Kedeigne
From Wikipedia, the free encyclopedia
Kejëny (Kedeigne)[1] est une tribu qui se trouve au sud de l'île de Lifou dont le chef-lieu est We, en Nouvelle-Calédonie. Elle dépend donc administrativement de la commune de Lifou.
Faisant partie de la grande chefferie de Lössi, Kejënyi est composée de trois chefferies : Kejënyi (Wahnyamala), Hnanë (Wazizi) et Trongazo (Sasali).
Comme dans tout tribu océanienne, chaque chefferie est composée de plusieurs clans, qui jouent certes des rôles différents mais qui ont leur importance au bon fonctionnement de la chefferie.
La tribu est aussi appelée par son surnom « Ladran » en référence à la LMS (London Missionary Society), une société formée par des missionnaires protestants (réf: la course au cloche). Géographiquement bien constituée, la tribu est divisée en quatre parties, qui sont des quartiers, Roumany (au nord), Laudr (à l'ouest), Ryostars (au sud) et Los (à l'est). Ces quatre entités forment « Roularilos », la deuxième appellation phare, de la tribu.
La tribu coutumièrement ne dépend pas du district de Lôssi. En effet, juste après l'arrivée de l'évangile à Mou en 1842[2], mis à part les quelques flux d'échanges et la circulation des personnes, la tribu est indépendante, chaque grand clan a organisé ses domaines selon sa propre organisation. C'est ainsi que vers 1848, le grand chef de Lôssi décida d'envahir la tribu, c'était la bataille de Hnawetr, une bataille d'une extrême intensité tant les deux parties belligérantes avaient dans leurs lignes de grands noms de guerriers à l'exemple de Sinamolê (clan sasali) pour la tribu de Kejêny et les Lue gop pour le district de Lôssi. Cette confrontation s'est soldée par une lourde défaite du grand chef. La preuve, Kejêny en langue miny (lifou parlé ancien) signifie Nôj ka catr (peuple solide). Ces faits historiques, on les danse encore dans la danse guerrière du bua.
Les quelques vers du chant de Fehoa[3] de la tribu voisine (Hmelek) nous rappellent encore cette bataille encore mal connue de la population. À savoir aussi que plusieurs chants et danses de la tribu qui racontent en détail cette bataille ont été oubliés, car jugés incitateur au trouble et à la menace de la paix par les missionnaires. Aujourd'hui, malgré tout, la hache de guerre est enterrée, et la tribu relève du district de Lôssi[4].
Données générales
La tribu possède :
- deux grandes maisons communes ;
- un terrain de foot avec éclairage[5] ;
- un terrain de pétanque avec éclairage[6] ;
- un terrain de volley avec éclairage ;
- un plateau sportif ;
- un temple et un Eika (paroisse protestante) ;
- un magasin Hmazun Coopérative situé au centre de la tribu ;Horaires d'ouverture :Lundi au samedi de 7h30 à 11h30 et de 14h30 à 18h30. Dimanche de 7h30 à 11h30.
- une cabine téléphonique ;
- un éclairage public permanent ;
- une école primaire privée avec cantine ;
- une station de distribution d'eau potable ;
- un cimetière ;
- un micro-organisme tribal très actif : (amical, paroisse, diverses associations, APE...).
Population
Il y a environ 1 200 habitants qui composent cette tribu, dont 70 % sont des jeunes.
Le niveau de scolarisation y est très élevé (l'un des plus élevés dans les îles Loyautés). La population y est encore largement ancrée dans la production et l'alimentation vivrière[7].
Sport
L'organisation sportive est centralisée par une seule entité, le Club Omnisports de Trio-sport. Au sein de cette entité, il y a le volley (fille), criket (fille), pétanque (fille/garçon) et le football (garçon). Cette dernière discipline reste le sport par excellence, d'où sont sortis quelques grands noms footballistiques de la Nouvelle-Calédonie, à l'exemple de Luther Wahnyamalla, Jacques Haeko, etc. Les couleurs sportives du club sont le vert/noir.
En 2016, l'équipe première de Trio-sport foot (homme), remporte son premier titre, en tant que champion de Lifou 2016 et en , Trio devient champion des îles en battant Wacaele au stade de Laroche (île de Maré) sur le score de 5 but à 1. L'année 2018, est une première pour le club, qui intègre la super ligue, l'élite du football calédonien.

