Karim Kattan

From Wikipedia, the free encyclopedia

Naissance
Nationalité
Activité
Fratrie
Fadi Kattan (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Karim Kattan
Karim Kattan lors du Livre sur la Place 2025
Biographie
Naissance
Nationalité
Activité
Fratrie
Fadi Kattan (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Distinctions

Karim Kattan, né en 1989 à Jérusalem, est un écrivain et poète, palestinien et français[1] de Bethléem[2]. Ses œuvres abordent, entre autres thèmes, l'homosexualité, le conflit israélo-palestinien et l'apartheid israélien ainsi que l'intersubjectivité en privilégiant une approche littéraire et symbolique marquée par une forte intertextualité. Il développe également une réflexion sur la Palestine et sur les formes de l’engagement intellectuel et politique à travers la littérature.

Né à Jérusalem en 1989, Karim Kattan est normalien[3] et docteur en littérature comparée[4] de l'université Paris-Nanterre. Il a un frère aîné chef cuisinier, Fadi Kattan (en)[5].

Œuvres

Auteur de plusieurs ouvrages, il publie en 2017 un recueil de nouvelles, intitulé Préliminaires pour un verger futur, finaliste du prix Boccace.

En 2021, il publie son premier roman, Le Palais des deux collines, lauréat du Prix des cinq continents de la francophonie[6] la même année.

Ce roman relate l'histoire d'un Palestinien, Faysal, trentenaire, qui retourne à Jabalayn, son village natal, à la suite de la réception d'un faire-part de décès d'une personne qu'il a du mal à identifier. Karim Kattan y rend compte, à travers l'histoire d'une famille, de l’histoire du conflit israélo-palestinien, de 1948 à nos jours[7].

En 2024, il publie L'Éden à l'aube (2024), roman qui sera lauréat de nombreux prix dont : le prix international de la Prose Rotary – PEN Club 2024[8], le Prix littéraire du 2e roman de Laval 2024[9], le Prix La Cagnotte 2024[10], le Prix JesusParadis 2025[11], le Prix Valery-Larbaud 2025[12], et le Prix Hors Concours 2025[13]. Il a par ailleurs été retenu dans la deuxième sélection du prix Renaudot 2024[14] et finaliste du Prix de la littérature arabe[15].

Dans L'Éden à l'aube, Karim Kattan fait le récit d'une histoire d'amour entre deux hommes palestiniens ; l'histoire se déploie non pas dans la géographie réelle, mais dans une forme imaginaire du pays, permettant un accès à l'intériorité des protagonistes[16]. Ce livre est salué par la critique. Libération évoque son « écriture magnétique » (19  octobre  2024)[17], tandis qu'En attendant Nadeau met en avant le « lyrisme extrême » de ce texte qui « semble avoir terrassé le réalisme, comme saint Georges a terrassé le dragon.» (7  septembre  2024)[18], et La Grande Librairie, par la voix d’Augustin Trapenard, présente L’Éden à l’aube comme l’un des « plus beaux livres de cette saison littéraire [19]».

En 2025, il publie un recueil de poèmes, Hortus Conclusus, chez L’Extrême Contemporain. Ce livre reçoit également un accueil élogieux de la critique. J. M. G. Le Clézio, écrivant pour La Croix, parle notamment de « deux poèmes qui doivent figurer dans la mémoire de tous ceux qui aiment la littérature française contemporaine »[20]. Le Nouvel Observateur parle d’un « magnifique recueil de poèmes »[21] et Yannick Haenel le décrit comme « le plus beau livre du monde »[22]. Le Matricule des Anges évoque un ouvrage « vertigineux »[23], et Le Monde diplomatique salue « un érotisme et une féerie lyrique » pour des poèmes « tissés comme des madrigaux »[24].

Principaux ouvrages publiés

Positions politiques

Références

À voir également

Related Articles

Wikiwand AI