Kazem Radjavi
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Université de Paris (en)
| Représentant permanent de l'Iran auprès des Nations unies (en) | |
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Mohammad Nabavi (d) |
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Institut universitaire de hautes études internationales (doctorat) (jusqu'en ) Université de Paris (en) |
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Kazem Radjavi (en persan : کاظم رجوى) (né le en Iran et décédé le ) est un activiste iranien, un professeur d'université, et un défenseur des droits de l'homme. Assistant en droit constitutionnel, il se marie avec une jeune Française en 1964. Trois enfants naissent de cette union (deux garçons et une fille).
Il s'est engagé dans des efforts internationaux pour défendre les droits de l'homme en Iran et a été une voix d'opposition majeure au gouvernement fondamentaliste iranien[1],[2].
Durant sa vie, Kazem Radjavi lutte activement contre les régimes du Shah et de Khomeini. Il alerte notamment l'opinion internationale à propos des répressions qui ont lieu en Iran. Son frère, Massoud Radjavi dirige une composante de la Résistance iranienne, l'Organisation des moudjahiddines du peuple iranien.
Kazem Radjavi vit en France de 1957 à 1965, puis décide de s’installer en Suisse pour poursuivre son doctorat en relations internationales à l'Institut universitaire de hautes études internationales (IUHEI) de Genève. Il obtient son doctorat avec les félicitations du jury pour une thèse intitulée La dictature du prolétariat et le dépérissement de l'État de Marx à Lénine. Il est ensuite nommé pour enseigner dans plusieurs Instituts de politologie et à la Faculté de Droit de l'Université de Genève[réf. nécessaire].
En 1971, il apprend que son jeune frère de 23 ans, Massoud Radjavi, futur leader de l'OMPI, est condamné à mort par un tribunal militaire du Shah pour délit d'opinion. Immédiatement, Kazem demande l'asile politique en Suisse et organise une grande campagne médiatique et judiciaire pour tenter de sauver son frère et ses compagnons de l'exécution. Parmi la fratrie Radjavi, Kazem est le seul à avoir demandé l'asile politique et à s'être opposé au Shah d'Iran pour sauver Massoud. Kazem refuse le chantage du Shah, qui lui propose de signer une lettre « condamnant l'activité politique honteuse » de Massoud[réf. nécessaire].
Avec l'aide d'avocats genevois, dont le chef de file est Christian Grobet, futur président du Conseil d'État de Genève, et le soutien d'association de défense des droits humains tels Amnesty International ou la Ligue suisse des Droits de l'Homme, Kazem Radjavi fonde l'Association suisse de défense des prisonniers politiques iraniens. Après des mois d'efforts médiatiques, il obtient finalement du Shah que la peine de mort de Massoud soit commuée en peine à perpétuité pour « motifs humanitaire » en raison du très jeune âge de son petit frère[réf. nécessaire]. En fait, Kazem a réussi à provoquer l'intervention personnelle auprès du Shah d'un Conseiller fédéral socialiste suisse de l'époque, Pierre Graber[réf. nécessaire]. Cette intervention a été décisive pour influencer le Shah, soucieux de préserver ses bonnes relations avec la Suisse, pays dans lequel il avait passé son enfance (à l'Institut Le Rosey) et dans lequel il se rendait annuellement (à Gstaad). Seul survivant des Moudjahidines emprisonnés, Massoud, bien que régulièrement torturé, assume la nouvelle direction de l'OMPI en prison. Il sera libéré lors de la révolution iranienne de 1979, au cours de laquelle les prisonniers politiques du régime précédent sont libérés.
Dès le début de la révolution iranienne, Kazem prend l'avion pour Téhéran et participe à la fondation du premier gouvernement civil de la jeune république iranienne. Il est le premier ambassadeur d'Iran auprès des Nations unies et des autres Organisations internationales de Genève du gouvernement provisoire de l'Iran. À cette époque, l'ayatollah Khomeini n'a pas encore pris le pouvoir en Iran et les différentes forces révolutionnaires sont encore en compétition pour le pouvoir. Après un poste similaire au Sénégal et dans d'autres pays de l'Afrique de l'ouest, Kazem démissionne avec fracas pour dénoncer la direction islamiste que prend le mouvement révolutionnaire. Il rentre en Suisse, et obtient pour la seconde fois, un titre de réfugié politique en 1982[réf. nécessaire]. Kazem aura donc été réfugié politique en Suisse contre deux dictatures successives, celle du Shah (monarchie) puis celle de Khomeini (théocratie). La même année, il entre au Conseil national de la résistance iranienne (C.N.R.I) fondé par son frère Massoud et l'ancien président iranien Abolhassan Bani Sadr, dont il épouse la fille, tous deux réfugiés à Paris. Représentant pour la Suisse du C.N.R.I, Kazem arpente désormais les couloirs de l'O.N.U et de la Commission des Droits de l'Homme (C.D.H) en tant que défenseur ardent des droits humains. Méprisant les menaces de mort enregistrées par la police genevoise, son activisme aboutit à faire voter plusieurs résolutions condamnant la République islamique auprès de la CDH (Genève) et de l'Assemblée Générale (New-York).
Quand Massoud entre en clandestinité en Iran et se réfugie en France après l'assassinat de sa première épouse Achraf et de plusieurs hauts cadres de l'OMPI, Kazem apprend que sa petite sœur Monireh est emprisonnée par les Mollah. Radjavi avait reçu plusieurs menaces de la part d'agents de la République islamique d'Iran, mais avait continué son travail de activiste[3].
