Kerima Tariman
poétesse
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Kerima Lorena Tariman, née le et morte le , est une poétesse et communiste philippine.
| Nom de naissance | Kerima Lorena Tariman |
|---|---|
| Naissance | |
| Décès | (à 42 ans) |
| Nationalité | philippine |
| Pays de résidence | Philippines |
| Profession |
poétesse |
| Autres activités |
guerillera |
Biographie
Kerima Tariman est la fille de Pablo Tariman, critique musical[1], et de Merlita Lorena-Tariman, poétesse et écrivaine elle aussi, et prisonnière politique pendant la période de loi martiale[2].
Kerima Tariman a été élève du Philippine High School for the Arts (en) en écriture créative. Elle a aussi été critique de livres et de films pour Pinoy Weekly (en) et fait paraître ses poèmes dans le Sunday Inquirer, le Manila Chronicle (en) et le Dyaryo Filipino[2]. Elle s'inscrit en 1996 à l'université des Philippines Diliman en journalisme, avant d'opter pour les études philippines[3]. En 2000, alors qu'elle est étudiante et rédactrice en chef de la revue étudiante Philippine Collegian (en) depuis 1999[4], dont elle était auparavant la rédactrice culturelle[2], elle est arrêtée pour possession présumée d'armes à feu[4]. Elle est libérée sous caution et innocentée deux ans plus tard[2].
Kerima Tariman est une poétesse écrivant en différents dialectes philippins, tagalog, ilocano, visayan entre autres, à l'encontre de la langue anglaise, langue officielle des Philippines, dans une démarche anti-impérialiste[4].
Elle fait paraître une anthologie de ses poèmes en 2017, Pag-aaral sa Oras: Mga Lumang Tula Tenggol sa Bago (« Pensées sur le temps : poèmes anciens sur le nouveau »), qui contient certains poèmes anciens, jusqu'à plusieurs décennies. Elle cherche à montrer ainsi que la crise que traverse son pays a ses racines dans le passé, depuis le colonialisme espagnol et l'impérialisme des États-Unis, jusqu'aux régimes de Ferdinand Marcos et Rodrigo Duterte (2016-2022)[4].
Kerima Tariman est une cadre de la Bagong Hukbong Bayan (« Nouvelle Armée populaire ») depuis 2018[5], branche armée du Partido Komunista ng Pilipinas (« Parti communiste des Philippines »), organisation considérée comme terroriste par l'État, pour qui Tariman est aussi une « terroriste notoire ». Sous la présidence de Rodrigo Duterte, les Philippines ont connu environ 30 000 exécutions extrajudiciaires, ainsi que la mort de 400 militants des mouvements paysans[4].
Kerima Tariman est tuée, avec un autre rebelle, lors d'un accrochage avec l'armée à Silay à l'âge de 42 ans[4],[6].
Elle était mariée à un musicien, Ericson Acosta, qui a lui-même été prisonnier politique[2]. Arrêté en 2011, il est relâché deux ans plus tard. Elle avait deux sœurs[3], et un fils de dix-huit ans au moment de sa mort[6]. Ericson Acosta est lui-même tué par l'armée en 2022[7].
Liste des œuvres et articles
- Kape [nouvelle][8].
- Binyag.
- 1996 : Biyahe [recueil de poème], Philippine High School for the Arts, National Arts Center.
- 1998 : « Ang halaga ng kalayaan », dans Philippine Collegian, vol. 76, no 1, 15 juin 1998.
- 1998 : (tl) « Talakayang-buhay panitikang saksi ng pambansa-demokratikong kilusan », sur Philippine Collegia, , vol. 76, no 8 (réédition 2021).
- 1998 : « Pasakalye ang maiikling pelikula ng mga taga-UP Film department », dans Philippine Collegian, 31 août 1998.
- 1998 : « Center for Nationalist Studies Library », dans Philippine Collegian, vol. 76, no 15, 22 sept. 1998.
- 1998 : « College of Fine Arts Library », dans Philippine Collegian, vol. 76, no 15, 22 sept. 1998.
- 1998 : « College of Music Library », dans Philippine Collegian, vol. 76, no 15, 22 sept. 1998.
- 1998 : « Guhit kasaysayan », dans Philippine Collegian, 15 déc. 1998.
- 1999 : « Cultural imperialism in Hollywood films », dans Philippine Collegian, 26 janv. 1999.
- 1999 : « Ay si Freddie! », dans Philippine Collegian, vol. 76, no 28, 22 février 1999.
- 1999 : « Rebulos (rebyu ng ulos) », dans Philippine Collegian, vol. 77, no 1, 17 juin 1999.
- 1999 : « Himig natin musicians for peace », dans Philippine Collegian, vol. 77, no 2, 24 juin 1999.
- 1999 : « Pistang Bayan Rebyu ng "Pinagpipistahan »", dans Philippine Collegian, vol. 77, no 4, 9 juillet 1999.
- 1999 : « Wanga tenats ng teltay toing tikar na toits », dans Philippine Collegian, 17 décembre 1999.
- 1999 : « Lutang » [critique de Muro-Ami (en)], dans Philippine Collegian, 17 déc. 1999.
- 2000 : « Naaamoy ko pa ang kape » [poème], dans Sunday Inquirer Magazine, 24 septembre 2000.
- 2017 : Pag-aaral sa Oras: Mga Lumang Tula Tenggol sa Bago (Reflections on Time: Old Poems about the New) (« Pensées sur le temps : poèmes anciens sur le nouveau »).
Hommages
En 2022 une fresque murale est peinte dans la région des Visayas en hommage à Kerima Tariman[9].
- 2023 : On damp earths we wander - A journey of ten stories in the sonic garden of Kerima Tariman, parc de Lantz[10].