de cinéma 2021[50],[51].

L'essai Schneider, Adjani, Delon et les autres - 50 éclats de cinéma[52],[53],[54],[55] propose, pour sa part, « une autre Histoire du cinéma français, intime, singulière, à travers la filmographie de cinquante comédiens et comédiennes, revisitée depuis le film rejeté, le reflet troublé devenu ce point de basculement, images inconscientes et offertes qui témoignent des luttes de pouvoir, de l’évolution des mœurs et des statuts et qui, une fois le miroir formant traversé, font toute la beauté du cinéma[56] », « variation éblouissante sur un genre littéraire cinématographique auquel Bertrand Tavernier, Gilles Jacob, Jacques Lourcelles et consorts ont donné leurs lettres de noblesse : le dictionnaire amoureux[57] », d'après le magazine Revus & corrigés, Il paraît en et est salué par des auteurs et réalisateurs aussi divers que Sébastien Rongier ou Gael Lépingle.

Les Chambres noires de Paul Schrader[58],[59],[60] rend enfin, d'après Mediapart, « compte de manière toute personnelle de l'analyse de l'œuvre du cinéaste dans une mobilisation en quête de sens[61]. » Pour appréhender la filmographie de Paul Schrader[62],[63], « D’Estais passe d’abord par les chambres des personnages, ces espaces asphyxiants, où se nichent les antihéros schraderiens », selon Les Inrocks[60], optant « pour une construction savante et dessine un cheminement par cercles concentriques[64]. » L'essai[65],[66] paraît en .

Publications

Notes et références

Liens externes

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