Katia Makdissi-Warren

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Naissance
Québec, Drapeau du Canada Canada
Activité principale Compositrice
Années d'activité depuis 2004
Katia Makdissi-Warren
Naissance
Québec, Drapeau du Canada Canada
Activité principale Compositrice
Style Musique du monde et musique contemporaine
Métissage musical
Années d'activité depuis 2004
Formation Université de Montréal
Hochschule für Musik und Theater Hamburg
Université Saint-Esprit de Kaslik
Maîtres Michel Longtin
Manfred Stahnke
Père Louis Hage
Ennio Morricone
Récompenses

Prix Opus 2024-Compositrice de l'année Orchestre Canada: Prix Betty Webster, 2022 PRIX OPUS 2018 Meilleur album de l’année en musique du monde - PRIX OPUS 2019 Inclusion et Diversité CAM - PRIX Global Awards (USA) meilleur CD de musique du Monde

- PRIX Canadian Folk Awards Music : Oliver Shroer Pushing the Bundaries Award
Distinctions honorifiques Orchestre Symphonique de Québec, Compositrice en résidence 2024-2025
Compositrice de la Série Hommage de la Société de Musique Contemporaine du Québec 2019-2020.
Site internet www.kmwarren.com et www.oktoecho.com

Katia Makdissi-Warren, née à Québec le , est une compositrice et directrice musicale libano-québécoise, reconnue pour sa contribution significative au monde de la musique contemporaine canadienne. Elle se distingue par son exploration de rencontres de différentes cultures musicales et tout particulièrement par le métissage novateur des musiques de l'Occident, du Moyen-Orient et des Premières Nations[1].

Initiée à la musique dans le contexte familial, sa carrière musicale débute à Québec, où, après des études en piano à l’école des Ursulines de Québec et au Cégep de Sainte-Foy, elle intègre la classe de composition du Conservatoire de musique de Québec[2]. Après le refus de s’y voir accorder le diplôme terminal (l’adjonction d’un trio guitare, basse et batterie déplaît au jury, plutôt conservateur[3]), Makdissi-Warren, plutôt que de capituler, poursuivra son apprentissage, cette fois du côté de l’Europe.

D’abord en Italie, en 1993, elle suit un stage de trois mois auprès des compositeurs Ennio Morricone et Franco Donatoni à l’Académie musicale Chigiana de Sienne[4]. Deux ans plus tard, son parcours la conduit en Allemagne, à Hambourg, où en 1995 et 1996, elle fait ses classes auprès de Manfred Stahnke à la Musikhochschule-Hamburg[5].

Malgré la notoriété de ses professeurs et la qualité de leur enseignement, c’est à Paris que Katia Makdissi-Warren fera l’une des rencontres les plus significatives de son parcours musical : là, elle fait la connaissance du père Louis Hage, de l'Université Saint-Esprit de Kaslik, au Liban, grand maître de la musique maronite duquel l’influence marquera profondément sa démarche artistique[6].

Nourri par son immersion dans la culture libanaise de sa mère, l’intérêt hâtif de Katia Makdissi-Warren pour la musique orientale se renouvelle dans l’étude des musiques syriaques et arabes auprès de Hage. Cette expérience, au cours de laquelle elle fera l’apprentissage du oud, qui deviendra son instrument de prédilection[3], des maqamats et de l’improvisation taqasim, a été déterminante, donnant naissance à une nouvelle direction musicale[6]. Fertile, cette collaboration la poussera à entreprendre une maîtrise en composition et en musicologie auprès du Père Hage à l’Université Saint-Esprit de Kaslik, de 1996 à 1997. Elle commence à ce moment à composer des pièces métissant les différentes traditions musicales auxquelles elle s’était jusqu’alors exposée.

De retour au Québec, elle amorce, de 2004 à 2007, des études doctorales à l’Université de Montréal, sous la tutelle du compositeur Michel Longtin. Ces trois années lui permettront d’affirmer davantage cette synthèse esthétique, à laquelle elle incorporera éventuellement des musiques autochtones d’Amérique du Nord, faisant ainsi la belle part aux musiques, chants et danses inuits, innus, mohawks, nakodas, ojibwés, attikameks, syilx et secwepemcs.

Zeugma et OktoEcho

Alors que les spécificités du travail de métissage musical de Katia Makdissi-Warren exigent une grande versatilité des interprètes, à l’époque, aucun ensemble musical au Québec ne semble pouvoir interpréter ces créations atypiques[7]. C’est en réponse à ce besoin qu’elle fonde, en 2001, l'ensemble Zeugma[2], lequel rassemble des musiciens canadiens originaires du Québec et du Moyen-Orient.

Renommé OktoEcho en 2006, l’ensemble à géométrie variable oscille entre quatre et trente musiciens, et agit à titre de structure dédié aux exploration sonores de Makdissi-Warren, mais également de plateforme pour les compositeurs travaillant avec des instruments non-occidentaux.

Autres collaborations

Bien qu'OktoEcho demeure son véhicule artistique premier, Katia Makdissi-Warren s'engage également dans des collaborations avec divers ensembles à travers le Canada et le reste du monde. Dès 2007, à la suite d'une participation au Young Composers' Workshop de l’ensemble torontois Arraymusic, son carnet de commandes s’étoffe avec des œuvres composées pour l’Orchestre national oriental de Beyrouth, l’Orchestre symphonique de Vancouver, I Musici de Montréal, Les Violons du Roy, l’Orchestre symphonique de Montréal, le Vancouver Intercultural Orchestra, Quasar et le Kamloops Symphony Orchestra, notamment[7]. Elle collabore de plus régulièrement avec des festivals tels que Présence autochtone, le Festival du Monde Arabe de Montréal et le Festival Séfarad, pour lequel elle assume également la direction artistique en 2014 et 2015.

Également cheffe d’orchestre, formée par Gilles Auger et ayant pris des classes de maître avec Otto-Werner Mueller, Katia Makdissi-Warren a, en plus d’OktoEcho, dirigé de nombreux ensemble, dont E27 - musiques nouvelles, duquel elle a également été directrice artistique en 2008 et 2009, le Consort contemporain de Québec, Les Violons du Roy, la comédie musicale Les Misérables, le Festival du Monde Arabe de Montréal, le Festival international de guitares, en tant que cheffe assistante de Léo Brouwer, le Beiteddin Festival et différents ensembles pour le compte de Radio-Canada entre 1992 et 2007[8],[2].

Rayonnement international

Forte d’un langage musical singulier, actuel et ouvert sur le monde, son influence s'étend facilement au-delà des frontières du Canada et du Liban. Elle signe notamment la trame sonore de l’exposition Vertical City pour la tour Burj Khalifa de Dubaï[9]. Elle fait de même pour le Musée canadien pour les droits de la personne de Winnipeg et le Musée national de Singapour[10].

Elle compose en outre de nombreuses trames sonores pour le théâtre, la danse, le cinéma et la télévision au Canada, en France, au Japon et aux Émirats Arabes Unis, entre autres.

Ses œuvres sont régulièrement interprétées par différents interprètes, ensembles et orchestres au Canada, en France, en Allemagne, au Liban, au Maroc, en Argentine et en Espagne.

Récompenses et reconnaissances

Notes et références

Liens externes

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