Karla Williamson est une Kalaaleq. Elle fait ses études primaires au Groenland puis obtient un diplôme d'études secondaires au Danemark et une licence et une maîtrise en éducation[4] à l'Université de la Saskatchewan, au Canada, en 1987. Son doctorat, au département d'anthropologie de l'Université d'Aberdeen, en Écosse, porte sur les relations de genre dans les communautés inuites postcoloniales du Groenland[6],[7]. Elle a également suivi une formation d'enseignante au Collège de Nuuk, au Groenland[8].
Les recherches de Williamson portent notamment sur la maternité et les rôles de genre chez les Inuits au Groenland postcolonial[9]. Elle a enseigné pendant 16 ans au programme d'éducation des Indiens et du Nord à l'Université de la Saskatchewan avant de rejoindre l'AINA le [7]. Elle est également chercheuse principale auprès de l'Inuit Tapiriit Kanatami[10].
En raison de son rôle au sein de l'Inuit Tapiriit Kanatami et de l'Initiative pour la santé humaine dans l'Arctique[11], elle est devenue responsable des activités du projet «Résilience et diversité de l'Arctique: Réponse des communautés au changement» de l'API 2007-2008, en collaboration avec la Conférence circumpolaire inuite[12]. Conférencière sur le masquage, elle en fait la promotion pour la compréhension inuite de l'égalité des sexes par rapport aux ancêtres, aux animaux et à l'environnement. De plus, elle est rédactrice en chef du Journal of Indigenous Studies du Gabriel Dumont Institute(en)[1].
Elle a siégé au Comité consultatif du ministre des Ressources naturelles, au Conseil canadien sur l'apprentissage, à la Commission canadienne pour l'UNESCO, au Conseil consultatif canadien et au Comité directeur national canadien de l'Année polaire internationale (API)[13],[8]. Elle a également été nommée à la Commission du Groenland pour la réconciliation en 2017[14].
Vie privée
Elle a épousé Robert Gordon Williamson (1931–2012), anthropologue et professeur émérite à l'Université de la Saskatchewan[15]. Ils ont deux enfants[7]. Elle vit près de Saskatoon et est professeure adjointe au Département des fondements de l'éducation de l'Université de la Saskatchewan[5]. Elle est la première Inuite à obtenir un poste permanent dans une université canadienne[14].